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Faire avec les déchets. Vivre et travailler dans un monde abîmé
Corteel Delphine
CROQUANT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782365124454
Ce livre explore les formes de travail et de vie qui s'expérimentent dans des lieux de travail situés à la périphérie du mode de production capitaliste. Il s'appuie sur une longue immersion dans une association de la banlieue parisienne spécialisée dans la récupération de vieux objets. Les organisations de ce type se sont développées depuis le milieu des années 2000, sous l'impulsion des politiques publiques de transition écologique qui leur ont délégué la mission de réduire les déchets. Dans un contexte de production et de consommation de masse, la tâche est titanesque. Qui sont celles qui acceptent cette missionA ? Quel type d'emploi occupent-ellesA ? Dans quelles conditions travaillent-ellesA ? Comment font-elles pour requalifier les rebutsA ? Plus largement, quelles formes de vie développent-ellesA ? L'analyse porte à la fois sur les enjeux écologiques et les rapports sociaux et permet d'éclairer des manières de travailler et de vivre, en prise avec la crise écologique. Elle montre la précarité partagée - quoiqu'à des degrés divers selon les types de contrat de travail et les biographiesA - ainsi que la dépendance aux politiques sociales, y compris chez les plus stables. Sur fonds de rapports sociaux de domination, des relations aussi égalitaires que possible se déploient. Ces relations instables, toujours à renouer, dessinent un horizon possible porté par une politique de la joie de vivre qui tente de faire obstacle à la forme de vie aliénée qu'impose le capitalisme. Le livre plaide pour un soutien public massif à ces associations et à leurs travailleuses, afin de leur permettre de boucler les fins de mois, tout en prenant à bras le corps la question de la fin du monde. Présentation Delphine Corteel Delphine Corteel est professeure de sociologie à l'université de Tours , chercheuse au laboratoire CITERES et affiliée au CEET. Depuis 20 ans, elle mène des enquêtes auprès des travailleurs des déchets, en France, mais aussi en Allemagne et aux Etats-Unis. Elle a notamment publié Que faire des restes ? Le réemploi dans les sociétés d'accumulation en collaboration avec Natalie Benelli, Octave Debary, Bénédicte Florin, Stéphane Le Lay et Sophie Rétif en 2017 (Presses de SciencesPo) et Les travailleurs des déchets, en collaboration avec Stéphane Le Lay en 2011 (Erès).
Résumé : Dans ce dossier, nous irons explorer les frontières de ce genre si mouvant et poreux qu'est " le roman ". Pour nous guider dans ces territoires parfois peu connus du grand public, on suivra quelques explorateurs et leurs livres qui déplacent peu à peu les frontières du roman. Il s'agira d'aller se frotter à deux principales limites : jusqu'où les écrivains, les éditeurs et les lecteurs situent-ils les limites entre la narration et l'écriture expérimentale ? À partir de quand le récit d'un événement devient-il une ?uvre de fiction, qu'est-ce qui sépare la fiction de la non-fiction ? Outre le dossier , ce numéro 392 comprendra des articles et des interviews consacrés au monde du livre (édition, métiers du livre, traduction littéraire...), une section " traverses " (auteurs belges et étrangers, classiques ou oubliés, polars, s-f...), ainsi qu'une nouvelle inédite. Comme chaque fois, le dossier sera illustré par les étudiants de l'Ecole supérieure d'arts Saint-Luc.
L'usage des grands nombres dans le domaine de la santé n'est plus un secret pour personne. Les taux de mortalité, les courbes démographiques, les moyennes nationales comme les médianes par genre, profession ou âge ordonnancent nos vies biologiques. Nous sommes pris dès la naissance dans un système de mesure de l'espérance de vie, par lequel s'évaluent continûment nos chances de perdurer. En période de crise sanitaire, lorsque la connaissance scientifique fait défaut, les nombres prennent une place encore plus grande : la statistique médicale devient le principal outil d'aide à la décision des pouvoirs publics. Cette épistémè computationnelle a une histoire que Mathieu Corteel nous invite à découvrir. Elle trouve sa source dans l'interprétation des tables de mortalité au XVIIe siècle, et s'est transformée depuis, articulant différemment à chaque époque un état des connaissances mathématiques avec une pratique médicale et une vision politique de la santé publique. Mathieu Corteel est philosophe et historien des sciences. Il est membre du comité de rédaction de la revue Multitudes. Le hasard et le pathologique est son premier essai.
Résumé : Ici ou autre part, c'est toujours quelque part. Ce numéro vous invite à dériver dans cet ailleurs indéterminé en compagnie de Guy Debord, Rodrigo Fresan, Jim Harrison, Octave Mirbeau, Jeff Noon, Georges Perec, Francis Ponge, Charles Robinson, Raymond Roussel et tain Sinclair. De Londres à Mexico, des cités de banlieue aux grands espaces américains, des appartements parisiens aux jardins imaginaires, quelque part, c'est peut-être, tout simplement, l'espace littéraire. A part quoi, Zellige lance une nouvelle collection, le jury du prix Rossel délibère, Arles cogite sur la traduction des écrits politiques, Le Dilettante publie des livres intempestifs que la librairie Pax propose à son aimable clientèle. Dan Fante évoque librement sa part d'ombre. Dans le grand nulle part virtuel, Bragelonne ouvre à la fantasy les portes de l'édition numérique.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.
