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Le respect. De l'estime à la déférence : une question de limite
Audard Catherine
AUTREMENT
13,20 €
Épuisé
EAN :9782746713116
Le respect, une vertu certes, mais seulement si son objet en est vraiment digne. Il existe, en effet, une forme de respect, faite de conformité sociale ou de soumission aux hiérarchies qui relève purement du dressage. Lorsqu'il justifie une obéissance sans réflexion, sans discussion, le respect est la porte ouverte à l'irresponsabilité et à l'inhumanité. Ce n'est pas de ce respect-là dont il est question dans cet ouvrage. Il s'agit, au contraire, d'une prise de conscience qui me fait "reconnaître l'humanité dans la personne d'autrui comme en moi-même" selon Kant ou "le visage de l'autre qui m'oblige" pour reprendre les mots d'Emmanuel Levinas. Ce respect-là est retenue, suspension de l'acte insolent, blasphématoire, violent ou destructeur. Il pose silencieusement, par un accord tacite, une limite à ne pas franchir: auto-limitation de notre pouvoir d'agir en reconnaissance d'une valeur absolue. Mais qui décide de ce qui a de la valeur? Par cette question, nous voilà renvoyés aux racines mêmes du problème moral. Respect d'autrui, de soi, respect des droits et de la dignité de chacun, respect de la différence, de la vérité, de la loi; autant de champs qui interrogent la morale, le droit, la politique, l'expérience littéraire, le sentiment du sacré. Dans cet ouvrage, on découvre à la fois la nécessité existentielle du respect et sa fragilité, ce qui l'asservit et l'aliène; ce sentiment indispensable à notre vivre-ensemble, qui peut si aisément se dégrader en dépendance et en soumission, suscite ici une réflexion vigilante et sans concession.
La justice, écrit John Rawls, est la première vertu des institutions sociales comme la vérité est celle des systèmes de pensée." Rawls renoue ainsi avec la grande tradition de la philosophie politique classique, kantienne en particulier. Les principes de justice qui gouvernent nos démocraties peuvent faire l'objet d'un accord unanime, légitimé par la procédure suivie et non plus par référence à une conception du souverain bien. Mais sa démonstration suppose une société unifiée. Or cette condition n'est plus valable étant donné la diversité culturelle de nos sociétés multiethniques. La nouvelle question qui se pose est donc celle "de savoir comment une société juste et libre est possible dans des conditions de conflits doctrinaux profonds sans espoir de solution." Dans Libéralisme politique (1993), Rawls amorce une réponse. Le consentement recherché sur des principes de justice ne doit pas être compris comme une adhésion globale: c'est un consentement uniquement "politique" qui laisse toute liberté en matière philosophique, morale ou religieuse. Mais peut-on ainsi séparer le politique et le métaphysique? Est-il possible et même utile de rester "philosophiquement superficiel" pour parvenir à un consensus politique? Biographie de l'auteur Catherine Audard est professeur à la London School of Economics.
Habermas ou Rawls? De Locke à Rawls et de Kant à Habermas, deux traditions démocratiques trouvent une nouvelle actualité dans la discussion directe qui nous est livrée ici. Au "libéralisme politique" revendiqué par John Rawls au nom d'une conception "pratique" de la justice politique, Jürgen Habermas oppose un "républicanisme kantien" pour lequel la référence centrale n'est plus la liberté négative des individus mais l'"autolégislation démocratique" de citoyens formant ensemble leur volonté politique. Tous deux se réclament cependant du principe kantien de Publicité ou "usage public de la raison". Pierre de touche de leur divergence philosophique quel est aujourd'hui le statut de cette "raison publique"; sa fonction par rapport à la constitution et à la validation des normes?
Mill John Stuart ; Audard Catherine ; Thierry Patr
Résumé : "Que le bonheur constitue ou non la fin ultime de la moralité, il est essentiel, en tout cas, pour l'idée même de philosophie morale, que la moralité se réfère à quelque fin, qu'elle ne soit pas laissée sous la domination de sentiments vagues ou d'une conviction intérieure inexplicable, qu'elle soit soumise à la raison et au calcul et non au seul sentiment. Cela seul peut permettre que des arguments soient formulés et qu'une discussion soit possible dans ce domaine. Que la moralité de nos actions dépende des conséquences qu'elles produisent est la doctrine commune aux personnes raisonnables de toutes les écoles. Que le bien ou le mal attaché à ces conséquences se mesure exclusivement à travers la peine ou le plaisir qu'elles procurent est le seul point de doctrine qui appartienne en propre à l'école utilitariste."
