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Morale industrielle et calcul économique dans le premier XIXe siècle. Claude-Lucien Bergery (1787-18
Vatin François
L'HARMATTAN
35,50 €
Épuisé
EAN :9782296031050
À la mort de Jean-Baptiste Say, en 1832, un économiste de province fut pressenti pour lui succéder à la chaire du Conservatoire royal des arts et métiers : Claude-Lucien Bergery (1787-1863), ancien élève de l'école polytechnique, professeur à l'école régimentaire d'artillerie de Metz et fondateur des cours publics créés par l'Académie de cette ville. Son seul titre pour postuler à ce poste était le cours d'économie industrielle qu'il avait donné de 1828 à 1831 aux ouvriers et fabricants de Metz. Bergery refusa de s'installer à Paris et ce fut Adolphe-Jérôme Blanqui, le fidèle disciple de Say, qui fut nommé. Bergery a dès lors été oublié des histoires de la pensée économique. Pourtant il fut l'un des principaux fondateurs d'une pensée moderne en gestion des entreprises industrielles, à l'instar de ses contemporains britanniques Charles Babbage ou Andrew Ure. Cette biographie intellectuelle resitue Bergery et son œuvre dans le premier dix-neuvième siècle. Elle montre tout l'intérêt qu'il y a aujourd'hui à relire cet auteur. Trois thèmes d'actualité : la théorie du capital humain, la gestion du temps de travail et la morale des affaires font notamment partie des contributions majeures de ce polytechnicien à la pensée économique et gestionnaire.
Alors qu'une crise économique, mais aussi sociale et politique, sans précédent depuis plus d'un demi-siècle s'est abattue sur le monde et l'Europe en particulier, la question du progrès retrouve une pertinence que l'on a tendance à nier dans les temps de prospérité. Cet ouvrage propose une réflexion sur ce thème à travers un parcours libre dans le temps et l'espace, du XVIIIe siècle à nos jours, de l'Afrique subsaharienne au monde "occidental". Car la question du progrès nous renvoie à la problématique de la "mondialisation". Il ne s'agit pas là simplement du degré de libre-échange dans le commerce international, mais bien de la prise de conscience du caractère désormais mondial de la "société" sur une terre qui nous apparaît dorénavant bien petite et bien fragile. D'où l'ouverture de l'ouvrage sur l'Afrique: le continent le plus tardivement entré dans cette dynamique de la mondialisation sociale, et sa clôture sur la thématique écologique, par laquelle s'exprime aujourd'hui l'inquiétude radicale sur le devenir même de l'humanité. De la pensée des Lumières au débat écologique contemporain, de la critique de l'industrialisation au XIXe siècle au débat sur le colonialisme du milieu du XXe siècle, de l'économie forestière à la sociologie du travail, c'est bien une même interrogation sur notre modernité et sur la destinée collective de l'humanité mondialisée qui oriente cet ouvrage.
Résumé : On connaît Cournot comme l'un des fondateurs de la pensée probabiliste et comme un précurseur de la mathématisation de la théorie économique. On connaît moins la riche pensée épistémologique de ce philosophe qui, après Comte mais avant Spencer, a, comme ces derniers, tenté de brosser une vaste synthèse de la connaissance de son temps. Ce fut pourtant probablement la " grande ?uvre " de sa vie. La mécanique fut la science de sa jeunesse. Il l'aborda, selon le projet de son maître Poisson, dans une tentative de dépassement de la " mécanique analytique " de Lagrange. Leibnizien convaincu, il repérera précocément l'enjeu énergétiste de la mécanique industrielle, centrée sur le concepts de " travail ". Cette " philosophie de la force " animera toute son ?uvre ; il l'appliquera à la biologie, science de la " force vitale ", mais aussi aux sciences sociales et à l'histoire. A travers cette ?uvre, c'est toute l'histoire intellectuelle du XIXe siècle qui se dessine, dans un parcours qui invite à croiser sans cesse sciences de la nature et sciences de l'homme. Dans une telle perspective, l' " économie politique " devient le double analogique d'une vaste " économie naturelle ", et Cournot, un précurseur inattendu des questionnements écologiques contemporains.
Le sentiment largement partagé aujourd'hui d'une "perle" du travail qui fragiliserait les fondements mêmes de notre civilisation ne peut se comprendre sans saisir à quel point notre perception ordinaire de l'activité productive est encore empreinte de schémas archaïques. On ne saurait en effet réduire la question de la place du travail dans notre société à l'opposition, souvent stérile, entre l'efficacité économique et la défense humaniste des valeurs sociales. Cet essai stimulant invite à rouvrir le débat sur de nouvelles bases, alors que la mondialisation organise un système de division du travail à l'échelle de la planète et que l'automatisation a bouleversé en profondeur nos représentations du travail et de la production. L'enjeu est de trouver la voie d'une nouvelle conceptualisation du travail, capable de penser les modalités par lesquelles nous continuons plus que jamais, pour le meilleur et pour le pire, à interagir avec la nature. Biographie de l'auteur Professeur à l'Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, François Vatin est auteur de nombreux ouvrages de sociologie du travail, d'histoire et de philosophie des sciences de l'homme et de la nature.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.