Non l'hôpital public n'est pas mort! Car il soigne toujours, et plutôt bien. L'immense majorité d'entre nous lui voue un attachement fidèle, tous les sondages en témoignent! Un chantier de mise en pièces de l'hôpital, dont les meilleurs morceaux sont promis au privé, est aujourd'hui interdit au public: interdit au secteur public d'y prospérer pour le bien de tous, interdit au citoyen d'y inscrire ses désirs en vertu de la loi d'airain de concepts idéologiques surannés qui ont fait ailleurs la preuve de leur inanité. Dans ce livre, des sociologues, des politistes, des médecins, des économistes, des psychologues sont à son chevet, non pour adoucir sa fin en d'improbables soins palliatifs, mais bien pour réanimer l'énergie nécessaire à tous les acteurs de la santé dans ce pays. Ils vous livrent les clés pour reconstituer le puzzle de la politique aujourd'hui en oeuvre, qui plutôt que guérir l'hôpital d'une maladie dont il souffrirait, hâte sa disparition en lui inoculant le virus sournois et malfaisant du néolibéralisme qui infecte les services publics. Cet ouvrage est dédié à chacun d'entre nous, décidé à sauver ce qui a été, est, ou sera une étape de notre destin.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
A travers la construction de divers objets anthropologiques relatifs à la ville, les contributeurs à cet ouvrage développent une réflexion épistémologique sur les spécificités méthodologiques et heuristiques de leur discipline, et ce, presque vingt-cinq ans après la publication de Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques (CTHS, 1987), sous la direct ion de J. Gutwirth et de C. Pétonnet. Sans être un bilan à proprement parler, ce livre fait état, à travers la diversités des objets traités, des multiples regards ethnologiques portés su r un monde qui, en un quart de siècle, a considérablement changé. La pratique disciplinaire y est interrogée, tout comme la place de l'ethnologue dans sa propre société à l'heure où les sciences humaines et sociales sont politiquement ostracisées plus au nom de leur rentabilité économique hypothétique que de leur pertinence scientifique véritable. Les étudiants et les jeunes chercheurs y trouveront les échos des multiples difficultés qu'ils rencontrent sur leurs terrains respectifs, tout comme les lecteurs attentifs aux gestations de la globalisation du monde actuel feront leur miel des diverses connaissances dont témoignent ces recherches.
Cet ouvrage propose une synthèse des aspects physiques, sanitaires, techniques et réglementaires à prendre en compte pour analyser, prévenir et réduire les nuisances sonores : sources de bruit et effets sur la santé ; indicateurs d'impact et de gêne environnementaux utilisés pour quantifier et qualifier l'exposition des individus aux nuisances sonores ; indices retenus pour évaluer le confort acoustique dans les bâtiments ; méthodes de mesure du bruit et instrumentation ; moyens de réduction du bruit dans l'environnement et plus particulièrement dans l'habitat ; dispositions réglementaires en vigueur et solutions de prévention en milieu urbain et au travail. Outil de travail indispensable aux acteurs de l'environnement (collectivités territoriales, institutions urbaines et sanitaires, etc.), ainsi qu'aux étudiants (écoles d'ingénieurs, masters, BTS, formations de santé et de sécurité), il intéresse également les non-spécialistes souhaitant acquérir des notions en acoustique et appréhender les moyens de lutte contre le bruit.
La gestion durable des ressources du sol et du sous-sol constitue l?une des plus anciennes thématiques environnementales de nos sociétés. Cependant il n?existe aujourd?hui aucun cadre réglementaire formel régissant les bonnes pratiques, ni au plan national, ni pour l?heure à l?échelle européenne. Ce constat de carence traduit la complexité des enjeux, la multiplicité des acteurs et la difficulté de définir des objectifs communs. Si le fondement essentiel des politiques " sites et sols pollués " reste la sécurité sanitaire des populations susceptibles d?être exposées, les traductions pratiques de ces principes restent toujours délicates tant sur les plans scientifiques que techniques et financiers. Cet ouvrage propose une synthèse de l?ensemble des notions indispensables à la compréhension des enjeux sur la gestion des sites et sols pollués : cadre réglementaire, toxicologie et écotoxicologie, caractérisation, gestion environnementale, etc.
Girard Michel-Claude ; Walter Christian ; Rémy Jea
Cette nouvelle édition actualisée est plus axée sur l?environnement et sur les problèmes spécifiques à l?économie et à la gestion des sols. Sont ainsi présentés les différents sols selon la nature de leur exploitation par les activités humaines. Si la vie végétale a besoin d?eau pour prospérer elle nécessite aussi un sol, qu?il faut préserver pour les générations futures. Cette nouvelle approche de l?étude du sol, en tant que valeur économique, est également étudiée dans cet ouvrage. Des compléments en ligne (exercices, images...) sont disponibles sur le site dunod.com.
Le sol est le dernier milieu naturel qui ne soit pas protégé en France et en Europe. Et le constat est alarmant. Le recensement lacunaire des sites pollués, l'insuffisante réglementation sur la qualité des sols des installations polluantes et le manque de moyens pour leur contrôle engendrent depuis des décennies des dégâts environnementaux, sanitaires et sociaux considérables. La dépollution de notre territoire est pourtant possible et des pistes d'action existent pour que la volonté actuelle de réindustrialisation de la France ne se fasse pas au détriment des sols qui nous font vivre. A travers de nombreux exemples de sites urbains ou ruraux où la pollution des sols a eu des conséquences désastreuses, cet ouvrage permet une prise de conscience de la nécessaire et urgente réhabilitation des sols. Il propose aussi des solutions et des pistes de réflexion pour que la protection des sols fasse à l'avenir partie intégrante de toutes les politiques publiques et industrielles.