Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Économie politique et économie naturelle chez Antoine-Augustin Cournot
Vatin François
PUF
29,42 €
Épuisé
EAN :9782130493556
On connaît Cournot comme l'un des fondateurs de la pensée probabiliste et comme un précurseur de la mathématisation de la théorie économique. On connaît moins la riche pensée épistémologique de ce philosophe qui, après Comte mais avant Spencer, a, comme ces derniers, tenté de brosser une vaste synthèse de la connaissance de son temps. Ce fut pourtant probablement la " grande ?uvre " de sa vie. La mécanique fut la science de sa jeunesse. Il l'aborda, selon le projet de son maître Poisson, dans une tentative de dépassement de la " mécanique analytique " de Lagrange. Leibnizien convaincu, il repérera précocément l'enjeu énergétiste de la mécanique industrielle, centrée sur le concepts de " travail ". Cette " philosophie de la force " animera toute son ?uvre ; il l'appliquera à la biologie, science de la " force vitale ", mais aussi aux sciences sociales et à l'histoire. A travers cette ?uvre, c'est toute l'histoire intellectuelle du XIXe siècle qui se dessine, dans un parcours qui invite à croiser sans cesse sciences de la nature et sciences de l'homme. Dans une telle perspective, l' " économie politique " devient le double analogique d'une vaste " économie naturelle ", et Cournot, un précurseur inattendu des questionnements écologiques contemporains.
Résumé : Pourquoi l'émergence, au XXe siècle, d'une pensée " sociologique " est-elle somme toute si récente ? Comment est-on passé d'une approche normative de la conduite de l'homme avec ses congénères, incarnée par le discours religieux, mais aussi, à certains égards, par l'économie politique, au projet d'une science positive du social ? Les essais rassemblés ici dégagent trois axes de la genèse de la sociologie. Le premier, le mieux connu, est politique : il inscrit la sociologie en opposition avec une autre science sociale qui lui préexistait, l'économie politique. Le deuxième est épistémologique : il vise à déterminer un objet propre à la sociologie, le " social " ; le moment organiciste de la sociologie, si décrié, est toujours vivace aujourd'hui, sous les traits de l'opposition entre holisme et individualisme méthodologique. Le troisième est cosmologique : la genèse d'une science du social n'est concevable que dans une société qui a pris conscience de la finitude de l'espace et du temps de l'humanité. On trouvera dans ces pages une manière originale et particulièrement éclairante de cheminer à travers l'histoire de la sociologie : non par l'étude des " grands auteurs " et de leur système, ni en imposant une grille de lecture préconçue, mais en suivant pas à pas, avec une érudition jamais ennuyeuse - joyeuse, au contraire -, les mille et une efflorescences de quelques grands débats qui ont traversé le XIXe siècle et qui sont encore les nôtres.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).