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Effets thérapeutiques rapides en psychanalyse. La conversation de Barcelone
Miller Jacques-Alain
NAVARIN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782916124018
Il sagit dune Conversation. Cest là un art retrouvé, une discipline véritable : les textes présentés sont lus un mois à lavance par ses participants ; ce temps de la réflexion débouche sur une discussion dense, animée par deux dentre eux, où sécouter les uns les autres féconde le propos de chacun. Aucun bla-bla-bla, aucune infatuation. Un souffle passe, des hypothèses sont émises, retenues pour les unes, suspendues pour dautres, développées pour les troisièmes. Lobjet de cette Conversation relève presque de la provocation : effets thérapeutiques rapides en psychanalyse . On sait que Freud ne se réjouissait pas des effets parfois fulgurants de lentrée en analyse. On sait que Lacan dit que la guérison vient "de surcroît" , sans constituer la fin dune cure analytique. Enfin, la durée des analyses va toujours croissant. Alors ? Alors, se rappeler aussi quil y a de lincurable selon Freud, quune analyse se termine néanmoins, selon Lacan, que la clinique analytique est une clinique sous transfert, quune interprétation a des incidences, et que léthique de la psychanalyse est à soutenir, sans compromis, face aux récentes agressions, aussi violentes que piteuses, à son endroit. Ici six psychanalystes privilégient pour la première fois ce dont habituellement aucun ne rend compte et qui fait pourtant leur quotidien : des cures allant de trois séances à quelques mois, dont les analysants ont pris acte, quils reprendront ou pas. Ces analystes découvrent, et nous avec eux, quune "théorie des cycles" , avancée par Jacques-Alain Miller, peut être mise à lépreuve. Un cycle, sil ne constitue pas une analyse terminée, nen a pas moins sa complétude : un pas y est franchi. De ce pas, il y a lieu de rendre raison, de dire en quoi il consiste, cas par cas. Cest ce quentreprend cette Conversation : sa lecture captive, qui porte à conséquences.
Préface de Bernard-Henri Lévy et Jacques-Alain Miller Ce recueil est né d'une émotion. Celle-ci a inspiré à l'un d'entre nous son éditorial paru le 10 janvier dans Le Point. Oui, il est légitime que les autorités religieuses disent leur mot sur l'affaire du mariage gay. Non, la législation n'est pas tenue de se conformer aux dogmes et prescriptions des religions. Exercer une pression excessive en ce sens ne peut que nuire à la paix civile. Le croyant ne saurait prévaloir sur le citoyen, et lui dicter sa conduite.
Résumé : Réveiller, secouer, fendre les carapaces, culbuter les idoles, apostropher les patapoufs, dégonfler les baudruches, dissiper les brouillards, souffler sur le feu, scannériser les idées, les passer au fil du rasoir d'Occam, être vrai, " vivre trois secondes en une ", argumenter (" tout bon raisonnement offense "), être conséquent, mettre au clair, mettre à nu, transpercer, percer jusqu'à l'os, s'incliner devant le réel, servir plus grand que soi - telles furent quelques-unes des pulsions et ambitions du jeune Jacques Miller, fils d'un radiologue parisien. Névrose ordinaire, ravalement de la vie amoureuse, caractère insolent sadico-anal, humeur maniaco-dépressive, modestie foncière. Ce recueil de textes de jeunesse donne un aperçu des années d'apprentissage d'un personnage qui défraya la petite chronique du Quartier latin dans les années 60, et qui s'était éclipsé de la scène publique depuis près de vingt ans, avant de solliciter à nouveau l'attention du public cultivé par une polémique passionnée. On trouve ici son entretien avec Jean-Paul Sartre en 1960, ses " réflexions intempestives " de lycéen, son premier exposé au Séminaire de Jacques Lacan, ses premières tentatives logico-philosophiques, son essai sur l'Utile. Le volume s'achève avec son retour auprès de Lacan et son entrée en analyse.
Tout commence avec cette proposition de Lacan, "le lien social ne sinstaure que de sancrer dans la façon dont le langage se situe et simprime, se situe sur ce qui grouille, à savoir lêtre parlant" . Au fondement de la réalité sociale, il y a "la prise du symbolique" qui sexerce jusquau plus intime de lorganisme humain. La façon dont un sujet tient au social relève donc du logique pur. Pas du psychique. Les six sujets présentés dans ce volume ne sont plus en prise avec la routine sociale : isolement, excès du corps, débranchements successifs discrets à lendroit de la famille et du social. Ils sont plutôt en situation de déprise sociale. Il sagit moins dune inaptitude au lien social que dune absence de liens suivis dans le travail, dans les relations. Ces sujets ne sy retrouvent pas avec les injonctions sociales, en particulier avec celles, générales et anonymes, du monde du travail où ils ne parviennent pas à loger la particularité de leur être. La réunion de ces cas donne un éclairage inédit sur les opérateurs qui président à toute insertion sociale.
Qu'est-ce que l'os d'une cure ? Après l'imaginaire, l'identification phallique et le fantasme, la dernière réponse est le symptôme, précisément le partenaire-symptôme. C'est un mode de jouir de l'inconscient, du savoir inconscient, de l'articulation signifiante. C'est aussi un mode de jouir du corps de l'autre, qui est autant le corps propre que celui d'autrui. Tel est le squelette de la relation de couple. Le mode de jouir féminin exige que le partenaire parle et aime ; l'amour est tissé dans la jouissance. Le mode de jouir masculin exige que le partenaire réponde à un modèle et l'exigence peut porter sur un détail. Une psychanalyse procède d'une opération-réduction vers le réel. La parole y tourne autour de cet os, en spirale, le serrant de plus en plus près, jusqu'à le sculpter.
Trois récentes épidémies de troubles mentaux ont été induites par des psychothérapeutes américains: enlèvements extra-terrestres, sévices subis dans l'enfance, troubles de la personnalité multiple. Comment ces théories rocambolesques ont-elles pu trouver créance et avoir parfois des vertus curatives ? Ce livre savant, divertissant et polémique, détaille aussi les excès des techniques cognitivo-comportementales, prêtes à tout pour rendre chacun conforme au mythe de l'homme normal Quels sont les artifices utilisés pour les préconiser ? Jean-Claude Maleval explique les pouvoirs de la suggestion, qui sont au principe de toute psychothérapie. Conmient s'y retrouver ? Il trace une ligne de démarcation radicale entre la psychothérapie autoritaire et les psychothérapies relationnelles, ces dernières ayant des points communs avec la psychanalyse.
Notre époque remet en question la vérité, se perd dans les affres de la post-vérité. La psychanalyse, elle, continue de faire référence à la vérité-refoulée, inconsciente, d'un désir méconnu. Pourtant la psychanalyse ouvre aussi sur une remise en question de la vérité. L'inconscient avec Lacan n'est pas seulement le lieu d'un message sur une vérité méconnue de l'histoire du sujet, il est aussi celui de la commémoration de la rencontre avec le trauma. Les traces traumatiques relèvent du réel et non plus de la vérité - du réel au sens de la psychanalyse, le réel pulsionnel. Ornicar ? 53 se déploie autour de l'événement traumatique et de ses effets pour le sujet entre vérité et réel. Il explore le "décrochage du vrai et du réel" en psychanalyse (Jacques-Alain Miller). La littérature quand elle est réponse au trauma nous enseigne. Avec Philippe Lançon et Le Lambeau, l'écriture devient réponse à ce réel inassimilable. - Clotilde Leguil, rédactrice en chef. Avec un inédit de Philippe Lançon