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La face cachée de Flaubert. Névrose, impersonnalité, médiation
Mathieu Patrick ; Poyet Thierry
KIME
26,00 €
Épuisé
EAN :9782380720105
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Jason est un chasseur de primes réputé. Quand il découvre que la princesse Tamina, la fille du Roi des Astriens kidnappée par une secte d'illuminés, est tombée amoureuse d'une horrible créature à tête de cochon, le Mégaron (dit Ronnie), il ne comprend pas. L'issue du combat entre les deux guerriers tourne à l'avantage du plus intelligent des deux : Mégaron. Tamina décide alors que les deux mâles doivent l'escorter chez son père, à qui elle présentera Ronnie comme son futur époux.Un traitement sérieux et drôle en même temps : un croisement entre Conan le Barbare et les Monty Python !
Trimer, camelote, piaule, rupin, beur, caillera : quel rôle jouent ces mots dans notre vocabulaire ? Quelle place y occupent-ils aujourd'hui ? C'est à ces questions que cherche à répondre ce livre en retraçant l'histoire de la double tradition d'origine de l'argot. Policière d'une part, explorée à travers les habitudes et le vocabulaire d'une célèbre bande de malfaiteurs arrêtée à Dijon au milieu du quinzième siècle, les Coquillards que fréquenta François Villon. Littéraire d'autre part, inséparable d'un mythique s Royaume de l'Argot s et associée à la fois au commerce de colportage et à l'univers du carnaval et des foires du Moyen Age. S'il n'est plus question aujourd'hui de limiter l'argot à un vocabulaire de malfaiteurs, il a hérité de cette image, ainsi que du carnaval médiéval, des fonctions qui permettent d'en éclairer l'usage.
Taillon Patrick ; Mathieu Bertrand ; Otis Ghislain
Résumé : L'objectif de cette étude est de démontrer, à partir d'une analyse comparative axée principalement sur les droits canadien, français et suisse, l'existence du phénomène de rationalisation de l'expression référendaire et de mesurer son impact sur la nature et la portée de celle-ci. La rationalisation de l'expression référendaire désigne l'ensemble des procédés juridiques qui contribuent à limiter l'impact des choix formulés par le peuple dans le cadre d'un référendum. Cet encadrement juridique de la volonté qui s'exprime à travers le référendum est problématique en ce qu'il vise à créer les conditions permettant non pas tant de limiter le nombre de référendums, mais bien de " contourner " des résultats référendaires qui ne seraient pas conformes à des principes dits " fondamentaux " ou qui ne concorderaient tout simplement pas avec les politiques menées par les différents organes de l'État. Conséquence logique d'une série de principes fondamentaux qui caractérisent le constitutionnalisme libéral, la rationalisation de l'expression référendaire participe à une forme " d'érosion " de la " souveraineté dans l'État ". D'où la question centrale de cette étude, soit celle de savoir en quoi cette tendance à la rationalisation de l'expression référendaire modifie la nature et la portée de l'expression référendaire. Autrement dit, qu'est-ce qui subsiste de cette idée du référendum national comme manifestation de la volonté souveraine du peuple ?
Le colloque "Appréhender les catégories zoologiques dans les sociétés du passé" , tenu les 21, 22 et 23 mars 2019 sous l'égide de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université en partenariat avec l'Université Paris-Diderot (CNRS SPHère UMR 7219) et la Humboldt-Universität de Berlin, a réuni une cinquantaine d'historiens, philosophes et scientifiques autour d'un questionnement épistémologique sur les sources et les méthodes permettant d'appréhender les catégorisations des animaux dans les sociétés anciennes. Ce numéro thématique du Bulletin se propose de rassembler les contributions centrées sur des problématiques historiques autour des diverses classifications zoologiques proposées par les savants de l'Antiquité à la période moderne, et les questionnements qui les ont traversées tels que la transmission de ces savoirs d'un siècle à l'autre et les différents modes de pensée autour des classifications zoologiques d'une culture à une autre. Au triptyque "Observer/comparer/classer" , préalable à la démarche scientifique de la classification du vivant (qu'elle soit zoologique ou botanique), s'ajoutent les concepts lexico-linguistiques relatifs aux actions de "nommer/définir" qui convoquent l'élaboration d'un langage, d'une terminologie, d'une nomenclature et les interactions entre les savoirs culturels, les pratiques culturelles et utilitaires, les savoirs vernaculaires empiriques et scientifiques. La perspective historique sur les classifications s'articule avec des dimensions Epistémologiques et lexicologiques qui viennent illustrer les débats autour de la catégorisation des diverses unités du monde vivant, à savoir la distinction genre/espèce, les questions épistémologiques autour des déterminants zoologiques des grands groupes d'animaux, mobilisant les questions d'ordre lexicologique.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.