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Pierre Leroux, penseur de l'humanité
Viard Bruno
SULLIVER
14,00 €
Épuisé
EAN :9782351220542
Si le XVIIIe siècle fut le siècle des philosophes, la France est réputée n'avoir guère eu de grands penseurs au XIXe siècle. C'est oublier Pierre Leroux pour lequel ce livre revendique, après deux siècles, une grande place, la première même. Pierre Leroux (1797-1871) est un fils du peuple qui devint philosophe autant qu'homme d'action, à la tête de quatre grands journaux et comme représentant du peuple sous la Seconde République. Ayant participé à l'aventure saint-simonienne en 1830-1831, il fut le premier à pointer le danger collectiviste. Leroux est aussi un écrivain, un penseur à la française, dans la lignée de Rousseau. Mais il vécut après la Révolution: il a vu l'histoire bouger, fut acteur et témoin de l'avènement du monde moderne, et des premiers conflits du libéralisme et du socialisme. Les synthèses que proposa ce penseur encyclopédique, dès les années 1830, restent prophétiques pour le lecteur du jeune XXIe siècle. Leroux combat les inégalités de classe, de race et de sexe, et explora tous les grands problèmes en les mesurant à l'aune de l'humanité, placée au coeur de sa réflexion. Biographie de l'auteur Bruno Viard est professeur de littérature française à l'université de Provence. Il travaille sur le lien social aussi bien dans son versant psychologique que sociologique. Il a notamment publié en 2007, aux éditions Le Bord de l'eau, une Anthologie de Pierre Leroux, inventeur du socialisme, dont ce livre est la continuation.
Le colonialisme reste assurément une tache sur le drapeau des IIIe et IVe Républiques. Pourtant le projet de "civiliser les races inférieures", comme disait Jules Ferry, n'a pas toujours fait partie du programme du parti républicain. Relire ou plutôt découvrir les textes de Pierre Leroux, c'est s'apercevoir que, dans les années 1830, le socialisme républicain développait une connaissance fine et éclairée des civilisations de l'Orient, inconnue des études postcoloniales. Les textes exhumés et réunis par Bruno Viard constituent une critique de l'ethnocentrisme antérieure de 120 années à celle de Lévi-Strauss. Ils jettent les bases d'un comparatisme déjouant les pièges de la partialité comme du ressentiment et permettent une réévaluation, encore pertinente, des relations entre les cultures d'Orient et celles de l'Europe. Ce livre est aussi l'occasion de méditer sur une tra ' on socialiste encore négligée par notre historiographie, étouffée après l'échec de 1848 et dès la Première Internationale. Parmi les réformateurs sociaux des années 1830 et 1840, la figure de Pierre Leroux s'affirme de plus en plu, car il fut le seul démocrate, avec Proudhon, le seul philosophe et e seul encyclopédiste, doué d'une vision panoramique et historique, tournée ici vers l'Inde et vers la Chine, qui fait encore sens aujourd'hui.
Au sens le plus large, le romantisme est une crise de la conscience européenne au moment du basculement dans le monde moderne. Contre la raison et les règles du classicisme devenues un carcan se produisit, de façon quasi thermostatique, une réévaluation de la sensibilité et de lauthenticité. Ce fut dabord une révolte esthétique et ethnique contre le bon goût figé à la française. Mais progressivement, les abus de la Révolution, ses violences, les déceptions provoquées par la nouvelle société dargent donnèrent au romantisme un caractère politique orienté contre les Lumières. Typiquement anti-bourgeois, le romantisme nest pas pour autant étroitement aristocratique et catholique. Son parti est celui de labsolu, de lidéal. Il mobilisa les extrêmes de larc politique, de la droite à la gauche. Le tout était de mépriser lutilitarisme et lindividualisme. Autour de 100 mots clés, cet ouvrage invite le lecteur à comprendre lexaltation romantique et à appréhender ce mouvement dans toutes ses dimensions.
Résumé : Les études proposées (Montaigne, Rousseau, Nerval, Baudelaire, Flaubert, Proust, Giono, Durrell, Littell, Houellebecq) constituent un exercice de méthode à portée anthropologique. Elles empruntent leurs outils à Marcel Mauss et à Paul Diel pour analyser la déchirure qui coupe du monde moderne beaucoup d'oeuvres littéraires.
Résumé : On a vainement cherché pendant les dernières décennies à concilier des ?uvres finalement inconciliables, à savoir celles de Karl Marx, d'Emile Durkheim et de Sigmund Freud. Il demeure un hiatus dans l'étude de l'homme. Dans ce bref essai, brillant et iconoclaste, Bruno Viard nous propose un pari qui prend tous ces efforts à contre-pied ce ne sont pas ces trois figures tutélaires que l'on peut accorder, mais plutôt celles de leurs " neveux " respectifs, plus ou moins oubliés de l'histoire dominante, mais dont la parenté intellectuelle est manifeste sans qu'ils se soient donné le mot : le socialiste réputé " utopique " Pierre Leroux, le sociologue Marcel Mauss, le psychanalyste hétérodoxe Paul Diel. Au terme d'une enquête minutieuse, tant historique qu'anthropologique, Bruno Viard montre que c'est sur la question de l'altruisme et de l'égoïsme que se sont produits le divorce et les errements des " oncles ", et que se noue la surprenante convergence théorique des trois " neveux ". Ce triple décalage permet de construire un modèle anthropologique synthétique et d'éviter la double impasse d'une sociologie ou d'un socialisme sans psychologie et d'une psychologie sans politique. Ecrit avec humour, dans une langue claire et jamais pédante, cet essai dynamite la vision que l'on s'est faite pendant des années de la science politique, de la sociologie et de la psychanalyse. Audacieux et convaincant.
