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Le peuple enfant et l'école. Pourquoi pas Alain ?
Vincent Hubert
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296963481
Il semble bien que le souci du collectif ne soit plus guère à la mode et, pour ce qui concerne les enfants et les adolescents, soit l'on s'inquiète de les voir s'organiser en "bande", soit l'on déplore que la "montée de l'individualisme" mette à mal tout souci du commun. Mais surtout, semble-t-il encore, le souci du collectif s'efface au sein même de l'école dans la mesure où celle-ci trouve aujourd'hui de plus en plus sa légitimité dans l'écoute et le suivi des difficultés, capacités et projets de chacun. Le collectif, pense-t-on, ferait forcément tort aux individus. Ce livre entend montrer tout d'abord qu'il y a bien une tendance native des enfants à se regrouper loin des adultes et, comme le disait Alain, à "faire peuple" et que ce serait leur faire tort que de l'ignorer. Il entend examiner ensuite la façon dont les adultes peuvent accueillir, reprendre et pour finir instituer cette tendance native, ou comment elle fonde leur responsabilité. L'école, et un bon nombre de ses principes constitutifs (l'autorité, la différentiation, le travail scolaire, l'émulation) s'en trouvent ainsi redéfinis. C'est en suivant les thèses du philosophe-pédagogue Alain que cette analyse est menée. Il en ressort une image plus moderne de sa pensée touchant l'éducation, loin des habituels clichés dans lesquels on l'enferme le plus souvent.
La confiance : soit on la considère comme une donnée naturelle, allant de soi ou devant aller de soi : "n'est-il pas normal que les enfants fassent confiance et aiment leurs parents ? " Soit on la considère comme le résultat de nos efforts ou intentions. Dans les deux cas, on oublie une chose essentielle, à savoir qu'elle est un résultat, résultat des modes d'être et d'apparaître que nous sommes. Ni naturelle ni fabriquée, elle naît à l'interaction des modes d'être ordinaires ou extraordinaires dont nous sommes ou non capables. C'est en ce sens que l'on dira qu'elle relève d'une genèse. Quant à la docilité susceptible de résulter de cette genèse, qui est aussi un objet central de cet ouvrage, elle est tout autre que ce à quoi on la réduit habituellement : crédulité, soumission, dépendance, absence de tout usage d'esprit critique. "Avoir bon esprit", ne fait pourtant pas de nous des gens aveugles et stupides. Nous disons et déplorons des temps incertains et violents. Et certainement le sont-ils par bien des aspects qu'il nous faut endurer et comprendre, et contre lesquels il est aussi nécessaire de nous dresser. De là à ne plus rien pouvoir entendre et recueillir de ce goût du monde qui nous a constitué, il y a une marge qui, si on l'ignore, nous porterait à méconnaître les sources mêmes de nos possibilités critiques : c'est bien parce que nous avons pu aimer ce monde et y prendre goût, c'est bien parce que nous pouvons régulièrement en refaire l'expérience, qu'il nous est possible de combattre tout ce qui l'empêche et nous en détourne.
Nietzsche composa ses oeuvres et particulièrement le Gai savoir. Qui plus est, des indices très nets permettent d'avancer l'hypothèse que chacun des cinq livres de ce dernier ouvrage furent eux-mêmes composés avec soin et arrangés. Cet essai en est la démonstration pour le Livre II, dont le thème spécifique est le rapport connaissance, art et vérité, qu'il revisite du même coup. Au-delà de cette démonstration, l'enjeu de cette lecture est de ne pas manquer ce par quoi le travail de Nietzsche et les thèmes les plus essentiels de sa philosophie sont reliés à tout un ensemble de déterminations que nous dirions aujourd'hui psychologiques, sociologiques, stylistiques, politiques, esthétiques et éthiques. Nietzsche dessina ainsi (ou redessina, car il eut sur ce point des précurseurs, Montaigne en particulier) une modalité du travail philosophique que nous croyons pouvoir être reprise et qui en fait bien autre chose que le métaphysicien de la Volonté de Puissance. Qu'est-ce ainsi qu'une philosophie qui, dans sa pratique même, est effectivement un gai savoir ? C'est à cette question que nous avons voulu répondre.Hubert Vincent, agrégé de philosophie, est professeur des Universités à l'IUFM du Nord-Pas de Calais. Il a publié : Éducation et scepticisme chez Montaigne et Vérité du scepticisme chez Montaigne (L'Harmattan).
Nous tenons, semble-t-il, qu'il est important pour tout un chacun d'apprendre des mathématiques. Mais pourquoi ? A cette question le discours commun apporte de multiples réponses : les mathématiques, c'est " une école de pensée ", ou " une école de rigueur " ; " c'est bien utile également dans nos sociétés modernes, et cela de plus en plus " ; " cela forme à l'abstraction " ; etc. Ce livre se propose d'entrelacer ces réponses de première venue aux réponses issues d'une tradition qui sut, tant chez des mathématiciens, des philosophes et des littérateurs, dire brièvement et clairement le sens ou le non-sens qu'il y avait à faire un peu ou beaucoup de mathématiques. Il s'agit donc ici d'une approche culturelle du sens des mathématiques. Cet ouvrage n'entend en aucune façon prêcher et convaincre tout un chacun qu'il est bon de faire des mathématiques. Il se propose d'exposer des raisons d'en faire ou de ne pas en faire, ce qui est aussi une façon de cerner leurs limites. S'il s'adresse en premier lieu à ceux qui enseignent les mathématiques, principalement en primaire et en secondaire, il s'adresse aussi à tous ceux qui ont eu affaire à un enseignement de mathématiques, qu'ils en aient été heureux, malheureux ou indifférents.
Comment comprendre cette notion de citoyen du monde, et comment surtout nous situer par rapport à elle, nous qui sommes citoyens d'un État, habitants d'un pays, soucieux de droit et de nos droits, et soucieux de nos luttes ? Nous qui sommes aussi engagés dans nos activités professionnelles, définis par de multiples particularismes, et d'abord par nos langues ? Dans ces conditions, de qui le citoyen du monde peut-il être l'ami ? Sur quoi veille-t-il ? Que prend-il en garde ? Soit que cela soit au-delà de ses particularismes, de ses droits et de ses luttes, soit que cela soit entre eux, soit que cela soit enfin ce qui était avant eux. Dans quelle mesure également peut-il être l'homme ou la femme d'un collectif capable d'une action commune ? Ou bien son lot est-il celui d'une solitude silencieuse ou bavarde, toujours un peu mélancolique et rêveuse ? Ce livre veut apporter des éléments de réponse et d'éclaircissements à ces différentes questions, au moins dans le but de dessiner nettement les contours de cette notion de citoyenneté du monde ainsi que ses enjeux. Si la tradition culturelle y est requise, c'est dans le but d'éclairer véritablement notre présent. Ce livre est le résultat d'un colloque organisé en mars 2002 par l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres du Nord-Pas-de-Calais, avec le soutien de l'École Normale Supérieure-Lettres et Sciences Humaines de Lyon ainsi que du Centre d'Études en Rhétorique Philosophie et Histoire des Idées, de l'Institut d'Études Politiques de Lille et de la Mairie de Lille.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.