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Le respect. De l'estime à la déférence : une question de limite
Audard Catherine
AUTREMENT
13,00 €
Épuisé
EAN :9782746702042
Le respect, une vertu certes, mais seulement si son objet en est vraiment digne. Il existe, en effet, une forme de respect, faite de conformité sociale ou de soumission aux hiérarchies qui relève purement du dressage. Lorsqu'il justifie une obéissance sans réflexion, sans discussion, le respect est la porte ouverte à l'irresponsabilité et à l'inhumanité. Ce n'est pas de ce respect-là dont il est question dans cet ouvrage. Il s'agit, au contraire, d'une prise de conscience qui me fait " reconnaître l'humanité dans la personne d'autrui comme en moi-même " selon Kant ou " le visage de l'autre qui m'oblige " pour reprendre les mots d'Emmanuel Lévinas. Ce respect-là est retenue, suspension de l'acte insolent, blasphématoire, violent ou destructeur. Il pose silencieusement, par un accord tacite, une limite à ne pas franchir : auto-limitation de notre pouvoir d'agir en reconnaissance d'une valeur absolue. Mais qui décide de ce qui a de la valeur ? Par cette question, nous voilà renvoyés aux racines mêmes du problème moral. Respect d'autrui, de soi, respect des droits et de la dignité de chacun, respect de la différence, de la vérité, de la loi ; autant de champs qui interrogent la morale, le droit, la politique, l'expérience littéraire, le sentiment du sacré. Dans cet ouvrage, on découvre à la fois la nécessité existentielle du respect et sa fragilité, ce qui l'asservit et l'aliène ; ce sentiment indispensable à notre vivre-ensemble, qui peut si aisément se dégrader en dépendance et en soumission, suscite ici une réflexion vigilante et sans concession.
La justice, écrit John Rawls, est la première vertu des institutions sociales comme la vérité est celle des systèmes de pensée." Rawls renoue ainsi avec la grande tradition de la philosophie politique classique, kantienne en particulier. Les principes de justice qui gouvernent nos démocraties peuvent faire l'objet d'un accord unanime, légitimé par la procédure suivie et non plus par référence à une conception du souverain bien. Mais sa démonstration suppose une société unifiée. Or cette condition n'est plus valable étant donné la diversité culturelle de nos sociétés multiethniques. La nouvelle question qui se pose est donc celle "de savoir comment une société juste et libre est possible dans des conditions de conflits doctrinaux profonds sans espoir de solution." Dans Libéralisme politique (1993), Rawls amorce une réponse. Le consentement recherché sur des principes de justice ne doit pas être compris comme une adhésion globale: c'est un consentement uniquement "politique" qui laisse toute liberté en matière philosophique, morale ou religieuse. Mais peut-on ainsi séparer le politique et le métaphysique? Est-il possible et même utile de rester "philosophiquement superficiel" pour parvenir à un consensus politique? Biographie de l'auteur Catherine Audard est professeur à la London School of Economics.
Le respect, une vertu certes, mais seulement si son objet en est vraiment digne. Il existe, en effet, une forme de respect, faite de conformité sociale ou de soumission aux hiérarchies qui relève purement du dressage. Lorsqu'il justifie une obéissance sans réflexion, sans discussion, le respect est la porte ouverte à l'irresponsabilité et à l'inhumanité. Ce n'est pas de ce respect-là dont il est question dans cet ouvrage. Il s'agit, au contraire, d'une prise de conscience qui me fait "reconnaître l'humanité dans la personne d'autrui comme en moi-même" selon Kant ou "le visage de l'autre qui m'oblige" pour reprendre les mots d'Emmanuel Levinas. Ce respect-là est retenue, suspension de l'acte insolent, blasphématoire, violent ou destructeur. Il pose silencieusement, par un accord tacite, une limite à ne pas franchir: auto-limitation de notre pouvoir d'agir en reconnaissance d'une valeur absolue. Mais qui décide de ce qui a de la valeur? Par cette question, nous voilà renvoyés aux racines mêmes du problème moral. Respect d'autrui, de soi, respect des droits et de la dignité de chacun, respect de la différence, de la vérité, de la loi; autant de champs qui interrogent la morale, le droit, la politique, l'expérience littéraire, le sentiment du sacré. Dans cet ouvrage, on découvre à la fois la nécessité existentielle du respect et sa fragilité, ce qui l'asservit et l'aliène; ce sentiment indispensable à notre vivre-ensemble, qui peut si aisément se dégrader en dépendance et en soumission, suscite ici une réflexion vigilante et sans concession.
Est-ce un abus de langage que d'utiliser le même terme de "libéralisme" pour les idées de Locke et celles du New Deal, pour les thèses de John Rawis et l'expérience économique des théories de Milton Friedman que fit le Chili de Pinochet? À la question "Qu'est-ce que le libéralisme?" il n'est qu'une réponse pertinente: mettre en évidence le noyau constitutif d'idées et de valeurs qui donne sa cohérence au libéralisme, à travers la reconstitution de ses débats et de ses crises dans l'histoire. Cette théorie définit ce qu'est la société "bonne" ou "juste": celle où chacun, tant qu'il ne nuit pas à autrui et n'attente aux intérêts vitaux de personne, est le meilleur juge, dans la liberté de sa conscience, de son bien et de ses intérêts, dont il peut être tenu pour responsable. Des origines à aujourd'hui, Catherine Audard tisse la toile des liens pour le moins contradictoires qu'ont entretenus cette théorie normative et la politique réelle. Où le lecteur découvrira alors les nombreuses limites, économiques, politiques et sociales, que l'éthique libérale a posées pour que chacun puisse être libre, sans oppression ni sujétion d'aucune sorte. Le libéralisme, en cela, n'est pas un système, mais une promesse.
