Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ariane et Dionysos. Un mythe de l'amour conjugal
Vatin Claude ; Romilly Jacqueline de
ULM
20,30 €
Épuisé
EAN :9782728803040
Ariane, compagne délaissée par Thésée, devient l'épouse triomphale de Dionysos qui l'élève au rang des immortels. Ce mythe de la passion partagée et de l'immortalité par l'amour conjugal a inspiré les poètes et les artistes tout au long de douze siècles de culture grecque et gréco-romaine, jusqu'aux marches lointaines de l'Asie centrale. Textes, vases, terres cuites, fresques, mosaïques, fibules, miroirs ou sarcophages témoignent de sa puissance et de sa pérennité. Face à l'institution juridique du mariage où l'épouse serait une perpétuelle mineure, le mythe oppose l'image d'un lien conjugal tout aussi légitime, conclusion d'une passion spirituelle et charnelle également partagée par les deux amants. On ne saurait comprendre la société antique si l'on ignore l'une des deux faces de ce diptyque. Mythe de l'amour, mais aussi de l'éternité par l'amour, Ariane est donc une figure de félicité par-delà la mort. Dans la quête d'immortalité d'une société qui se métamorphose, elle est devenue un symbole de la survie dans l'amour divin.
Alors qu'une crise économique, mais aussi sociale et politique, sans précédent depuis plus d'un demi-siècle s'est abattue sur le monde et l'Europe en particulier, la question du progrès retrouve une pertinence que l'on a tendance à nier dans les temps de prospérité. Cet ouvrage propose une réflexion sur ce thème à travers un parcours libre dans le temps et l'espace, du XVIIIe siècle à nos jours, de l'Afrique subsaharienne au monde "occidental". Car la question du progrès nous renvoie à la problématique de la "mondialisation". Il ne s'agit pas là simplement du degré de libre-échange dans le commerce international, mais bien de la prise de conscience du caractère désormais mondial de la "société" sur une terre qui nous apparaît dorénavant bien petite et bien fragile. D'où l'ouverture de l'ouvrage sur l'Afrique: le continent le plus tardivement entré dans cette dynamique de la mondialisation sociale, et sa clôture sur la thématique écologique, par laquelle s'exprime aujourd'hui l'inquiétude radicale sur le devenir même de l'humanité. De la pensée des Lumières au débat écologique contemporain, de la critique de l'industrialisation au XIXe siècle au débat sur le colonialisme du milieu du XXe siècle, de l'économie forestière à la sociologie du travail, c'est bien une même interrogation sur notre modernité et sur la destinée collective de l'humanité mondialisée qui oriente cet ouvrage.
Le sentiment largement partagé aujourd'hui d'une "perle" du travail qui fragiliserait les fondements mêmes de notre civilisation ne peut se comprendre sans saisir à quel point notre perception ordinaire de l'activité productive est encore empreinte de schémas archaïques. On ne saurait en effet réduire la question de la place du travail dans notre société à l'opposition, souvent stérile, entre l'efficacité économique et la défense humaniste des valeurs sociales. Cet essai stimulant invite à rouvrir le débat sur de nouvelles bases, alors que la mondialisation organise un système de division du travail à l'échelle de la planète et que l'automatisation a bouleversé en profondeur nos représentations du travail et de la production. L'enjeu est de trouver la voie d'une nouvelle conceptualisation du travail, capable de penser les modalités par lesquelles nous continuons plus que jamais, pour le meilleur et pour le pire, à interagir avec la nature. Biographie de l'auteur Professeur à l'Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, François Vatin est auteur de nombreux ouvrages de sociologie du travail, d'histoire et de philosophie des sciences de l'homme et de la nature.
Résumé : Les croyances et les légendes, ainsi que le rôle quasi constant du "?méchant?" joué par le loup dans les oeuvres de fiction, entretiennent les préjugés à l'égard d'une espèce qui est avant tout victime de l'homme : la chasse, le braconnage, les représailles démesurées suite aux attaques de troupeaux, les lacunes dans les législations de protection de l'espèce, les politiques bancales de gestion des populations, en sont les principaux exemples. De précieuses données sur les origines de l'espèce et sa diversité complètent ce concentré d'informations. S'appuyant sur une bibliographie solide d'ouvrages, d'articles, de revues et de rapports scientifiques, ce texte original, tant dans son propos que dans sa narration, bouleverse les perspectives et pousse à réfléchir à l'impact de l'homme sur la biodiversité. S'ils avaient réellement leur mot à dire, les loups auraient en effet de très nombreuses raisons de renvoyer les hommes à leurs contradictions... et d'exiger réparation.
