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La Révolution
Landauer Gustav ; Manale Margaret ; Janover Louis
SULLIVER
17,00 €
Épuisé
EAN :9782351220009
Qu'en est-il de La Révolution selon Gustav Landauer ? A la période médiévale de stabilité, où l'esprit de communion chrétien et l'art s'enracinaient dans la vie du peuple, a succédé à partir de la Renaissance une époque de convulsions autant destructrices que réparatrices. La culture s'étiole entre les mains de figures singulières, séparées de la communauté, et l'art végète dans le musée. C'est le temps des révolutions. Il se prolonge jusqu'à nous, dans l'attente du nouvel esprit d'unité, l'esprit de la Révolution, qui animera le peuple de l'avenir, encore à naître. En regard de ces raccourcis parfois périlleux, Louis Janover s'efforce dans la postface d'éclairer La Révolution à la lumière des révolutions de ce dernier siècle et de donner ainsi sens et contenu à une histoire connue.
Les nouvelles modalités dexercice du maintien de lordre contribuent au développement de nouvelles figures spatiales, obligeant les architectes à repenser la place de la sécurité dans leurs projets. Cet art nouveau de la gestion des espaces urbains emprunte beaucoup à la conception des stades et de leurs abords, à la nécessité de prévoir une gestion des parcours et des flux qui permette lévénement sportif ou festif tout en évitant les frictions dont ils peuvent être loccasion. La première partie de louvrage est consacrée à une analyse de ces nouvelles figures spatiales de la sécurité urbaine. La seconde se propose dexaminer les écueils auxquels ces nouvelles figures nous exposent, en particulier celles dune réduction des usages possibles sur lespace public. Ces constats portent l'auteur à avancer, dans une troisième partie, quelques pistes susceptibles de concilier la sécurité avec la spontanéité et lhospitalité qui font les charmes de la vie urbaine.
Résumé : Journaliste, écrivain, activiste politique, commissaire du peuple à l'Instruction publique et à la Culture dans l'éphémère République des conseils de Bavière, avant d'être sauvagement assassiné par la milice, Gustav Landauer (1870-1919) a jeté les bases d'un socialisme libertaire, glissant de la critique du dogmatisme économique du marxisme à une quête spirituelle de la fraternité, de la conception de communes libres fondées sur le principe de la Gemeinschaft à l'idée d'une révolution "ici et maintenant", qui continue d'interroger la pensée anarchiste sans que celle-ci parvienne à l'intégrer à quelque modèle que ce soit. Si bien qu'il pourrait finalement offrir le meilleur exemple d'une pensée libre, ouverte, généreuse, affranchie de tous les dogmes et lucide, dont témoignent les textes et les essais de ce volume collectif, conçu par la revue A contretemps.
Né en 1871, dans une famille juive, Gustav Landauer devient très tôt l'inspirateur de la minorité révolutionnaire de la social-démocratie allemande. Chassé des universités prussiennes en raison de ses convictions, exclu du parti socialiste, il se rapproche de l'anarchisme pour demeurer socialiste. Désormais, il apparaît comme la principale figure intellectuelle du mouvement libertaire allemand. Ses essais et ses articles, philosophiques et politiques, tentent de définir les conditions de possibilité du socialisme libertaire, en renouant avec certains aspects de la critique romantique de la modernité. A ses yeux, l'Etat Bismarckien est la conclusion de la misère allemande initiée au XVIe siècle par l'union de Luther et des princes. Le luthéranisme étouffe les virtualités émancipatrices de la culture allemande, la social-démocratie est l'appendice de l'Etat prussien, et le marxisme la malédiction du mouvement ouvrier. En novembre 1918, il rejoint Munich et devient brièvement commissaire à l'instruction publique et à la culture de la république des conseils de Bavière. Le 1er mai 1919, la république des conseils est réduite par l'armée et les corps-francs. Le même jour, Landauer est arrêté et sauvagement assassiné.
