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Réflexions d?un thérapeute au pays des systèmes
Vasquez Luis
CENTON
18,00 €
Épuisé
EAN :9782915384161
Luis Vasquez, psychologue né à Santiago du Chili et arrivé en France en 1977, âme passionnée et passionnante, était un thérapeute hors du commun : fort de sa grande détermination à considérer les questionnements et les problématiques comme appartenant à un système de relations plus ou moins complexes, il n'a de cesse d'approfondir ses connaissances sur l'approche systémique familiale et de la développer avec conviction et bienveillance auprès des familles. Pour lui, toute chose est de façon permanente reliée à son environnement, un tout pris dans un tourbillon en perpétuelle évolution. En conséquence, il est permis d'imaginer que tout comportement est susceptible d'évoluer, d'être modifié. Cette pensée positive et l'investissement de Luis Vasquez dans son travail, auprès des personnes en souffrance, en font un thérapeute riche en couleurs à qui son fils Luis et de nombreux collègues rendent hommage dans cet ouvrage de réflexion sur l'approche systémique.
Nicole Vasquez évoque des parcelles de sa vie depuis les années 1940, jusqu'aux années 2010. Elle nous fait part des anecdotes qui lui reviennent en mémoire au fil de son processus d'écriture, ainsi que de ses réflexions sur l'évolution de la société durant cette période. On assiste à ses interrogations au sujet de sa vie de femme : est-elle le fruit du hasard ? Enfin, peut-être dévoile-t-elle un peu sa personnalité, que la pudeur cache le plus souvent.
Une femme effrontément libre défie la société traditionnelle colombienne des années 1940 ; un vétéran de la guerre de Corée affronte son passé lors d?une rencontre en apparence inoffensive ; sur un tournage, un figurant s?interroge sur les émotions de Polanski? Neuf histoires, neuf vies radicalement bouleversées par la violence.Les nouvelles de Chansons pour l?incendie tranchent, dépècent, brillent comme le fil d?un couteau. Elles irradient cette lumière étrange des choses qui brûlent ou qui blessent. En Colombie, en Espagne, à Paris, à Hollywood, chacune révèle le jeu du destin, cette conjonction de forces incompréhensibles.La prose est rapide, élégante, elle transporte dans des territoires intimes. Seule forme capable de conter ces existences, les « chansons » de Juan Gabriel Vásquez confirment l?étendue de son talent, et sa profonde compréhension des êtres.Traduit de l?espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon« Un livre magnifique, neufs territoires du passé qui s?opposent à l?oubli. »El CulturalJuan Gabriel Vásquez est né à Bogotá, Colombie, en 1973. Après des études de lettres à la Sorbonne, il a vécu en Belgique et à Barcelone. Son ?uvre a été couronnée par de nombreux prix, dont le prix Alfaguara en 2011 pour Le Bruit des choses qui tombent, le prix Roger-Caillois en 2011 et le prix de l?Académie royale d?Espagne en 2014 pour Les Réputations. Chansons pour l?incendie a reçu le prix Biblioteca de Narrativa Colombiana en 2020. Ses ouvrages sont traduits dans une vingtaine de langues.Après avoir passé quelque temps en Amérique latine, Isabelle Gugnon se consacre à la traduction d?auteurs de langue espagnole parmi lesquels Antonio Muñoz Molina, Manuel Vilas, Juan Gabriel Vásquez, Rodrigo Fresán, Carmen Posadas et Tomás Eloy Martínez.
Savez-vous combien de respirations il vous reste ? ". Encore faut-il s?être posé la question ! Dans un Extrême-Orient féodal où l?on croise des empereurs, de grands samouraïs et de vieux moines toujours rusés, les héros attachants de ces treize contes zen originaux doivent tous commencer par trouver la question, la leur, avant de pouvoir s?engager sur le chemin de sa résolution. Le Maître peut être celui qui met sur la voie ? comme Maître Yoshida, dont les flèches visent un autre chose impalpable. Mais, il peut aussi, tel un rônin ou un jeune disciple, être faillible et soumis à épreuve. Ainsi Maître Chang, fort gourmand de pâtisseries, défié par un chat guerrier redoutable, le confesse : " on peut être un grand Maître, on n?en reste pas moins un homme ! ". Au-delà de la logique des choses, subtilité, poésie et humour, savamment distillés dans ces récits, permettent de goûter (sans grimacer) l?apaisement libérateur auquel conduisent les principes de la philosophie zen. Et, comme on s?initierait à un thé vert grand cru venu d?Asie, il faut y revenir plusieurs fois pour mieux encore en apprécier la saveur douce-amère.
