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Bulletin d'histoire et d'épistémologie des sciences de la vie Volume 19 N° 1/2012 : Bulletin d'histo
Gohau Gabriel ; Giroux Elodie ; Curràs Emilia ; Th
KIME
16,00 €
Épuisé
EAN :9782841745913
Après un numéro thématique consacré à l'horticulture, ce numéro, conformément à l'alternance annuelle, regroupera des articles d'histoire et d'épistémologie variés dans ses intérêts. Un premier article, chronologiquement parlant, sera consacré aux concepts d'espèces perdues et espèces analogues de la Renaissance à Lamarck, posant les problèmes complexes de l'extinction, de la stratigraphie et de l'évolutionnisme naissant. Une étude sur le naturaliste français du XVIIIe Vicq d'Azyr et la science vétérinaire poursuivra la partie historique, ainsi qu'un article plus général sur les rapports, de 1920 à 1980, entre épidémiologie clinique et épidémiologie de santé publique, s'appuyant sur des enquêtes d'épidémiologie cardio-vasculaires américaines. Une étude plus contemporaine parlera de la détection des oncogènes par un groupe d'oncologistes espagnols aux Etats-Unis à partir des années 1980. Enfin une étude sera consacrée aux différents sens du terme anglais "fitness", essentiel pour la biologie évolutive, et aux différentes traductions possibles de ce terme en français.
Résumé : L'origine de la Terre, la place des montagnes, les multiples transformations du sol et du sous-sol ont de tout temps intrigué les hommes. Des récits mythologiques aux discours scientifiques, en passant par les cosmologies religieuses et les légendes, le savoir constitutif de la géologie n'a cessé de se préciser au fil des siècles. C'est la longue histoire, souvent hésitante, des connaissances empiriques et des interprétations théoriques que retrace cet ouvrage de synthèse. Le lecteur va ainsi du premier étonnement face à la présence de coquillages au sommet des montagnes à l'analyse rigoureuse du déplacement des continents. Gabriel Gohau montre que la géologie, loin d'être une discipline fermée, s'est constamment renouvelée : les concepts de Léonard de Vinci ou de Descartes ont ainsi été largement corrigés à la fin du XVIIIe siècle. Mais c'est au siècle suivant que cette discipline a conquis une réelle autonomie avant de connaître au XXe siècle une véritable révolution.
M'lassissiè est un recueil de trois contes qui nous présentent des aventures palpitantes, pleines de rebondissements, de Zaklo (l'araignée) et sa famille. A travers les récits où se côtoient audace et témérité, apparaissent des enseignements sur les traits de comportements humains dont la démesure, l'imprudence doublée d'orgueil creux, le respect de tout être, même des plus petits, apparemment perçus comme insignifiants... Heureusement que le tout se termine par une note d'espoir. Zaklo et son entourage, par ces différentes aventures, sont la lucarne qui nous permet de jeter un regard sur la vie des hommes, et leurs rapports avec leur cosmogonie. Maurice Gohou Wondji est né en 1964 à Liguiyo (Gbalébouo la Coquette), dans la région de la Nawa, dans le département de Soubré, en Côte d'Ivoire. Il a enseigné dans les lycée et collège avant de soutenir sa thèse unique en Communication, Milieu et Société, option : Littérature orale.
La biographie de Louis-Benjamin Fleuriau de Bellevue peut sembler une gageure, tant elle conduit l'auteur à aborder des domaines différents. Les intérêts commerciaux et coloniaux de la famille - Fleuriau est né à La Rochelle dans une famille protestante de la bonne société - entraînent l'étude vers les îles à sucre, grande richesse de l'Ancien Régime. Les études du jeune homme à Genève conduiront vers la patrie du calvinisme. Son intérêt pour la science balbutiante qu'est la géologie le mènera dans différentes régions d'Europe et notamment en Italie, en compagnie des pionniers qui font alors naître cette nouvelle science. Fleuriau se fera ainsi un nom parmi les scientifiques du début du XIXe siècle par des réflexions et des études multiples sur le volcanisme. De retour à La Rochelle, ses objets d'intérêt scientifique vont toucher aussi bien les météorites que la forêt pétrifiée de l'île d'Aix, des améliorations utiles à l'agriculture... Le rôle de Fleuriau dans les institutions scientifiques et culturelles de La Rochelle et de la Charente situe également cette recherche parmi les études de régionalisme.
Ghesquier-Pourcin Danièle ; Guedj Muriel ; Gohau G
Résumé : Vol. 2 : Les formes de l'énergétisme et leur influence sur la pensée Le premier volume d'Energie, science et philosophie retraçait l'émergence du concept d'énergie à la confluence des idées sur le mouvement et sur la chaleur. Ce second volume relate comment, au tournant des XIXe et XXe siècles, les bouleversements s'étendirent à la Philosophie, aux Lettres et aux Arts. Car, la notion d'énergie, reconnue commune à tous les phénomènes physiques et à ceux qui en dépendent, fut intégrée à plusieurs niveaux : d'abord comme représentation du monde concret, puis comme représentation de l'imaginaire. Un exemple particulier est donné : celui de la Russie qui fut totalement perméable à l'énergétisme. Véhiculé par des intellectuels notoires, et relayé par des membres éminents du parti communiste, l'énergétisme y arriva sur un terrain préparé par le mysticisme scientifique et la culture religieuse orthodoxe. Il stimula les conceptions ésotériques et se constitua en un véritable système de pensée. La période fut riche en doctrines philosophiques inspirées par le concept d'énergie : le phénoménisme, la pensée économique et sociale de Cournot, les conceptions énergétistes de Spencer, le matérialisme vulgaire et le matérialisme dialectique, ou encore le monisme énergétique qui est à la base de l'idéal chimérique du surhomme de Nietzsche, de l'énergie spirituelle de Bergson et de la tentative d'atténuation des clivages entre idéalisme et réalisme de Le Roy. La conception du rapport physique entre énergie et matière et la réunion des deux concepts en un seul par Einstein conclut naturellement cette réflexion philosophique sur l'énergie. Ce second volume clôt le diptyque consacré à l' "Energie, science et philosophie au tournant des XIXe et XXe siècles". Cette étude ne prétend pas être exhaustive, mais les auteurs s'estimeront satisfaits si elle contribue à faire connaître et comprendre la complexité de cette période-clef de l'histoire des sciences.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.