Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le retour des Balkans 1991-2001
Yerasimos Stéphane
AUTREMENT
20,30 €
Épuisé
EAN :9782746701892
La chute du rideau de fer en 1989-1991 fait en même temps s'écrouler l'ordre imposé en 1919 à Versailles. La Yougoslavie éclate et le spectre de la balkanisation réapparaît à l'extrémité orientale de l'Europe. Aujourd'hui, les peuples des Balkans se débattent dans une contradiction inextricable : vouloir former ou consolider des Etats-nations en mettant à l'?uvre le nationalisme le plus exacerbé et entendre intégrer simultanément un ensemble supranational, l'Union européenne. De la Bosnie, scindée par les accords de Dayton en deux entités indépendantes et concurrentes opposant Serbes et Croato-Musulmans au Kosovo, tout juste sorti de la guerre, et la Serbie, enfin libérée du joug de Milosevic en passant par le Sandjak, territoire partagé entre la Serbie et le Monténégro, peuplé d'une minorité musulmane non reconnue ; sans oublier les conséquences sociales de la chute du communisme, qui voit l'émergence de nouveaux riches étalant impudemment leur luxe et de nouveaux pauvres dont le confort bourgeois hérité de la période communiste cache leur incapacité à assumer les dépenses courantes... Les pessimistes diront que ces dix dernières années ont fourni de quoi alimenter les haines pour plusieurs siècles à venir. Les optimistes pourront espérer au contraire un effet de catharsis, faisant comprendre aux nouvelles générations l'absurdité de l'affirmation identitaire par l'anéantissement de l'autre. En attendant, il faut faire le bilan, tout le bilan. C'est à quoi ce recueil entend contribuer.
La colonie grecque de Byzance, devenue Constantinople sous l'Empire byzantin et Istanbul sous les Ottomans, abrita seize siècles durant les fastes de deux grands empires couvrant l'Est méditerranéen, des Balkans à l'Afrique du Nord. Cet ouvrage présente l'aventure de cette civilisation dans sa continuité, sur un même site et tout au long des siècles. Le livre s'ouvre sur la ville byzantine et la fondation d'une nouvelle capitale, celle de l'Empire romain devenu chrétien, Constantinople, dotée de magnifiques monuments, dont. la célèbre Sainte-Sophie. Vient. ensuite l'effondrement du monde antique, suivi de l'éclosion de la Constantinople médiévale avec son infinité d'églises et de monastères ornés de somptueuses mosaïques, ainsi que de précieux manuscrits enluminés et d'icônes aujourd'hui dispersés dans les plus grands musées du monde. Enfin, l'art de Byzance finissant, apparaissent les prémices de la Renaissance à travers les mosaïques de l'Eglise de Saint-Sauveur in Khora. L'auteur s'attache ensuite à révéler les richesses de Bursa et Edirne, premières capitales ottomanes où les arts arabe, persan et turc opèrent leur synthèse avant de s'épanouir dans Constantinople, conquise en 1453 et rebaptisée Istanbul. Enfin, est. étudiée l'Istanbul ottomane qui doit se soumettre à une nouvelle géographie du pouvoir. Le palais de Topkapi est alors bâti face au Bosphore. Vient ensuite l'époque de la grandeur, celle, au XVIe siècle, de Soliman le Magnifique, quand la ville se dote de mosquées impériales rivalisant. avec Sainte-Sophie. Arts décoratifs, tissus, céramiques, calligraphies et enluminures s'épanouissent alors. Malgré la décadence qui suivra, le baroque et même l'éclectisme ottoman du XIXe siècle conserveront le merveilleux d'un art oriental qui s'étale sur les rives du Bosphore.
À la fois livre de cuisine et livre d'Histoire, cet ouvrage fait la part à l'Orient gourmand de manière réellement originale. Il retrouve les mets et les produits cuisinés à Istanbul il y a cinq siècles, et les réadapte au marché d'aujourd'hui. C'est donc un livre de cuisine qui évite de répéter les éternelles recettes de la Méditerranée orientale, des pâtes feuilletées aux feuilles de vignes farcies. Universitaire, spécialiste de l'Empire ottoman, Stéphane Yerasimos est allé enquêter dans les ouvrages anciens, les archives et les correspondances pour redresser les tables disparues de Soliman le Magnifique, de ses dignitaires et de ses sujets au XVIe siècle, au cours de cette foisonnante et effervescente période. Après une première partie consacrée aux échanges commerciaux des produits, aux habitudes alimentaires, Stéphane Yerasimos laisse place au rêve en délivrant quelque quarante recettes : Buyresiyye (gigot d'agneau, miel, amandes et abricots secs), Ragoût de courge, Fricassée de poulet (avec cannelle et coriandre), Navets au vinaigre... Chaque recette est ici accompagnée d'illustrations sobres tracées sur la moitié d'une page par Belkis Taskeser pour former un ensemble véritablement enchanteur. Sans fard et enrichissant... Voilà de l'utile joint à l'agréable. --Céline Darner
Près d'un million d'habitants en 1950, dix millions en 2000... Istanbul, mégapole tiers-mondiste, ne cesse de croître. La cité à l'origine de cette ville tentaculaire, maintes fois tête d'un empire, n'occupait pourtant que quelques hectares nichés entre Corne d'Or et mer de Marmara. En 330, sur ce site exceptionnel où se mêlent terre et mer, où se rencontrent l'Europe et l'Asie, Constantin inaugure la capitale de l'Empire romain réunifié. Il laissera son nom à celle qu'il voulait être la Nouvelle Rome, et dont il reste encore d'impressionnants vestiges tels que les remparts, de l'hippodrome ou, plus surprenant, la citerne-Basilique, à la beauté de cathédrale engloutie. Vient ensuite Byzance. C'est peut-être à Sainte-Sophie, monument emblématique s'il en est, que se manifestent le mieux la puissance et la richesse de cet empire chrétien. Mais la réussite suscite la convoitise: en 1204, Constantinople est pillée par les croisés qui y fondent le Royaume latin. Les Byzantins reprendront la ville; elle connaîtra une renaissance sous la dynastie des Paléologues, comme en témoigne le somptueux décor de mosaïques et de fresques du monastère de Chôra (Kahriye cami'i). Néanmoins, le vieil empire est affaibli, et le 29 mai 1453 la ville tombe aux mains des Turcs. Commence alors le temps d'Istanbul. Avec les Ottomans, la physionomie de la ville change. Autrefois tapie derrière ses murailles, elle se hérisse bientôt de minarets tandis que se développe le célèbre ensemble de Topkapi. En effet, au gré des époques et des sultans, de nouveaux monuments surgissent: mosquées de Sinan, le grand architecte de Soliman le Magnifique, au XVIe siècle, fontaines et bibliothèques aux XVIIe et XVIIIe siècles, palais au bord de l'eau au XIXe siècle. Constantinople ou Istanbul, la ville à cheval sur deux continents a toujours entretenu une fascination réciproque avec l'Occident, fascination que cet ouvrage fera partager au lecteur.