L'histoire nous a légué d'innombrables énigmes, mystères et réalités insolites: l'Atlantide, les "pierres du ciel", les possessions démoniaques, la sorcellerie, la lycanthropie, le vampirisme, les enfants sauvages, les apparitions extraordinaires, les stigmates et corps à prodige, les extases mystiques, etc. L'anthropologie ne peut pas traiter ces données que l'on rencontre dans de nombreuses cultures comme de simples résurgences folkloriques, superstitions ou hallucinations. Elle doit au contraire s'interroger sur leur teneur ontologique qui n'est pas simplement du registre de l'irrationnel ou de la fiction, mais bien du registre de la constitution intersubjective des mondes vécus ordinaires. Cet ouvrage illustre le complémentarisme des démarches de l'ethnopsychanalyse, de la psychanalyse et de la phénoménologie pour restituer la complexité de l'étrange. De multiples observations et découvertes témoignent de l'intrication étroite entre "l'imaginaire" (les croyances, les mythes, les légendes) et "le réel" (les connaissances scientifiques, les réalités attestées, les faits historiques avérés). L'Anthropologie de l'étrange est donc l'étude critique de trois quêtes métaphysiques fondamentales: l'origine (du monde; de la vie, de l'homme), le devenir (de l'humain, de la planète, du cosmos), la pluralité (des mondes habités, des mondes vécus, des différents types d'humains ou d'humanoïdes).
Cet ouvrage constitue une tentative unique d'appréhender l'histoire globale du cinéma à la lumière des événements de ce Vingtième siècle éminemment idéologique. Il propose un regard synthétique, pédagogique et original sur les grandes périodes historiques couvrant l'époque du muet, les années 30 et la montée des totalitarismes, la Seconde guerre mondiale, la guerre froide, la contestation des années 60 et 70 et le cinéma à l'heure de la mondialisation. Un ouvrage complet qui s'adresse autant aux cinéphiles et aux étudiants qu'aux non-spécialistes.
Si vous vous contentez d'observer tranquillement, en sceptique convaincu; si vous restez en dehors des luttes qui vous paraissent secondaires, ou si, même étant d'une factions, vous osez constater les défaillances et les folies de vos amis, on vous traitera comme une bête dangereuse ; on vous traquera partout ; vous serez injurié, conspué, traître et renégat ; car la seule chose que haïssent tous les hommes, en religion comme en politique, c'est la véritable indépendance d'esprit. " Guy de Maupassant. Cette indépendance d'esprit, Maupassant l'exerce, de 1881 à 1889, dans les chroniques écrites pour les grands journaux de l'époque. Elles éclairent un angle de découverte d'une brûlante actualité, toute moderne, avec des analyses quotidiennes qui ne cessent de mettre en valeur la vie parlementaire, la vie sociale, toute la perspective d'une pensée libre et ouverte, un regard implacable sur la vie politique d'une société. Cet intérêt nouveau d'un journaliste-chroniqueur pour un monde dont il dénonce les tares et les faux semblants, précise une couleur d'époque où s'exaspèrent l'affairisme et la dégradation morale. La société a perdu ses plus solides repères et ceux qui la dirigent sombrent dans la médiocrité. La parole polémique du chroniqueur devient alors parole politique, celle d'un homme qui ose prendre parti, aller à contre-courant des idées toutes faites, vers un nihilisme grandissant. Regroupées pour la première fois, les Chroniques politiques de Maupassant sont présentées par Gérard Delaisement auteur, en 1956, de Maupassant journaliste et chroniqueur (Albin Michel), d'éditions de Bel-Arni (Garnier), de Fort cantine la mort (Gallimard), des Contes et Nouvelles (Albin Michel) et qui a consacré sa vie à rassembler les Chroniques de Maupassant dont il a réalisé l'édition critique.
Qu'en est-il de La Révolution selon Gustav Landauer ? A la période médiévale de stabilité, où l'esprit de communion chrétien et l'art s'enracinaient dans la vie du peuple, a succédé à partir de la Renaissance une époque de convulsions autant destructrices que réparatrices. La culture s'étiole entre les mains de figures singulières, séparées de la communauté, et l'art végète dans le musée. C'est le temps des révolutions. Il se prolonge jusqu'à nous, dans l'attente du nouvel esprit d'unité, l'esprit de la Révolution, qui animera le peuple de l'avenir, encore à naître. En regard de ces raccourcis parfois périlleux, Louis Janover s'efforce dans la postface d'éclairer La Révolution à la lumière des révolutions de ce dernier siècle et de donner ainsi sens et contenu à une histoire connue.