À la mort de Jean-Baptiste Say, en 1832, un économiste de province fut pressenti pour lui succéder à la chaire du Conservatoire royal des arts et métiers : Claude-Lucien Bergery (1787-1863), ancien élève de l'école polytechnique, professeur à l'école régimentaire d'artillerie de Metz et fondateur des cours publics créés par l'Académie de cette ville. Son seul titre pour postuler à ce poste était le cours d'économie industrielle qu'il avait donné de 1828 à 1831 aux ouvriers et fabricants de Metz. Bergery refusa de s'installer à Paris et ce fut Adolphe-Jérôme Blanqui, le fidèle disciple de Say, qui fut nommé. Bergery a dès lors été oublié des histoires de la pensée économique. Pourtant il fut l'un des principaux fondateurs d'une pensée moderne en gestion des entreprises industrielles, à l'instar de ses contemporains britanniques Charles Babbage ou Andrew Ure. Cette biographie intellectuelle resitue Bergery et son œuvre dans le premier dix-neuvième siècle. Elle montre tout l'intérêt qu'il y a aujourd'hui à relire cet auteur. Trois thèmes d'actualité : la théorie du capital humain, la gestion du temps de travail et la morale des affaires font notamment partie des contributions majeures de ce polytechnicien à la pensée économique et gestionnaire.
Chacun a pu voir dans la presse ou à la télévision des images impressionnantes de Pékin asphyxié par la pollution. La croissance économique spectaculaire de la Chine s'est appuyée sur une industrie très énergivore. Placé face à une crise écologique inédite, l'Etat chinois a dû réagir, adoptant début 2018 une nouvelle loi fiscale sur la protection de l'environnement et annonçant son ambition de devenir un champion de l'écologie. Lors des accords de Paris, il s'est aussi engagé à réduire considérablement son intensité carbone d'ici 2030. Cette inflexion est toute récente. Pour évaluer la capacité de la Chine à réussir ce virage écologique, il faut tenter de comprendre tous les problèmes auxquels elle est confrontée. Les auteures passent en revue les évolutions politiques et sociétales qui donnent de l'espoir, tout en soulignant l'ampleur des résistances et des difficultés pratiques. L'empire du Milieu s'est-il réellement engagé dans une transition écologique exemplaire ou n'est-ce qu'un mirage ?
Les seize textes réunis dans ce volume visent à aborder l'histoire des pouvoirs dans l'espace français au cours des deux derniers siècles du Moyen Age de façon à la fois variée et précise : historiographie, iconographie, lexicographie, approche quantitative des phénomènes, étude voire édition de textes didactiques et de documents d'ordre diplomatique ou administratif... Les différentes méthodes appliquées par les historiens récents du fait politique reçoivent ici application et illustration. Les exposés synthétiques voisinent à dessein avec les enquêtes menées autour d'une controverse ou d'une péripétie particulière. Figurent aussi bien les conceptions et les représentations des pouvoirs que les mécanismes qu'ils utilisent et les pratiques auxquelles ils ont recours. Sans doute le pouvoir des rois de France, sa nature, son exercice, occupent-ils la première place mais les réactions individuelles ou collectives de leurs sujets, leurs attentes et leurs craintes ont largement retenu l'attention, tandis que se trouve souligné le rôle déterminant des princes, qu'ils appartiennent ou non à la maison de France. Indissolublement liées, quelques questions majeures se posent à propos du royaume de France à la fin du Moyen Age : quels pouvoirs ses souverains étaient-ils en mesure d'exercer ? Quel type de gouvernement s'efforçaient-ils de promouvoir ? Quels contre-pouvoirs, quel autre modèle les princes pouvaient-ils ou souhaitaient-ils leur opposer ? A ces interrogations, des éléments de réponse sont fournis, à partir d'approches originales.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.