Qu'il s'agisse des Balkans, du Proche-Orient ou du Caucase, les conflits qui déchirent aujourd'hui ces régions paraissent le plus souvent incompréhensibles, tant la diversité des peuples et leurs motivations sont étrangères aux Européens de l'Ouest. Seule une plongée dans l'histoire peut permettre d'éclairer ce présent si opaque. D'où l'utilité de ce livre qui réunit une série d'analyses historiques - avec un accent particulier mis sur les XIXe et XXe siècles - de la formation des frontières dans ces trois régions, et de la place qu'y occupent les différentes minorités. L'auteur y montre que les tensions et les drames d'aujourd'hui s'expliquent dans une large mesure par l'inachèvement du processus de formation des Etats-nations, engagé au siècle dernier. Illustrées de nombreuses cartes, ces études ont été pour la plupart publiées ces dernières années dans la revue de géographie et de géopolitique Hérodote .
Résumé : Une centaine de cartes et infographies pour retracer, du IVe au Ier siècle avant J.-C., l'histoire de la période hellénistique, creuset politique et culturel du monde moderne. De la Méditerranée occidentale aux confins de l'Afghanistan, les dynamiques démographiques, politiques et militaires qui ont façonné l'empire hérité d'Alexandre le Grand. Des conquêtes d'Alexandre à l'hégémonie romaine, des grands empires aux cités-Etats luttant pour préserver leur autonomie : le tableau d'un monde en pleine effervescence, où se dessinent déjà, en filigrane, les contours du nôtre. Une mosaïque de peuples et de territoires qui trouve son unité dans la diffusion de la culture hellénistique. La nouvelle édition de cet Atlas, augmentée pour intégrer les développements les plus récents d'un domaine d'étude en plein renouvellement, dresse le portrait d'une période décisive et pourtant méconnue de notre histoire.
La Nakba, la "catastrophe" : tel est le nom que les Palestiniens donnent à la guerre de 1948, événement désastreux qui provoqua le départ de quelque 850 000 réfugiés palestiniens. Du côté israélien, 1948 fut une guerre d'indépendance victorieuse qui aboutit à la création de l'Etat d'Israël. Israël s'est construit autour de cet événement, politiquement et "symboliquement". Très tôt, l'historiographie israélienne s'est emparée de cette victoire pour en tirer des "mythes fondateurs", tels que "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", "les Palestiniens ont fui les combats volontairement", ou encore "Israël a accepté la partition de l'ONU en 1947 alors que les Arabes l'ont refusée"... Tous ces récits mythiques sont ici revisités et, souvent, mis à mal. Depuis quelques années déjà, se développe en effet en Israël une nouvelle historiographie qui remet en cause la version officielle israélienne des faits, et notamment le problème des réfugiés palestiniens. Eugene L. Rogan et Avi Shlaim, deux éminents historiens du Moyen-Orient contemporain, ont rassemblé les contributions des meilleurs "nouveaux historiens" israéliens et universitaires arabes et occidentaux, pour offrir un regard totalement neuf sur la guerre de 1948, afin d'en comprendre les enjeux historiques et contemporains. Avec Fawaz A. Gerges, Rashid Khalidi, Joshua Landis, Benny Morris, Laila Parsons, Charles Tripp.
Près de 100 cartes et infographies actualisées pour mieux comprendre la complexité d'Israël. Les courants de pensée et les faits historiques à l'origine de la création de l'Etat d'Israël. Les enjeux démographiques : des fantasmes à la réalité. La question délicate des ressources : eau, énergie, matière grise, commerce... L'histoire toujours mouvementée des pourparlers israélo-palestiniens. L'auteur, spécialiste reconnu de la géopolitique d'Israël, aborde tous les aspects du sujet pour faire de cette cinquième édition un ouvrage de référence.
Olivia et Emily sont demi-soeurs et vivent une enfance heureuse. Jusqu'au jour où Mo et Pa ont un troisième enfant : Rosie, une vraie peste. Peu à peu, elle parvient à empoisonner l'existence de toute la famille, poussant Olivia et Emily dans leurs derniers retranchements. Comment s'en débarrasser ? Coups bas, manipulations et vengeances : impossible de s'ennuyer avec ces héroïnes aussi cyniques que déjantées.