Comment donner, dans une perspective libérale, un fondement légitime aux politiques de redistribution des richesses ? C'est ce que démontre John Rawls, professeur de philosophie à l'université d'Harvard, dans Théorie de la justice. D'après lui, le but de la justice sociale n'est pas l'égalisation des conditions, mais la promotion d'une plus grande mobilité sociale. Cet objectif exige la correction des inégalités qui se transmettent et se cumulent au fil des générations, de sorte que ce sont toujours les individus issus des mêmes milieux sociaux qui accèdent aux fonctions les plus éminentes. Or, une telle situation se révèle non seulement injuste, mais encore préjudiciable sur le plan économique en interdisant le renouvellement des talents au détriment de l'innovation. L'optimum économique impose donc de lutter contre l'inégalité des chances. John Rawls apparaît ainsi comme un auteur consensuel, qui justifie l'intervention de l'État en faisant de la justice sociale l'instrument correctif indispensable à une économie de marché qui ne donne pas à tous les mêmes chances de départ. Sa théorie a influencé les politiques sociales mises en oeuvre depuis plus de dix ans dans les démocraties occidentales, qu'il s'agisse de l'"affirmative action" aux États-Unis ou de la "discrimination positive" en France. La lecture de cet ouvrage s'impose donc pour mieux comprendre l'inspiration des politiques sociales actuelles. --Paul Klein
Bréon François-Marie ; Luneau Gilles ; Jouzel Jean
Plus de 120 cartes et infographies pour appréhender la complexité du climat, saisir les enjeux du réchauffement et les moyens d'y répondre. Le fonctionnement du climat, perturbé par les émissions croissantes de gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle. Les innombrables conséquences du réchauffement : augmentation des catastrophes naturelles, migrations ou disparitions d'espèces, bouleversement de l'agriculture et de la pêche, problèmes sanitaires et réfugiés climatiques... Privilégier les énergies non-carbonées, développer les transports propres, changer de modèle agricole, multiplier les gestes citoyens : lutter contre le changement climatique est possible. Les acteurs politiques ont désormais pris la mesure des changements climatiques en cours. Cette deuxième édition, entièrement actualisée, fait un point sur les initiatives mises en oeuvre pour préserver notre planète et sur les défis qui restent à relever.
Près de 100 cartes et infographies actualisées pour mieux comprendre la complexité d'Israël. Les courants de pensée et les faits historiques à l'origine de la création de l'Etat d'Israël. Les enjeux démographiques : des fantasmes à la réalité. La question délicate des ressources : eau, énergie, matière grise, commerce... L'histoire toujours mouvementée des pourparlers israélo-palestiniens. L'auteur, spécialiste reconnu de la géopolitique d'Israël, aborde tous les aspects du sujet pour faire de cette cinquième édition un ouvrage de référence.
En une centaine de cartes et d'infographies, cet atlas inédit retrace l'histoire de l'une des plus grandes tragédies du XXe siècle, la Shoah. Les racines intellectuelles du génocide : le rôle joué par la diffusion de l'antisémitisme et du darwinisme racial en Europe au XIXe siècle. Une approche géographique originale qui met en évidence la concentration spatiale des centres de mise à mort, les accélérations, la concomitance et la coordination des phases du génocide, et qui souligne ainsi son caractère planifié. Une analyse à différentes échelles : du théâtre mondial à l'épicentre européen, des politiques d'Etat aux trajectoires individuelles. La cartographie permet une appréhension plus globale de cet événement historique sans précédent. Elle invite à interroger autrement ses origines, sa chronologie, son déploiement géographique et ses conséquences démographiques.
Je vous l'accorde, l'élection du roi de la pastèque peut être considérée comme un manque de goût choquant. C'est être irresponsable que de promouvoir le sexe à notre époque. Mais soyons francs : les gens d'ici s'intéressent plus au décompte des graines de la plus grosse pastèque de la ville qu'au Sida ou à ce genre de choses. C'est ce qu'un étranger comme vous ne peut pas comprendre. C'est notre histoire. J'étais donc favorable à chacun des aspects de notre fête, et je le serais encore. C'était notre prospérité. [...] Le roi de la pastèque est symbolique de tout ce que nous avions et de tout ce que nous avons perdu. Et nous nous y accrochons encore, parce que, si nous le perdons, si nous perdons ce souvenir, que nous restera-t-il ? Rien. Nous ne sommes rien qu'une ville comme toutes les autres. C'est ce que votre mère voulait faire de nous. Une ville comme les autres."Le jeune Thomas Rider part à la recherche de ses origines, découvre la vérité sur sa mère, morte à sa naissance, celle par qui le scandale arrive et avec qui meurt le plus grand mythe de la petite ville d'Ashland, le roi de la pastèque. Une histoire désopilante, tendre et brutale au rythme extraordinaire qui s'attache à toute une ville plutôt qu'au seul héros.