Grand écrivain dont le style était unanimement admiré, même par ses adversaires, Jean-Jacques Rousseau n'avait pas cependant l'écriture facile. De cet ennemi de la correspondance, ne nous sont pas moins parvenues quelque 2 700 lettres écrites de 1730 à 1778. Une vie d'homme n'est pas uniforme, et celle de Rousseau moins que toute autre, aussi ses lettres sont-elles d'une grande diversité. Certaines sont familières ou personnelles, révélatrices d'un tempérament susceptible de passions ardentes. Certaines, touchantes, vont à celle qui partagea son quotidien pendant trente-trois ans et n'hésita jamais, à partir de 1762, à le suivre dans son exil. La correspondance révèle aussi, chez ce solitaire par choix et par force, son besoin d'autrui, son exigence de compréhension toujours déçue, sa conception intransigeante de l'amitié. "Je fus ami si jamais homme le fut", assure-t-il dans Les Confessions. Autre Rousseau encore, et qu'on ne pouvait ignorer, le philosophe qui constitue son "magasin d'idées" et surtout, en 1756, la lettre qu'il adresse, sur la Providence et la théodicée, au Voltaire du Poème sur le désastre de Lisbonne. Autre Rousseau enfin, celui qui s'exprime, de plus en plus angoissé, quand, après les désastres de Môtiers et de l'île de Saint-Pierre, il pénètre dans l'univers effrayant de la paranoïa des dernières années. Il serait artificiel de présenter cette correspondance selon un ordre thématique. Mais suivies une à une, dans l'ordre chronologique, les 78 lettres de ce florilège font percevoir les étapes successives d'une vie, d'une carrière et d'une pensée.
La découverte de lItalie par Albert Camus, en 1936 et en 1937, est un moment essentiel dans lémergence dune pensée et dun rapport particulier à lart. LItalie est terre de lart, mais aussi dengagements. Lors du voyage quil fait en 1954, à linvitation de lAssociation culturelle italienne, Camus rencontre quelques-unes des grandes figures italiennes, politiques et littéraires. Ce voyage est aussi loccasion de conférences ayant pour thème "LArtiste et son temps" que Camus reprendra à Stockholm en 1957, lors de la remise du prix Nobel.
L'histoire nous a légué d'innombrables énigmes, mystères et réalités insolites: l'Atlantide, les "pierres du ciel", les possessions démoniaques, la sorcellerie, la lycanthropie, le vampirisme, les enfants sauvages, les apparitions extraordinaires, les stigmates et corps à prodige, les extases mystiques, etc. L'anthropologie ne peut pas traiter ces données que l'on rencontre dans de nombreuses cultures comme de simples résurgences folkloriques, superstitions ou hallucinations. Elle doit au contraire s'interroger sur leur teneur ontologique qui n'est pas simplement du registre de l'irrationnel ou de la fiction, mais bien du registre de la constitution intersubjective des mondes vécus ordinaires. Cet ouvrage illustre le complémentarisme des démarches de l'ethnopsychanalyse, de la psychanalyse et de la phénoménologie pour restituer la complexité de l'étrange. De multiples observations et découvertes témoignent de l'intrication étroite entre "l'imaginaire" (les croyances, les mythes, les légendes) et "le réel" (les connaissances scientifiques, les réalités attestées, les faits historiques avérés). L'Anthropologie de l'étrange est donc l'étude critique de trois quêtes métaphysiques fondamentales: l'origine (du monde; de la vie, de l'homme), le devenir (de l'humain, de la planète, du cosmos), la pluralité (des mondes habités, des mondes vécus, des différents types d'humains ou d'humanoïdes).
Cet ouvrage constitue une tentative unique d'appréhender l'histoire globale du cinéma à la lumière des événements de ce Vingtième siècle éminemment idéologique. Il propose un regard synthétique, pédagogique et original sur les grandes périodes historiques couvrant l'époque du muet, les années 30 et la montée des totalitarismes, la Seconde guerre mondiale, la guerre froide, la contestation des années 60 et 70 et le cinéma à l'heure de la mondialisation. Un ouvrage complet qui s'adresse autant aux cinéphiles et aux étudiants qu'aux non-spécialistes.