
Théorie de la justice
Comment donner, dans une perspective libérale, un fondement légitime aux politiques de redistribution des richesses ? C'est ce que démontre John Rawls, professeur de philosophie à l'université d'Harvard, dans Théorie de la justice. D'après lui, le but de la justice sociale n'est pas l'égalisation des conditions, mais la promotion d'une plus grande mobilité sociale. Cet objectif exige la correction des inégalités qui se transmettent et se cumulent au fil des générations, de sorte que ce sont toujours les individus issus des mêmes milieux sociaux qui accèdent aux fonctions les plus éminentes. Or, une telle situation se révèle non seulement injuste, mais encore préjudiciable sur le plan économique en interdisant le renouvellement des talents au détriment de l'innovation. L'optimum économique impose donc de lutter contre l'inégalité des chances. John Rawls apparaît ainsi comme un auteur consensuel, qui justifie l'intervention de l'État en faisant de la justice sociale l'instrument correctif indispensable à une économie de marché qui ne donne pas à tous les mêmes chances de départ. Sa théorie a influencé les politiques sociales mises en oeuvre depuis plus de dix ans dans les démocraties occidentales, qu'il s'agisse de l'"affirmative action" aux États-Unis ou de la "discrimination positive" en France. La lecture de cet ouvrage s'impose donc pour mieux comprendre l'inspiration des politiques sociales actuelles. --Paul Klein
| Nombre de pages | 665 |
|---|---|
| Date de parution | 07/04/2009 |
| Poids | 343g |
| Largeur | 108mm |
| SKU: | 9782757814161 |
| wmi_id_distributeur: | 90001000 |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782757814161 |
|---|---|
| Titre | Théorie de la justice |
| ISBN | 2757814168 |
| Auteur | Rawls John ; Audard Catherine |
| Editeur | POINTS |
| Largeur | 108 |
| Poids | 343 |
| Date de parution | 20090407 |
| Nombre de pages | 665,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Justice et démocratie
Rawls JohnLes sociétés contemporaines sont pluralistes, elles doivent réussir à faire vivre ensemble des cultures ou des groupes très divers. Comment concevoir un consensus démocratique qui reste respectueux de cette diversité sans être pour autant une simple rencontre d'intérêts divergents ? Quelle base morale commune faut-il pour que s'édifie et s'entretienne la confiance dans la justice des institutions ? Le célèbre auteur du monumental Théorie de la justice (Seuil, 1987) considéré comme la charte philosophique de la démocratie libérale, approfondit ici sa réflexion dans le sens d'une conception politique de la société multiculturelle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,60 € -

Souvenirs
Rawls John ; Desmons Ophélie ; Yiaueki SequoyaSouvenirs, proposé ici dans une traduction inédite, est l'un des derniers textes publiés par Rawls. Ce petit texte atypique écrit en 1977, attachant, drôle et parfois émouvant, est sans doute l'un des textes les plus personnels de Rawls. Au-delà du caractère autobiographique de ce livre, Souvenirs propose aussi une typologie comparative des grands intellectuels de la fin du XXe siècle et, au-delà, cherche à définir ce qui constitue une écriture proprement philosophique, une écriture dans laquelle l'entourage du philosophe et sa communauté intellectuelle jouent un rôle prépondérant.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,70 € -

Libéralisme politique
Rawls JohnRésumé : LIBÉRALISME Politique est le manifeste d'une philosophie politique et morale qui cherche à concilier les deux termes antagonistes de la modernité : la liberté des individus et la nécessité de leur coopération équitable au sein des institutions politiques. Dans ce livre qui fait suite à la Théorie de la justice - ouvrage dont le retentissement fut immense -, John Rawls renouvelle profondément le sens et la portée de sa conception de la justice à la lumière de ce qu'il appelle " le fait du pluralisme ". L'existence avérée d'une pluralité de convictions raisonnables mais incompatibles, en laquelle l'auteur reconnaît la donnée la plus problématique des sociétés contemporaines, ne remet pas en cause l'existence d'une société bien ordonnée. Mais celle-ci doit être conçue comme une société unifiée non par ses convictions morales, mais par sa conception politique de la justice, source d'un consensus qui ne se réduit pas à un simple modus vivendi. La divergence des idéaux moraux et des horizons culturels n'empêche pas la reconnaissance et l'acceptation des mêmes principes de justice et l'exercice d'une raison publique commune. Libéralisme politique s'inscrit dans la tradition de défense du principe de tolérance et des libertés fondamentales.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,20 €
Du même éditeur
-
Mythes aztèques et mayas
