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L'innovation en pédagogie
Vincent Hubert
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271115812
L'école dans notre pays occupe une place particulière, s'y concentrent comme en écho toutes les questions débattues dans la société. Egalité des chances, formation, neutralité religieuse. Elle est un enjeu permanent des politiques gouvernementales, un sujet de polémiques dans la société civile. La pédagogie y occupe une place centrale : ce sont ses principes et sa pratique que recherche et interroge cet ouvrage. Hubert Vincent replace sa problématique dans le temps long, de l'Antiquité à la post-modernité et aux sciences cognitives. Tout en tentant de dire ce qui fait notre éducation, notre réalité éducative, il s'agit aussi pour l'auteur d'assumer la perspective de certains héritages passés, et d'attester de leur force. Platon, Montaigne, Hegel, Alain, Dewey scandent le développement de la réflexion d'Hubert Vincent, également nourrie aux notions actuelles dominantes comme la compétence. Une tentative de penser notre expérience éducative selon une authentique réflexion pratique.
Comment comprendre cette notion de citoyen du monde, et comment surtout nous situer par rapport à elle, nous qui sommes citoyens d'un État, habitants d'un pays, soucieux de droit et de nos droits, et soucieux de nos luttes ? Nous qui sommes aussi engagés dans nos activités professionnelles, définis par de multiples particularismes, et d'abord par nos langues ? Dans ces conditions, de qui le citoyen du monde peut-il être l'ami ? Sur quoi veille-t-il ? Que prend-il en garde ? Soit que cela soit au-delà de ses particularismes, de ses droits et de ses luttes, soit que cela soit entre eux, soit que cela soit enfin ce qui était avant eux. Dans quelle mesure également peut-il être l'homme ou la femme d'un collectif capable d'une action commune ? Ou bien son lot est-il celui d'une solitude silencieuse ou bavarde, toujours un peu mélancolique et rêveuse ? Ce livre veut apporter des éléments de réponse et d'éclaircissements à ces différentes questions, au moins dans le but de dessiner nettement les contours de cette notion de citoyenneté du monde ainsi que ses enjeux. Si la tradition culturelle y est requise, c'est dans le but d'éclairer véritablement notre présent. Ce livre est le résultat d'un colloque organisé en mars 2002 par l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres du Nord-Pas-de-Calais, avec le soutien de l'École Normale Supérieure-Lettres et Sciences Humaines de Lyon ainsi que du Centre d'Études en Rhétorique Philosophie et Histoire des Idées, de l'Institut d'Études Politiques de Lille et de la Mairie de Lille.
Il semble bien que le souci du collectif ne soit plus guère à la mode et, pour ce qui concerne les enfants et les adolescents, soit l'on s'inquiète de les voir s'organiser en "bande", soit l'on déplore que la "montée de l'individualisme" mette à mal tout souci du commun. Mais surtout, semble-t-il encore, le souci du collectif s'efface au sein même de l'école dans la mesure où celle-ci trouve aujourd'hui de plus en plus sa légitimité dans l'écoute et le suivi des difficultés, capacités et projets de chacun. Le collectif, pense-t-on, ferait forcément tort aux individus. Ce livre entend montrer tout d'abord qu'il y a bien une tendance native des enfants à se regrouper loin des adultes et, comme le disait Alain, à "faire peuple" et que ce serait leur faire tort que de l'ignorer. Il entend examiner ensuite la façon dont les adultes peuvent accueillir, reprendre et pour finir instituer cette tendance native, ou comment elle fonde leur responsabilité. L'école, et un bon nombre de ses principes constitutifs (l'autorité, la différentiation, le travail scolaire, l'émulation) s'en trouvent ainsi redéfinis. C'est en suivant les thèses du philosophe-pédagogue Alain que cette analyse est menée. Il en ressort une image plus moderne de sa pensée touchant l'éducation, loin des habituels clichés dans lesquels on l'enferme le plus souvent.
La confiance : soit on la considère comme une donnée naturelle, allant de soi ou devant aller de soi : "n'est-il pas normal que les enfants fassent confiance et aiment leurs parents ? " Soit on la considère comme le résultat de nos efforts ou intentions. Dans les deux cas, on oublie une chose essentielle, à savoir qu'elle est un résultat, résultat des modes d'être et d'apparaître que nous sommes. Ni naturelle ni fabriquée, elle naît à l'interaction des modes d'être ordinaires ou extraordinaires dont nous sommes ou non capables. C'est en ce sens que l'on dira qu'elle relève d'une genèse. Quant à la docilité susceptible de résulter de cette genèse, qui est aussi un objet central de cet ouvrage, elle est tout autre que ce à quoi on la réduit habituellement : crédulité, soumission, dépendance, absence de tout usage d'esprit critique. "Avoir bon esprit", ne fait pourtant pas de nous des gens aveugles et stupides. Nous disons et déplorons des temps incertains et violents. Et certainement le sont-ils par bien des aspects qu'il nous faut endurer et comprendre, et contre lesquels il est aussi nécessaire de nous dresser. De là à ne plus rien pouvoir entendre et recueillir de ce goût du monde qui nous a constitué, il y a une marge qui, si on l'ignore, nous porterait à méconnaître les sources mêmes de nos possibilités critiques : c'est bien parce que nous avons pu aimer ce monde et y prendre goût, c'est bien parce que nous pouvons régulièrement en refaire l'expérience, qu'il nous est possible de combattre tout ce qui l'empêche et nous en détourne.
Nietzsche composa ses oeuvres et particulièrement le Gai savoir. Qui plus est, des indices très nets permettent d'avancer l'hypothèse que chacun des cinq livres de ce dernier ouvrage furent eux-mêmes composés avec soin et arrangés. Cet essai en est la démonstration pour le Livre II, dont le thème spécifique est le rapport connaissance, art et vérité, qu'il revisite du même coup. Au-delà de cette démonstration, l'enjeu de cette lecture est de ne pas manquer ce par quoi le travail de Nietzsche et les thèmes les plus essentiels de sa philosophie sont reliés à tout un ensemble de déterminations que nous dirions aujourd'hui psychologiques, sociologiques, stylistiques, politiques, esthétiques et éthiques. Nietzsche dessina ainsi (ou redessina, car il eut sur ce point des précurseurs, Montaigne en particulier) une modalité du travail philosophique que nous croyons pouvoir être reprise et qui en fait bien autre chose que le métaphysicien de la Volonté de Puissance. Qu'est-ce ainsi qu'une philosophie qui, dans sa pratique même, est effectivement un gai savoir ? C'est à cette question que nous avons voulu répondre.Hubert Vincent, agrégé de philosophie, est professeur des Universités à l'IUFM du Nord-Pas de Calais. Il a publié : Éducation et scepticisme chez Montaigne et Vérité du scepticisme chez Montaigne (L'Harmattan).
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.