Les démocraties occidentales traversent une grave crise de légitimité. La montée des inégalités comme celle des idéologies identitaires menacent aussi bien nos institutions que les valeurs qu'elles incarnent. Si l'ampleur de ces évolutions continue de surprendre ceux qui, après la chute du communisme en 1989, croyaient à une "fin de l'histoire" et au triomphe définitif d'une " révolution libérale " dans un monde globalisé, la crise était, à bien des égards, prévisible. Face à cette évolution inquiétante, quels recours avons-nous ? Publiée en 1971, la Théorie de la justice de John Rawls (1921-2002) a révolutionné la pensée politique et économique avec sa conception anti-utilitariste de la justice comme équité. Pour Rawls, l'égalité et la liberté, loin de s'opposer comme le soutiennent bon nombre de libéraux comme de socialistes, sont compatibles à condition qu'elles oeuvrent pour les plus défavorisés (le " principe de différence "). On a souvent interprété cette approche comme un pur produit, aujourd'hui dépassé, des valeurs et des espoirs des Trente Glorieuses. La thèse ici présentée est tout autre. Plus que le contenu de la théorie, elle interroge l'actualité et la radicalité politiques de la démarche de Rawls — Habermas parle à ce sujet d'une "braise radicale-démocratique" — et la relation constitutive entre raison et démocratie qui la sous-tend. Fidèle à l'inspiration de Rousseau et de Kant, Rawls nous invite à comprendre les principes fondateurs de la démocratie comme l'oeuvre des citoyens eux-mêmes et de leur raison. Bien loin d'être historiquement contingents et arbitraires, ces principes et les raisons d'y adhérer peuvent être réappropriés par chacun et justifiés comme les conditions de toute coopération humaine, même dans un contexte pluraliste. Cet empowerment est constitutif de la citoyenneté et impose une critique vigilante des institutions comme des pouvoirs politiques. Oser cet appel à "la raison humaine libre" (Kant) pour défendre la démocratie et les principes de justice, d'égalité et de liberté contre leurs ennemis était un geste " philosophiquement raisonnable " en 1971. En ce début du XXIe siècle, ne serait-il pas devenu encore plus indispensable et " politiquement radical" ?
Chappey Jean-Luc ; Gainot Bernard ; Bertaud Jean-P
«De la volonté de civiliser à celle de domestiquer les peuples, le rêve impérial s'est transformé en entreprise de domination au bénéfice des intérêts français.» Atlas de l'empire napoléonien Plus de 100 cartes et infographies pour comprendre une période charnière de l'histoire de France et de l'Europe, depuis la construction de l'Empire, jusqu'à son effondrement. Une analyse fine et contrastée du projet politique de Napoléon, officiellement inspiré des Lumières mais bâti sur la conquête et le contrôle autoritaire des populations. Dynamiques démographiques, sociales, économiques et culturelles : un tour d'horizon des bouleversements de l'époque. Un héritage pérenne : création du Code civil, développement des voies de communication, réformes de l'administration, modernisation des villes, essor de Paris en capitale impériale... Deux siècles après Waterloo et la chute de l'Empire, cette nouvelle édition dresse le juste portrait d'une époque, au plus près des populations.
Près de 100 cartes et infographies actualisées pour mieux comprendre la complexité d'Israël. Les courants de pensée et les faits historiques à l'origine de la création de l'Etat d'Israël. Les enjeux démographiques : des fantasmes à la réalité. La question délicate des ressources : eau, énergie, matière grise, commerce... L'histoire toujours mouvementée des pourparlers israélo-palestiniens. L'auteur, spécialiste reconnu de la géopolitique d'Israël, aborde tous les aspects du sujet pour faire de cette cinquième édition un ouvrage de référence.
Résumé : Une centaine de cartes et infographies pour retracer, du IVe au Ier siècle avant J.-C., l'histoire de la période hellénistique, creuset politique et culturel du monde moderne. De la Méditerranée occidentale aux confins de l'Afghanistan, les dynamiques démographiques, politiques et militaires qui ont façonné l'empire hérité d'Alexandre le Grand. Des conquêtes d'Alexandre à l'hégémonie romaine, des grands empires aux cités-Etats luttant pour préserver leur autonomie : le tableau d'un monde en pleine effervescence, où se dessinent déjà, en filigrane, les contours du nôtre. Une mosaïque de peuples et de territoires qui trouve son unité dans la diffusion de la culture hellénistique. La nouvelle édition de cet Atlas, augmentée pour intégrer les développements les plus récents d'un domaine d'étude en plein renouvellement, dresse le portrait d'une période décisive et pourtant méconnue de notre histoire.
En une centaine de cartes et d'infographies, cet atlas inédit retrace l'histoire de l'une des plus grandes tragédies du XXe siècle, la Shoah. Les racines intellectuelles du génocide : le rôle joué par la diffusion de l'antisémitisme et du darwinisme racial en Europe au XIXe siècle. Une approche géographique originale qui met en évidence la concentration spatiale des centres de mise à mort, les accélérations, la concomitance et la coordination des phases du génocide, et qui souligne ainsi son caractère planifié. Une analyse à différentes échelles : du théâtre mondial à l'épicentre européen, des politiques d'Etat aux trajectoires individuelles. La cartographie permet une appréhension plus globale de cet événement historique sans précédent. Elle invite à interroger autrement ses origines, sa chronologie, son déploiement géographique et ses conséquences démographiques.