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Situations subjectives de déprise sociale
Miller Jacques-Alain
NAVARIN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782916124056
Tout commence avec cette proposition de Lacan, "le lien social ne sinstaure que de sancrer dans la façon dont le langage se situe et simprime, se situe sur ce qui grouille, à savoir lêtre parlant" . Au fondement de la réalité sociale, il y a "la prise du symbolique" qui sexerce jusquau plus intime de lorganisme humain. La façon dont un sujet tient au social relève donc du logique pur. Pas du psychique. Les six sujets présentés dans ce volume ne sont plus en prise avec la routine sociale : isolement, excès du corps, débranchements successifs discrets à lendroit de la famille et du social. Ils sont plutôt en situation de déprise sociale. Il sagit moins dune inaptitude au lien social que dune absence de liens suivis dans le travail, dans les relations. Ces sujets ne sy retrouvent pas avec les injonctions sociales, en particulier avec celles, générales et anonymes, du monde du travail où ils ne parviennent pas à loger la particularité de leur être. La réunion de ces cas donne un éclairage inédit sur les opérateurs qui président à toute insertion sociale.
LE PAON Lacan avait imaginé une Ecole : elle serait vouée au travail, et ce travail s'exécuterait dans de petits groupes de moins de dix personnes, appelés "cartels". Il créa ensuite une revue dont les articles n'étaient pas signés. Sans doute cherchait-il pour la psychanalyse quelque mode transindividuel d'élaboration et de publication, à la Bourbaki. Ce seront ici d'autres essais de la même veine. LE CONCILIABULE DANGERS Par exemple, pourquoi ne pas faire du commentaire que suscitent des textes dans une "communauté de travail", un second texte, joint aux premiers ? C'est la tentative de ce volume. Le Conciliabule réuni à Angers examine, parfois dans le petit détail, des travaux cliniques sur les psychoses, sélectionnés par l'expression "effets de surprise". Un polylogue improvisé s'élève, bientôt symphonique, couacs compris. Il parle, bien entendu, une langue de paroisse, un jargon, mais sous un jour des plus sympathiques : ici, la langue propre à la petite communauté facilite si bien la compréhension "entre soi", qu'elle délie la langue de chacun, d'où assez de fantaisie pour intéresser au dehors - là, on doit dire "peut-être". C'est ce que l'on verra aux chiffres de vente, puisque nous vivons à l'âge du marché.
Qu'est-ce que l'os d'une cure ? Après l'imaginaire, l'identification phallique et le fantasme, la dernière réponse est le symptôme, précisément le partenaire-symptôme. C'est un mode de jouir de l'inconscient, du savoir inconscient, de l'articulation signifiante. C'est aussi un mode de jouir du corps de l'autre, qui est autant le corps propre que celui d'autrui. Tel est le squelette de la relation de couple. Le mode de jouir féminin exige que le partenaire parle et aime ; l'amour est tissé dans la jouissance. Le mode de jouir masculin exige que le partenaire réponde à un modèle et l'exigence peut porter sur un détail. Une psychanalyse procède d'une opération-réduction vers le réel. La parole y tourne autour de cet os, en spirale, le serrant de plus en plus près, jusqu'à le sculpter.
LE PAON Lacan avait imaginé une Ecole : elle serait vouée au travail, et ce travail s'exécuterait dans de petits groupes de moins de dix personnes, appelés "cartels". Il créa ensuite une revue dont les articles n'étaient pas signés. Sans doute cherchait-il pour la psychanalyse quelque mode transindividuel d'élaboration et de publication, à la Bourbaki. Ce seront ici d'autres essais de la même veine. LA CONVERSATION D'ARCACHON La Conversation vient après le Conciliabule, publié dans la même collection. Première partie : 18 cas cliniques, supposés "rares" ou "inclassables". Seconde partie : une conversation sur ces cas, dans un cénacle de praticiens, devisant sans souci d'aucun public. On se parla un jour entier, avec vue sur le Bassin. On se quitta au soir, content de soi et des autres. Voici le "Champ freudien" tel qu'il est depuis vingt ans dans ses thébaïdes. Ce gai savoir n'est pas sans mérites, vu le pathétique de ce dont il s'agit dans la pratique. De là sont sorties plusieurs Ecoles, une "Association Mondiale de Psychanalyse", et sortiront quelques autres petites choses sur lesquelles on appellera l'attention en temps voulu. Il y a maintenant des raisons de ne plus être aussi discret, Mais chut !
Clotilde Leguil nous dévoile les coulisses de l?élaboration lacanienne de la psychanalyse à partir d?une corrélation secrète et paradoxale avec la philosophie sartrienne de l?existence. Si le rapport de Lacan à Sartre est de l?ordre d?une liaison dangereuse, c?est qu?il y a risque de méprise et de malentendu: la philosophie existentielle sartrienne nie la dimension de l?inconscient et la perspective lacanienne introduit le structuralisme en psychanalyse pour repenser l?inconscient freudien. Lacan ne recule pas devant les dangers de cette corrélation antinomique. Tout en critiquant Sartre, il réinvestit ses concepts. Ainsi métamorphose-t-il le désir, le manque d?être ou la contingence pour les mettre au service d?une psychanalyse structuraliste. C?est dire combien le structuralisme lacanien se détache singulièrement du mouvement structuraliste: il est question de structure certes, mais aussi de désir et de sujet, sans lesquels la psychanalyse se résorberait dans les sciences humaines. L?on saisira comment Lacan détourne les concepts de la philosophie existentielle pour leur faire jouer une nouvelle partition, qui éclaire l?expérience analytique en tant qu?expérience subjective.
La peur a pris depuis longtemps place dans le pays del'enfance, peur du noir, peur du loup, peur des monstres...Deux discours y répondent. D'un côté, une prétendue sagessedes nations énonce que "ça leur passera" avec l'âge. De l'autre,de modernes experts promettent d'éradiquer le désordre quivient brouiller l'image idéale du bien-être de l'enfant. Cetouvrage interroge la place qu'occupe la peur dans la vie desenfants d'aujourd'hui, à partir des mots de l'enfant tels qu'ilspeuvent être recueillis aussi bien dans une cure avec unpsychanalyste, que par les éducateurs dans les institutionsspécialisées, ou par les enseignants, et autres intervenants,dans l'institution scolaire. Toutes ces situations ne sont pasidentiques, mais, dans chacune d'entre elles, l'adulte concernéfait appel aux ressources qu'il a trouvées dans l'orientationpsychanalytique, que ce soit par l'expérience d'unepsychanalyse personnelle, ou du savoir analytique qu'il aacquis. Ouvrage à plusieurs voix, Peurs d'enfants met envaleur ce que les enfants savent, et, comme on le lira, danschacune des situations présentées, le dernier mot revient àl'enfant. Ce même enfant, nous le rencontrons au fil des écritset des séminaires de Jacques Lacan. De brefs textes depsychanalystes en présentent certains visages, d'autressuivront dans les prochains ouvrages de la collection.