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Chroniques politiques
Maupassant Guy de ; Delaisement Gérard
SULLIVER
24,99 €
Épuisé
EAN :9782351220061
Si vous vous contentez d'observer tranquillement, en sceptique convaincu; si vous restez en dehors des luttes qui vous paraissent secondaires, ou si, même étant d'une factions, vous osez constater les défaillances et les folies de vos amis, on vous traitera comme une bête dangereuse ; on vous traquera partout ; vous serez injurié, conspué, traître et renégat ; car la seule chose que haïssent tous les hommes, en religion comme en politique, c'est la véritable indépendance d'esprit. " Guy de Maupassant. Cette indépendance d'esprit, Maupassant l'exerce, de 1881 à 1889, dans les chroniques écrites pour les grands journaux de l'époque. Elles éclairent un angle de découverte d'une brûlante actualité, toute moderne, avec des analyses quotidiennes qui ne cessent de mettre en valeur la vie parlementaire, la vie sociale, toute la perspective d'une pensée libre et ouverte, un regard implacable sur la vie politique d'une société. Cet intérêt nouveau d'un journaliste-chroniqueur pour un monde dont il dénonce les tares et les faux semblants, précise une couleur d'époque où s'exaspèrent l'affairisme et la dégradation morale. La société a perdu ses plus solides repères et ceux qui la dirigent sombrent dans la médiocrité. La parole polémique du chroniqueur devient alors parole politique, celle d'un homme qui ose prendre parti, aller à contre-courant des idées toutes faites, vers un nihilisme grandissant. Regroupées pour la première fois, les Chroniques politiques de Maupassant sont présentées par Gérard Delaisement auteur, en 1956, de Maupassant journaliste et chroniqueur (Albin Michel), d'éditions de Bel-Arni (Garnier), de Fort cantine la mort (Gallimard), des Contes et Nouvelles (Albin Michel) et qui a consacré sa vie à rassembler les Chroniques de Maupassant dont il a réalisé l'édition critique.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Une Vie - Bel-Ami - Mont-Oriol - Pierre et Jean - Fort comme la mort - Notre coeur. Romans inachevés: L'Âme étrangère - L'Angélus. Édition de Louis Forestier.
Voilà une nouvelle édition de 17 nouvelles de Guy de Maupassant à lire et à relire, publiées pour la première fois en 1885. Cette publication reprend la version de 1903, par la librairie Ollendorff. Les 65 gravures qui illustrent et agrémentent ce texte sont d'époque. Les dessins sont de Julian Damazy et les gravures sur bois de G. Lemoine. La plupart des nouvelles de ce recueil mettent en scène des couples qui se font et se défont, sans pouvoir accéder au bonheur. La question de l'enfant naturel est omniprésente comme autant de pièges de la nature. Fruits d'étreintes qu'on croyait brèves, ils souffrent et font souffrir. Voilà autant de témoignages de l'obsession qui habite Maupassant: Le noir et la mort.
Un couple de commerçants parisiens, les Roland, retirés au Havre. Deux fils : Pierre et son cadet Jean, "aussi blond que son frère était noir, aussi calme que son frère était emporté, aussi doux que son frère était rancunier". Pierre et Jean ne s'aiment pas, mais la famille vit en paix jusqu'au jour où l'on apprend qu'un vieil ami des Roland a laissé en mourant toute sa fortune à Jean. Pourquoi à Jean seul ? De ce qui aurait pu être un banal drame de boulevard, Maupassant a fait une tragédie concise et cruelle, où affleure le thème du Double qui va bientôt hanter sa folie. Et le livre contient, sur la mer, les bateaux, la lumière, la campagne normande, quelques-unes des plus belles pages de la littérature impressionniste.
Résumé : Moi aussi, je sais une chose étrange, tellement étrange, qu'elle a été l'obsession de ma vie. Voici maintenant cinquante-six ans que cette aventure m'est arrivée, et il ne se passe pas un mois sans que je la revoie en rêve. Il m'est demeuré de ce jour-là une marque, une empreinte de peur, me comprenez-vous ? Oui, j'ai subi l'horrible épouvante, pendant dix minutes, d'une telle façon que depuis cette heure une sorte de terreur constante m'est restée dans l'âme. Les bruits inattendus me font tressaillir jusqu'au c?ur ; les objets que je distingue mal dans l'ombre du soir me donnent une envie folle de me sauver. J'ai peur la nuit, enfin.
