Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le hasard et le pathologique
Corteel Mathieu
SCIENCES PO
20,00 €
Épuisé
EAN :9782724626452
L'usage des grands nombres dans le domaine de la santé n'est plus un secret pour personne. Les taux de mortalité, les courbes démographiques, les moyennes nationales comme les médianes par genre, profession ou âge ordonnancent nos vies biologiques. Nous sommes pris dès la naissance dans un système de mesure de l'espérance de vie, par lequel s'évaluent continûment nos chances de perdurer. En période de crise sanitaire, lorsque la connaissance scientifique fait défaut, les nombres prennent une place encore plus grande : la statistique médicale devient le principal outil d'aide à la décision des pouvoirs publics. Cette épistémè computationnelle a une histoire que Mathieu Corteel nous invite à découvrir. Elle trouve sa source dans l'interprétation des tables de mortalité au XVIIe siècle, et s'est transformée depuis, articulant différemment à chaque époque un état des connaissances mathématiques avec une pratique médicale et une vision politique de la santé publique. Mathieu Corteel est philosophe et historien des sciences. Il est membre du comité de rédaction de la revue Multitudes. Le hasard et le pathologique est son premier essai.
Résumé : Dans ce dossier, nous irons explorer les frontières de ce genre si mouvant et poreux qu'est " le roman ". Pour nous guider dans ces territoires parfois peu connus du grand public, on suivra quelques explorateurs et leurs livres qui déplacent peu à peu les frontières du roman. Il s'agira d'aller se frotter à deux principales limites : jusqu'où les écrivains, les éditeurs et les lecteurs situent-ils les limites entre la narration et l'écriture expérimentale ? À partir de quand le récit d'un événement devient-il une ?uvre de fiction, qu'est-ce qui sépare la fiction de la non-fiction ? Outre le dossier , ce numéro 392 comprendra des articles et des interviews consacrés au monde du livre (édition, métiers du livre, traduction littéraire...), une section " traverses " (auteurs belges et étrangers, classiques ou oubliés, polars, s-f...), ainsi qu'une nouvelle inédite. Comme chaque fois, le dossier sera illustré par les étudiants de l'Ecole supérieure d'arts Saint-Luc.
Résumé : Sous le terme général de Non-fictions, on regroupe un ensemble de travaux allant de la biographie au documentaire, en passant par l'essai, le récit, le témoignage. Tous ces genres relèvent a priori d'une description du réel qui tend à l'objectivité dans la relation des faits. Pourtant, un phénomène remarquable consiste en l'utilisation de stratégies narratives, dans ces ouvrages, qui n'ont rien à envier au roman. Indications ira interroger ces narrations qui ne veulent pas se raconter d'histoires, et observer où se situe la limite entre la représentation du réel et la mise en fonction du réel. Outre le dossier , ce numéro 393 comprendra des articles et des interviews consacrés au monde du livre (édition, métiers du livre, traduction littéraire...), une section " traverses " (auteurs belges et étrangers, classiques ou oubliés, polars, s-f...), ainsi qu'une nouvelle inédite. Comme chaque fois, le dossier sera illustré par les étudiants de l'Ecole supérieure des arts Saint-Luc à Bruxelles !
Collectif , Corteel Delphine, Le Lay Stéphane,Corb
En se penchant sur les travailleurs qui s'occupent de nos déchets, les auteurs se proposent d'entrer dans les ombres, afin de révéler ce qu'elles peuvent nous apprendre sur nos sociétés. En quoi consiste le travail dans ces zones de relégation symbolique et de dureté physique? Qui sont les travailleurs des déchets? Sont-ils déchus parce que travaillant auprès des ordures ou sont-ils affectés au ramassage des ordures parce que considérés comme inemployables, inutiles, comme "déchets sociaux"? "Ce beau livre, dirigé par Delphine Corteel et Stéphane Le Lay, est nourri par l'histoire. Il se fonde sur l'enquête de terrain. Il montre la diversité des cultures du déchet. Il met en évidence l'intensité des multiples formes de la sidération, de l'angoisse, de l'anxiété suscitées par le maniement de l'ordure voire par sa simple proximité. Le lecteur, au fil des pages, se construit un nouveau regard sur les travailleurs du déchet. Les auteurs l'invitent à l'empathie. Il en vient à partager de multiples émotions où se mêlent le dégoût, la honte, la peur, l'humiliation, la fierté. La lecture du livre, sourdement, suggère des modes d'engagement collectif", Alain Corbin.
Ce livre explore les formes de travail et de vie qui s'expérimentent dans des lieux de travail situés à la périphérie du mode de production capitaliste. Il s'appuie sur une longue immersion dans une association de la banlieue parisienne spécialisée dans la récupération de vieux objets. Les organisations de ce type se sont développées depuis le milieu des années 2000, sous l'impulsion des politiques publiques de transition écologique qui leur ont délégué la mission de réduire les déchets. Dans un contexte de production et de consommation de masse, la tâche est titanesque. Qui sont celles qui acceptent cette missionA ? Quel type d'emploi occupent-ellesA ? Dans quelles conditions travaillent-ellesA ? Comment font-elles pour requalifier les rebutsA ? Plus largement, quelles formes de vie développent-ellesA ? L'analyse porte à la fois sur les enjeux écologiques et les rapports sociaux et permet d'éclairer des manières de travailler et de vivre, en prise avec la crise écologique. Elle montre la précarité partagée - quoiqu'à des degrés divers selon les types de contrat de travail et les biographiesA - ainsi que la dépendance aux politiques sociales, y compris chez les plus stables. Sur fonds de rapports sociaux de domination, des relations aussi égalitaires que possible se déploient. Ces relations instables, toujours à renouer, dessinent un horizon possible porté par une politique de la joie de vivre qui tente de faire obstacle à la forme de vie aliénée qu'impose le capitalisme. Le livre plaide pour un soutien public massif à ces associations et à leurs travailleuses, afin de leur permettre de boucler les fins de mois, tout en prenant à bras le corps la question de la fin du monde. Présentation Delphine Corteel Delphine Corteel est professeure de sociologie à l'université de Tours , chercheuse au laboratoire CITERES et affiliée au CEET. Depuis 20 ans, elle mène des enquêtes auprès des travailleurs des déchets, en France, mais aussi en Allemagne et aux Etats-Unis. Elle a notamment publié Que faire des restes ? Le réemploi dans les sociétés d'accumulation en collaboration avec Natalie Benelli, Octave Debary, Bénédicte Florin, Stéphane Le Lay et Sophie Rétif en 2017 (Presses de SciencesPo) et Les travailleurs des déchets, en collaboration avec Stéphane Le Lay en 2011 (Erès).
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.