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L'architecte, la ville et la sécurité
Landauer Paul
PUF
8,50 €
Épuisé
EAN :9782130578864
Les nouvelles modalités dexercice du maintien de lordre contribuent au développement de nouvelles figures spatiales, obligeant les architectes à repenser la place de la sécurité dans leurs projets. Cet art nouveau de la gestion des espaces urbains emprunte beaucoup à la conception des stades et de leurs abords, à la nécessité de prévoir une gestion des parcours et des flux qui permette lévénement sportif ou festif tout en évitant les frictions dont ils peuvent être loccasion. La première partie de louvrage est consacrée à une analyse de ces nouvelles figures spatiales de la sécurité urbaine. La seconde se propose dexaminer les écueils auxquels ces nouvelles figures nous exposent, en particulier celles dune réduction des usages possibles sur lespace public. Ces constats portent l'auteur à avancer, dans une troisième partie, quelques pistes susceptibles de concilier la sécurité avec la spontanéité et lhospitalité qui font les charmes de la vie urbaine.
Né en 1871, dans une famille juive, Gustav Landauer devient très tôt l'inspirateur de la minorité révolutionnaire de la social-démocratie allemande. Chassé des universités prussiennes en raison de ses convictions, exclu du parti socialiste, il se rapproche de l'anarchisme pour demeurer socialiste. Désormais, il apparaît comme la principale figure intellectuelle du mouvement libertaire allemand. Ses essais et ses articles, philosophiques et politiques, tentent de définir les conditions de possibilité du socialisme libertaire, en renouant avec certains aspects de la critique romantique de la modernité. A ses yeux, l'Etat Bismarckien est la conclusion de la misère allemande initiée au XVIe siècle par l'union de Luther et des princes. Le luthéranisme étouffe les virtualités émancipatrices de la culture allemande, la social-démocratie est l'appendice de l'Etat prussien, et le marxisme la malédiction du mouvement ouvrier. En novembre 1918, il rejoint Munich et devient brièvement commissaire à l'instruction publique et à la culture de la république des conseils de Bavière. Le 1er mai 1919, la république des conseils est réduite par l'armée et les corps-francs. Le même jour, Landauer est arrêté et sauvagement assassiné.
Le milieu des années 50 marque un tournant dans les rapports de la Caisse des dépôts à la difficile question de l habitat « populaire ». Alors qu elle n était jusque-là qu une banque de prêts pour les collectivités publiques et les organismes constructeurs de logements, cet acteur majeur de la politique financière, économique et sociale du pays décide de s engager lui-même dans la réalisation d opérations d envergure. La création, le 11 juin 1954, d une première filiale technique, la Société centrale immobilière de la Caisse des dépôts (SCIC), inaugure une fonction nouvelle dans l histoire de l établissement: celle de maîtrise d ouvrage. Celle-ci s impose rapidement comme le plus important constructeur français. Le 31 décembre 1958, jour où est publié le décret des « Zones à urbaniser en priorité » (ZUP), elle aura lancé la réalisation de 76 455 logements sur plus de 400 programmes distincts. Cette performance rend compte d une véritable innovation dans la définition des problèmes de construction et d urbanisme comme dans le choix des modes opératoires pour tenter de les résoudre. La Caisse des dépôts devient ainsi l initiatrice d une nouvelle échelle d appréciation et d intervention: de l investissement direct au montage d opération, du groupe d habitation à la cité nouvelle, de la ville au territoire. Son rôle sera déterminant dans la définition de la politique urbaine des années 1960.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.