Caroline Raievski est sociologue. Deux années de recherches, de rencontres, et une documentation très affinée lui ont permis de mener à bien son projet : constituer un ouvrage sur le thème de la perte d'un jumeau in utero, phénomène rarement à l'étude encore de nos jours, pour le faire mieux connaître, tant au grand public qu'aux psychologues et chercheurs en herbe. Dans ce livre, elle met en lien une approche scientifique de la médecine prénatale, des éléments biographiques qui motivent sa démarche, les récits-témoignages d'une dizaine de jumeaux survivants en quête de sens et un référencement bibliographique complet. En filigrane, le souci de la vérité. En mettant en lumière le lien très fort d'une gémellité in utero et de ses incidences sur l'existence de celui qui reste, l'auteure nous convie à un voyage des plus singuliers en pariant sur une mémoire de vie prénatale qu'elle étaye de manière sensée et sensible.
André Cognard consacre tout son temps et toute son énergie à l'enseignement de son art. Il écrit pour poursuivre sa tâche hors du dojo et élargir le champ de ses auditeurs.
Les termes "Antiquité et éducation" constituent un binôme clef pour qui souhaite s'attacher à l'étude des civilisations classiques ou pour celui dont les centres d'intérêt, bien que plus vastes, l'amènent à utiliser les mots "pédagogie" et "éducation", deux termes respectivement issus de l'expérience et de la langue des Grecs et des Romains. Du fait de cette importance capitale, il est malaisé de dresser un bilan ou un tableau global de l'éducation dans le monde antique. Si par "éducation" on entend les processus d'intégration sociale et culturelle qui structurent la personnalité d'un individu, ou la transmission d'un système plus ou moins organisé de connaissances et de valeurs, alors le terme "éducation" coïncidera en grande partie avec les notions plutôt vastes de "civilisation" et de "culture". Notre prétention ici n'est pas de redéfinir l'histoire de l'éducation dans l'Antiquité. Nous nous contenterons de suggérer de façon sélective et subjective quelques lignes directrices afin d'aborder ce sujet d'une manière partiellement différente de celle adoptée par Henri Irénée Marrou dans son oeuvre principale sur ce thème. Cette approche différente pourrait être illustrée par une modification du titre de l'oeuvre de Marrou, de sorte que l'Histoire de l'éducation, au singulier, deviendrait plutôt l'Histoire des éducations dans l'Antiquité, ce qui met l'accent sur la pluralité des éducations à l'oeuvre dans le champ si vaste de l'histoire ancienne. La période archaïque, plus encore que la période classique (Ve-IVe siècle) et hellénistique (IVe-IIe siècle), se révèle être un champ d'observation privilégié ainsi qu'une étape cruciale pour les processus formatifs et culturels dans le monde grec. Dans cette optique, il est possible de réviser le schéma proposé par Marrou d'une courbe ascendante qui atteint son apogée et se stabilise à l'époque hellénistique. Ce que nous appelons les Dark Ages ne sont obscurs que pour nous ; ils préparent en réalité ce qui a été présenté avec un certain enthousiasme comme la "Renaissance grecque" du VIIIe siècle avant J-C, c'est-à-dire une période où l'innovation se lie à une tradition qui jamais n'avait été perdue ou éclipsée. A cette époque fleurissent à grande échelle des initiatives, des expériences et des contacts qui poussent le peuple hellénique à agir et à interagir dans un contexte qui déborde de l'Hellade pour englober la Méditerranée tout entière, c'est-à-dire un espace "clos mais ouvert", centre de l'univers alors connu, "ciment liquide" où circulent hommes, marchandises et idées. Les poèmes homériques - l'Iliade, qui narre la guerre de Troie en Anatolie, et l'Odyssée qui relate les pérégrinations d'Ulysse sur les mers loin de sa patrie - attestent bien d'un tel climat d'ouverture sur de grands espaces, que confirme par ailleurs la pluralité des influences proches-orientales (mésopotamiennes, égyptiennes et iraniennes) que l'on retrouve dans cette épopée.