Grand écrivain dont le style était unanimement admiré, même par ses adversaires, Jean-Jacques Rousseau n'avait pas cependant l'écriture facile. De cet ennemi de la correspondance, ne nous sont pas moins parvenues quelque 2 700 lettres écrites de 1730 à 1778. Une vie d'homme n'est pas uniforme, et celle de Rousseau moins que toute autre, aussi ses lettres sont-elles d'une grande diversité. Certaines sont familières ou personnelles, révélatrices d'un tempérament susceptible de passions ardentes. Certaines, touchantes, vont à celle qui partagea son quotidien pendant trente-trois ans et n'hésita jamais, à partir de 1762, à le suivre dans son exil. La correspondance révèle aussi, chez ce solitaire par choix et par force, son besoin d'autrui, son exigence de compréhension toujours déçue, sa conception intransigeante de l'amitié. "Je fus ami si jamais homme le fut", assure-t-il dans Les Confessions. Autre Rousseau encore, et qu'on ne pouvait ignorer, le philosophe qui constitue son "magasin d'idées" et surtout, en 1756, la lettre qu'il adresse, sur la Providence et la théodicée, au Voltaire du Poème sur le désastre de Lisbonne. Autre Rousseau enfin, celui qui s'exprime, de plus en plus angoissé, quand, après les désastres de Môtiers et de l'île de Saint-Pierre, il pénètre dans l'univers effrayant de la paranoïa des dernières années. Il serait artificiel de présenter cette correspondance selon un ordre thématique. Mais suivies une à une, dans l'ordre chronologique, les 78 lettres de ce florilège font percevoir les étapes successives d'une vie, d'une carrière et d'une pensée.
L'histoire nous a légué d'innombrables énigmes, mystères et réalités insolites: l'Atlantide, les "pierres du ciel", les possessions démoniaques, la sorcellerie, la lycanthropie, le vampirisme, les enfants sauvages, les apparitions extraordinaires, les stigmates et corps à prodige, les extases mystiques, etc. L'anthropologie ne peut pas traiter ces données que l'on rencontre dans de nombreuses cultures comme de simples résurgences folkloriques, superstitions ou hallucinations. Elle doit au contraire s'interroger sur leur teneur ontologique qui n'est pas simplement du registre de l'irrationnel ou de la fiction, mais bien du registre de la constitution intersubjective des mondes vécus ordinaires. Cet ouvrage illustre le complémentarisme des démarches de l'ethnopsychanalyse, de la psychanalyse et de la phénoménologie pour restituer la complexité de l'étrange. De multiples observations et découvertes témoignent de l'intrication étroite entre "l'imaginaire" (les croyances, les mythes, les légendes) et "le réel" (les connaissances scientifiques, les réalités attestées, les faits historiques avérés). L'Anthropologie de l'étrange est donc l'étude critique de trois quêtes métaphysiques fondamentales: l'origine (du monde; de la vie, de l'homme), le devenir (de l'humain, de la planète, du cosmos), la pluralité (des mondes habités, des mondes vécus, des différents types d'humains ou d'humanoïdes).
Qu'en est-il de La Révolution selon Gustav Landauer ? A la période médiévale de stabilité, où l'esprit de communion chrétien et l'art s'enracinaient dans la vie du peuple, a succédé à partir de la Renaissance une époque de convulsions autant destructrices que réparatrices. La culture s'étiole entre les mains de figures singulières, séparées de la communauté, et l'art végète dans le musée. C'est le temps des révolutions. Il se prolonge jusqu'à nous, dans l'attente du nouvel esprit d'unité, l'esprit de la Révolution, qui animera le peuple de l'avenir, encore à naître. En regard de ces raccourcis parfois périlleux, Louis Janover s'efforce dans la postface d'éclairer La Révolution à la lumière des révolutions de ce dernier siècle et de donner ainsi sens et contenu à une histoire connue.
La réapparition des films de Debord, après 20 ans d'absence, relève d'une duplicité certaine: la machine récupératrice va sen emparer, faisant des films un objet de fétiche pour contemplateurs béats et "branchés"; pire, elle en fera des ?uvres d'art, des objets culturels, quelques avatars de l'inoffensif cinéma expérimental. Hors des contextes et des objectifs d'action directe comment réagir à l'une des phrases-clés du Film Hurlements en faveur de Sade: "Le cinéma est mort."? Comment comprendre l'affirmation dans Guy Debord son art et son temps: "Et maintenant, je me propose d'être anti-télévisuel dans la forme comme j'ai pu l'être dans le contenu"? Les alliés du spectacle édulcoreront le contenu politique des films, feindront de ne pas les comprendre; mieux: ils classeront les idées dans les musées mortifères de leur histoire, dans les tiroirs poussiéreux de l'académisme. Non, l'art n'est plus aujourd'hui que l'ennemi de la conscience; la culture n'est plus qu'un simulacre qui sert à légitimer le prix de la marchandise, et l'histoire politique est aux mains de désinformateurs patentés. Mais pourquoi retarder l'échéance? Debord connaissait déjà ces mécanismes; renversant Hegel qui écrivait que le faux était un moment du vrai, il savait que le vrai n'est plus qu'un moment du faux. Le spectateur d'aujourd'hui, dont on a rempli la courte mémoire de lambeaux épars et décomposés d'une illusoire conscience historique, dont on a programmé la liberté, aliéné le corps, pardonné tous les péchés, n'est pas seulement entouré par le faux, il en est lui-même un produit, et il le sait. Nous parlions de duplicité, l'autre versant en est ce moment du vrai sur nos écrans; tout comme l'histoire de la révolution espagnole ou celle des conseils ouvriers de Hongrie demeurent les terrains de luttes où les positions des uns et des autres se dévoilent, la ressortie des films de Debord pourra tout au moins servir à ceci: faire parader leurs ennemis.