Taube KarlMythes aztèques et mayas Issus d'une très ancienne tradition culturelle, les mythes mayas ont survécu dans les inscriptions et l'art préhispanique alors que la mythologie des Aztèques, peuple dont l'expansion impériale avait commencé près de deux siècles avant la conquête espagnole, est connue surtout grâce à des documents coloniaux du XVIe siècle. Depuis peu, le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique maya et l'interprétation des codex ont jeté une lumière nouvelle sur l'ensemble de la mythologie méso-américaine. Au fait des sources les plus récentes, l'auteur donne à entendre ces récits majeurs qui parlent de la création et du déluge, des origines de la vie et de la défaite des dieux de la mort. Et il montre en quoi la conception mythique de l'Etat élaborée par les Aztèques fournit comme une justification cosmique à leur fulgurante expansion politique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,30 € -
Le Langage silencieux
Hall Edward-TEdward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,90 € -
Qu'est ce que la vie? De la physique à la biologie
Schrödinger Erwin ; Keffler Léon ; Danchin AntoineQu'est-ce que la vie ? "Quand j'étais jeune étudiant en mathématiques, au début des années cinquante, je ne lisais pas beaucoup, mais ce que je lisais - quand j'arrivais à finir le livre - était souvent d'Erwin Schrödinger. J'ai toujours été fasciné par son style, par la façon dont il transmettait l'excitation de la découverte et ouvrait des perspectives vers une compréhension vraiment nouvelle du monde dans lequel nous vivons. Aucun de ses livres ne possède ces qualités davantage que son célèbre Qu'est-ce que la vie ? - qui, je le sais aujourd'hui, compte parmi les écrits scientifiques les plus importants de ce siècle."EN STOCKCOMMANDER9,30 € -
La Cité de Dieu. Tome 2, Livre XI à XVII
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,20 €
De la même catégorie
-
Capitalisme et liberté
Friedman Milton ; Koenig Gaspard ; Charno A-MRésumé : Et si l'on retournait aux sources de l'économie classique pour penser et trouver des réponses à la situation économique actuelle ? Paru pour la première fois en 1962, Capitalisme et Liberté est l'un des ouvrages clés de la pensée économique. Ecrit sans jargon, il est surtout le premier livre d'économie accessible à tous. Dans ce livre, Milton Friedman défend la liberté économique comme condition nécessaire à toute liberté politique. Il y présente sa propre vision du libéralisme et son analyse pointue est encore et toujours d'actualité. Cela fait de cet ouvrage l'un des livres incontournables du XXe siècle." L'un des livres les plus influents depuis la Seconde Guerre mondiale." The Times Literary Supplement" Qu'on partage ou non les idées de Milton Friedman, la lecture de ce livre roboratif est un must pour tout citoyen curieux et intéressé par la réflexion et par des propositions sur la vie de la Cité. Même et peut-être surtout si elles sortent des chemins battus et ne sont pas toujours politiquement correctes, du moins dans notre pays." André Fourçans, professeur d'Economie à l'ESSEC.EN STOCKCOMMANDER9,00 € -
La route de la servitude. 6e édition
Hayek Friedrich August ; Blumberg GeorgesPublié en 1944, ce manifeste libéral dénonçant les totalitarismes du XXe siècle connaîtra un succès considérable. Selon Friedrich A. Hayek il n?y a pas de différence de nature entre hitlérisme et stalinisme et il n?y a qu?une simple différence de degré entre la social-démocratie, le socialisme et le communisme, car toutes ces idéologies portent en elles une menace envers les libertés individuelles et publiques. « Si nous voulons construire un monde meilleur, nous devons trouver le courage de prendre un départ nouveau même si cela signifie reculer pour mieux sauter » conclut-il. Il nous faut donc abandonner « la route de la servitude », dénoncée dans l?ouvrage et s?engager sur celle de la liberté.EN STOCKCOMMANDER12,50 € -
Le monde selon Tocqueville. Combats pour la liberté
Baverez NicolasPlus de cent soixante ans après sa mort, Alexis de Tocqueville reste un mystère. Trop libéral pour la droite, trop aristocrate pour la gauche, il est un démocrate de raison et non de coeur. Son génie est d'avoir pensé la démocratie dans toutes ses dimensions, en montrant qu'elle peut basculer dans le despotisme mais qu'elle dispose aussi de formidables ressources pour relever les défis des régimes politiques et des passions collectives qui entendent la supprimer. Tocqueville reste avant tout un combattant de la liberté, qui a lutté pour l'abolition de l'esclavage, la réforme du système pénitentiaire et l'enracinement de la République. Un combattant de la liberté qui nous rappelle que sa survie dépend de l'engagement de chacun d'entre nous.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -
De la liberté
Mill John StuartLe sujet de cet essai est la liberté sociale ou civile : la nature et les limites du pouvoir que la société peut légitimement exercer sur l'individu. Cette question, bien que rarement posée ou théorisée, influence profondément les controverses pratiques de notre époque par sa présence latente et devrait bientôt s'imposer comme la question vitale de l'avenir. (...) Je considère l'utilité comme le critère absolu dans toutes les questions éthiques ; mais ici l'utilité doit être prise dans son sens le plus large : se fonder sur les intérêts permanents de l'homme en tant qu'être susceptible de progrès. Je soutiens que ces intérêts autorisent la sujétion de la spontanéité individuelle à un contrôle extérieur uniquement pour les actions de chacun qui touchent l'intérêt d'autrui."ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 €







