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Les universités au Moyen Age
Verger Jacques
PUF
11,50 €
Épuisé
EAN :9782130560913
Les universités, institutions autonomes d'enseignement supérieur, sont une des créations les plus originales de la civilisation médiévale occidentale. On ne leur trouve guère d'équivalents ni dans l'Antiquité ni dans les mondes extra-européens. Les premières sont apparues au début du XIIIe siècle, leur nombre n'a cessé ensuite de croître. Elles ont joué un rôle capital dans l'élaboration de notre culture savante en même temps que dans la formation des élites qui ont façonné l'État moderne. Elles ont, sinon créé la figure de l'intellectuel, du moins permis la reconnaissance sociale des compétences intellectuelles et la promotion des gens de savoir. Leur contrôle est rapidement devenu un enjeu politique que se sont disputé l'Eglise et l'Etat. Cet ouvrage, dont la bibliographie a été réactualisée lors de la première édition en poche, est non pas une histoire de ce qui était enseigné alors dans les universités médiévales, mais une histoire du fonctionnement des institutions universitaires et des hommes qui les fréquentaient, une analyse des bases sociales et institutionnelles d'une activité intellectuelle contribuant à la connaissance des mentalités.
C'est de la culture savante, c'est-à-dire, latine, scolaire et universitaire qu'il s'agit ici. Telle qu'elle se définit aux XIIe et XIIIe siècles, sur la base d'un stock canonique d' "autorisés" , cette culture a des contours précis et des limites assez étroites. Mais à l'intérieur de celles-ci, elle a élaboré des méthodes de travail intellectuel d'une grande rigueur. C'est aussi de l'école urbaine et de l'université qui prend sa suite au XIIIe siècle qu'il sera question. Sans remettre ouvertement en cause le contrôle traditionnel de l'Eglise, les institutions d'enseignement s'affinent aux XIIe et XIIIe siècles et acquièrent leur autonomie, non sans attirer bientôt, d'ailleurs, l'attention du prince. Transmission des avoirs et formation des hommes, recherche de la vérité et défense et l'orthodoxie, ces vocations souvent contradictoires sont également le fruit de l'essor scolaire. Des foyers majeurs - Paris, Bologne, Oxford - émergent, mais c'est tout autant la multiplication desstudia secondaires et des petites écoles qui, en permettant partout l'élévation du niveau d'éducation des populations, balise les progrès de la culture écrite au Moyen Age. Et c'est bien de ces populations qu'en dernière instance nous aurons aussi à nous occuper. Car enseignement et culture n'évoluent que sollicités par les attentes sociales, lesquelles peuvent à leur tour ressentir les effets des avancées éducatives et des mutations scolaires. Les relations sociales, les pratiques politiques, les attitudes religieuses portent la marque d'un arrière-plan culturel façonné dans les écoles et les universités. D'ailleurs, les gens de savoir, à travers la diversité de destinées quasi professionnelles - juristes, médecins, prédicateurs, secrétaires, etc. -, commencent aux XIIe et XIIIe siècles à installer en Occident sur le devant de la scène et à y imposer la renaissance des compétences intellectuelles comme facteur essentiel de l'ordonnancement social.
Résumé : "L'ancienne université de Paris a été la matrice où s'est élaboré tout notre système d'enseignement. Toute notre évolution pédagogique ultérieure en porte la marque", affirmait Emile Durckheim dans le cours d'histoire de l'éducation qu'il donnait à la Sorbonne en 1904-1905. Or si la fondation de l'Université de Paris, peu avant 1208, a été maintes fois décrite, les documents qui l'attestent, rédigés en latin, n'ont jamais été présentés dans un recueil en traduction française. Le présent volume entend combler cette lacune. Il contient la traduction des premiers témoignages relatifs à l'organisation de la corporation ou "université" des maîtres parisiens. On y trouvera vingt-deux textes, statuts, lettres et sermons, s'échelonnant sur une période qui s'étend du concile de Latran III (1179) à la fondation de la Sorbonne (1257), parmi lesquels figurent notamment le privilège de Philippe Auguste (1200), le statut de Robert de Courson (1215), la bulle Parens scientiarum (1231), le statut de la Faculté des arts de 1255 et le Livre de conscience de Robert de Sorbon.
Le XIIIe siècle est le siècle des cathédrales : cathédrales de pierre qui se dressent à Paris, Chartres ou Amiens, mais aussi cathédrales de l'esprit que sont les Sommes d'Albert le Grand ou de Thomas d'Aquin ou les collationes de Bonaventure. Au terme de plus d'un siècle de progrès intellectuel, où la méditation de l'Ecriture s'est enrichie de toutes les ressources de la philosophie, la théologie médiévale semble inaugurer, après 1200, son âge d'or. De nouvelles institutions éducatives — les universités, au premier rang desquelles se détache celle de Paris — canalisent l'afflux des étudiants et garantissent aux théologiens la liberté de la réflexion. De grands papes réformateurs encouragent cet essor où se ressource le magistère romain. De nouveaux ordres religieux enfin, Dominicains et Franciscains, qui ont fait le pari délibéré du savoir et de la modernité, cherchent dans la théologie scolastique le langage et les moyens d'une conciliation entre l'Eglise et les mutations sociales et politiques du temps. Mais cette synthèse, aussi brillante soit-elle, de l'institutionnel et de l'intellectuel, ne va pas sans risque. La faculté de théologie forge aussi les armes de la censure et de la répression. Les philosophes "averroïstes" voient briser leur rêve d'une pensée laïque. Le thomisme lui-même inquiète les tenants de la tradition augustinienne. Les grandes crises théologiques et religieuses de la fin du Moyen Age sont déjà en germe dans les débats qui agitent l'Université après 1250.
Résumé : Les universités, institutions autonomes d?enseignement supérieur, sont une des créations les plus originales de la civilisation médiévale occidentale. On ne leur trouve guère d?équivalents ni dans l?Antiquité ni dans les mondes extra-européens. Elles ont joué un rôle capital dans l?élaboration de notre culture savante en même temps que dans la formation des élites politiques qui ont façonné l?Etat moderne. Elles ont permis la reconnaissance sociale des compétences intellectuelles et la promotion des gens de savoir. Leur contrôle est rapidement devenu un enjeu politique que se sont disputé l?Eglise et l?Etat.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.