Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Soigner malgré tout. Tome 2, Bébés, enfants et adolescents dans la violence
Baubet Thierry
PENSEE SAUVAGE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782859191849
Voilà un livre de référence pour tous ceux qui s'intéressent au trauma, à l'interculturalité, aux situations de violence organisée et aux interventions humanitaires chez l'enfant et l'adolescent, qu'ils soient médecins, psychologues, travailleurs sociaux, paramédicaux, enseignants, juristes, etc. Cet ouvrage, écrit par des professionnels de terrain, est l'occasion de jeter un regard rétrospectif sur plus de dix années de pratique de soins psychiques en situation humanitaire. Une réflexion qui porte aussi bien sur des questions théoriques que sur le sens de nos interventions. Quel tribut psychique les bébés, enfants, et adolescents paient-ils aux situations de violence et de guerre ? Comment intervenir dans de tels contextes auprès d'eux ? Comment agir sans nuire, en respectant les mécanismes adaptatifs subtils qui se mettent en place ? Comment intervenir alors que la situation de violence continue ? Toutes ces questions sont abordées au travers d'exemples concrets, reflétant le quotidien du travail du soignant dans ces situations. Il est question de bébés, d'enfants, d'adolescents et de leurs familles... Au fil de cet ouvrage, dans lequel plusieurs psychothérapies sont relatées, le lecteur pourra rencontrer des enfants palestiniens, des bébés kosovars, des adolescents guatémaltèques, et bien d'autres... Autant de rencontres qui transforment patients et thérapeutes... On se doit d'agir et de penser en situation humanitaire : agir parce qu'au même titre que les interventions médicales, sanitaires, nutritionnelles, l'intervention psychologique peut, dans certains cas, s'avérer prioritaire. Penser aussi parce que nous sommes invités en permanence à mieux comprendre les effets du trauma sur les bébés, les enfants, les adolescents et leurs familles, afin d'ajuster nos dispositifs de soins.
La psychopathologie transculturelle concerne tous les professionnels du soin. Chacun est amené à rencontrer des migrants, des réfugiés, leurs enfants nés ici, et de nombreux praticiens partent exercer à l'étranger. Cette discipline est peu enseignée, alors qu'elle nécessite des connaissances spécifiques. Cet ouvrage synthétise les problématiques actuelles du champ transculturel dans une optique théorique et pratique, afin de répondre aux questions que se posent les praticiens et aborde les différentes approches en psychopathologie transculturelle, les effets psychiques de la migration et de l'exil, la question de l'évaluation clinique, celle des tests psychologiques ainsi que certains aspects de la psychopathologie aux différents âges de la vie (de la périnatalité à la vieillesse), avant de donner quelques éléments pour la recherche. Cette nouvelle édition de Psychopathologie transculturelle a été revue et actualisée, et de nouveaux chapitres sont traités, comme les troubles du comportement alimentaire. Loin de tout universalisme rigide, de tout relativisme absolu et de toute fascination pour "l'exotisme", cette contrainte à penser l'altérité des patients est créatrice d'idées, de sens, de métissages et de nouvelles pratiques de soins.
Le monde contemporain est pluriel, métissé, créole, traversé de questions identitaires individuelles et collectives. L'autre, revue transculturelle et pluridisciplinaire, est un lieu de réflexion sur la diversité et les migrations et leurs effets en clinique et dans la société. Elle s'adresse à tous ceux qui, curieux ou professionnels, se sentent concernés par les rencontres, les métissages, l'altérité. Elle paraît trois fois l'an.
Le monde contemporain est pluriel, métissé, créole, traversé de questions identitaires individuelles et collectives. L'autre, revue transculturelle et pluridisciplinaire, est un lieu de réflexion sur la diversité et les migrations et leurs effets en clinique et dans la société. Elle s'adresse à tous ceux qui, curieux ou professionnels, se sentent concernés par les rencontres, les métissages, l'altérité. Elle paraît trois fois l'an.
Quiconque a approché les thérapies traditionnelles, s'est nécessairement rendu compte de la place centrale qu'y occupaient les objets tant dans l'établissement du diagnostic et le déroulement du processus thérapeutique que dans la résolution du transfert. Il s'agit tantôt de "faire parler" certains objets pour découvrir l'énigme du mal, tantôt de découvrir, puis d'annuler les objets maléfiques ou enfin de fabriquer des amulettes ou des talismans destinés à protéger la victime. Si les anthropologues se sont souvent attachés à décrire avec minutie la nature, l'industrie et l'utilisation des objets "enchantés", les psychologues en revanche n'y ont vu qu'une expression "symbolique" et naïve de désirs d'amour et de haine confusément perçus. Ce numéro prend naissance du triple constat suivant : 1) les thérapies traditionnelles semblent considérer que les objets constituent des opérateurs thérapeutiques spécifiques et efficaces ; 2) l'observation des processus montre que, sitôt qu'il apparait, l'objet contraint thérapeute et patient à modifier leur registre de fonctionnement ; 3) dans les conceptualisations occidentales, il n'existe aucune place pour traiter l'objet en dehors de l'univers du langage. Nous nous proposons donc d'explorer, et toujours de manière pluridisciplinaire, la fonction de l'objet dans les thérapies traditionnelles, sa possible utilisation dans les thérapies occidentales et enfin d'initier la nécessaire théorie générale de l'objet.
Il existe en Occident des "niches thérapeutiques" abritant des guérisseurs usant de pratiques comparables à celles qu'on peut observer dans les pays en voie de développement. Il arrive parfois à ces guérisseurs d'assurer la prise en charge psychologique de la population de tout un quartier ou d'un village entier. Ce phénomène est aussi fréquent dans les grandes métropoles occidentales que dans les milieux ruraux. Ce dossier met en regard leur efficacité et celle de la psychopathologie institutionnelle. Les guérisseurs, médiateurs auprès des dieux, démons, esprits, ancêtres, médiateurs entre le monde profane et l'univers ésotérique, opérateurs incarnés de théories étiologiques complexes, sont-ils comparables aux soignants (psychiatres, psychanalystes, psychologues, infirmiers) dans leur utilisation des techniques psychothérapiques, dans leur maniement du transfert ?
Dans les sociétés traditionnelles, la frayeur est une des notions les plus communément rencontrées pour penser la maladie. En Afrique noire, les crises d'agitation sont parfois expliquées comme résultant d'une rencontre terrifiante avec un génie de la brousse. Chez les Quechua du Pérou, ce sont au contraire les états dépressifs qui sont expliqués par une frayeur (susto) ayant provoqué l'envol de l'âme du sujet. On retrouve cette étiologie au Mexique, au Maghreb, en Malaisie... La frayeur est aussi une thérapeutique traditionnelle : les guérisseurs la déclenchent délibérément pour obtenir une métamorphose du sujet. Contrairement aux premiers écrits de Freud, actuellement la psychopathologie occidentale se protège de la frayeur — du moins dans les théories qui rendent compte des prises en charge. Il s'agit là d'une notion injustement négligée. Ce numéro a donc pour objectifs de montrer l'importance de la frayeur pour comprendre nombre de pathologies de nos patients issus de cultures non-occidentales et pour les soigner. Mais aussi, de mettre en évidence la nécessité d'analyser minutieusement ce concept pour nos propres théories et nos techniques thérapeutiques. Nous publions ici, dans son intégralité, le texte de Gilles de La Tourette écrit en 1885. C'est un texte princeps remarquable. Il décrit la maladie des tics et surtout, analyse avec une méthodologie ethnopsychiatrique avant la lettre, les liens entre le jumping américain, le latah malais et le myriachit sibérien (trois maladies de la frayeur).