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Évanouissements. Chroniques des continents engloutis
Strulovici Michel
CROQUANT
24,00 €
Épuisé
EAN :9782365122986
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
Les guerres, française et américaine, au Vietnam, au Cambodge et au Laos, ont tué, mutilé, martyrisé, des dizaines de millions de personnes dans l'ex-Indochine. Ces conflits de trente ans (1945-1975) ont profondément marqué les consciences, l'imaginaire, de plusieurs générations en Occident. Par sa durée, sa violence et son importance dans l'histoire du XXe siècle, l'onde de choc de cet apocalypse perdure. Sortir de ces guerres, inventer de nouvelles sociétés, s'extirper du communisme de guerre, s'avère être un chemin difficile pour ces peuples de l'ex-Indochine. Michel Strulovici vécut, de 1975 à 1978, dans ces pays comme correspondant du journal L'Humanité pour l'Asie du Sud-Est. Il y revint, par la suite, à de nombreuses reprises. Nous vivons, au plus près des faits, l'enjeu de ces bouleversements qui martyrisèrent une partie du monde. Par ses rencontres avec les acteurs de l'Histoire, dirigeants comme gens du peuple, par ses révélations, Michel Strulovici, nous fait comprendre pourquoi et comment les révolutionnaires vietnamiens et laotiens ont remporté alors cette improbable victoire militaire et politique. Il nous dévoile les causes idéologiques du génocide perpétré au Cambodge par les Khmers rouges. Il nous donne les raisons de l'étonnante transformation des dirigeants de ces pays "socialistes" en apôtres du capitalisme le plus brutal et nous fait vivre son impact sur l'ensemble de ces sociétés par l'histoire de certaines de leurs personnalités.
La psychose, c'est ce devant quoi un analyste ne doit reculer en aucun cas" affirmait Lacan. Pourtant, aux dires de ceux qui errent sans relâche dans son temps immobile, la folie est une recherche sur la petite et la grande histoire qui n'intéresse pas souvent leurs soignants. Dans ce livre, le philosophe Wittgenstein intervient comme principal acteur de cette investigation des psychoses. À une époque de banalisation des traitements de choc, parfois avec la complicité de la psychanalyse, il réveille les échos des grands thérapeutes du XXe siècle qui ont défendu la parole de la folie, au siècle des totalitarismes, grâce à l'outil du transfert et à l'implication du therapôn, le second au combat. Cette voix de Wittgenstein continue d'interférer pour nous rappeler que, en dépit des diagnostics pessimistes pour les personnes atteintes de troubles de la personnalité, il est possible de remettre le temps en marche avec l'espoir de s'émanciper des discours qui effacent les traces et les sujets.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.