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La première société du spectacle
Tertullien
1001 NUITS
3,95 €
Épuisé
EAN :9782755507560
Ecrit entre 197 et 202 après J-C, De spectaculis (littéralement, Sur les spectacles) est une charge d’une extrême violence contre les nombreux divertissements dont raffolaient les Romains : les jeux du cirque, les représentations théâtrales, les combats dans l’arène, les exécutions publiques. Pour dissuader les premiers chrétiens d’y assister, Tertullien condamne moralement ces spectacles sanglants et dégradants inspirés par le Diable, le véritable maître de cérémonie de ce monde. Bien avant Guy Debord, le Père de l’Eglise né à Carthage montre à quel point est aliénant ce culte du divertissement. Mais il promet tout de même pour finir à ceux qui y renonceront un spectacle inégalable : celui du Jugement Dernier, des païens brûlant en enfer ! Dans sa Généalogie de la morale, Nietzsche y voit la parfaite illustration du fort ressentiment des chrétiens à l’égard de Rome.
Après l'examen de la divinité hérétique de pure bonté (livre I) et la réhabilitation du Créateur (livre II), la critique de la christologie marcionite fait l'objet du livre III. Docète intransigeant, Marcion ne prêtait à son Christ que l'apparence humaine, sans incarnation ni naissance. D'autre part, pour souligner la nouveauté absolue d'un Evangile antithétique de la Loi, il supprimait toute préparation à la Venue de ce Christ, et refusait l'interprétation christique que l'Eglise donnait des prophéties vétérotestamentaires. Tels sont les deux thèmes sur lesquels s'organise la réfutation de Tertullien, en une structure complexe et raffinée qui les entrecroise, non sans privilégier le second. Avec un relief et une chaleur de conviction qui frappent encore aujourd'hui, le docteur carthaginois explicite la foi de l'Eglise en un Christ réellement homme comme réellement Dieu, qui est l'accomplissement d'une histoire du salut mystérieusement inscrite dans l'Ancien Testament. Par ses choix de textes scripturaires, par son exégèse, il exploite l'héritage de ses devanciers Justin et Irénée , mais il sait aussi parfois innover. Surtout il affirme son originalité par l'ordre et la clarté qu'il impose à ses démonstrations. Pour étoffer ce livre - avec lequel s'achève le remaniement progressif du premier Contre Marcion" et s'annonce l'examen de l'évangile marcionite - l'auteur a remployé plusieurs passages pris à des ébauches antérieures (notamment l'"Aduersus ludaeos"). On peut le qualifier d'oeuvre littéraire accomplie. Et le mordant de l'ironie donne souvent au style un éclat accru".
Le De baptismo est le premier « traité du baptême » conservé. Tertullien l'écrivit vers 200-206 pour répondre aux entreprises d'une femme hérétique, sans doute de la secte gnostique des « Caïniens ». Cette « louange de l'eau », où le rhéteur converti donne la mesure de sa virtuosité, s'appuie sur la pratique liturgique et catéchétique des communautés du temps; elle constitue un bon témoignage d'une typologie baptismale déjà devenue traditionnelle. Le De baptismo élabore ainsi une réflexion théologique: il présente le baptême chrétien comme renaissance et libération; d'une manière encore tâtonnante, il s'interroge sur la portée spécifique du bain par rapport à l'onction et à l'imposition des mains, et pose le problème des relations entre foi et rite, grâce divine et signe sensible; il soulève enfin, dans ses derniers chapitres, des questions d'ordre disciplinaire: quel est le ministre du baptême? faut-il baptiser les petits enfants? quelle est la valeur du baptême conféré hors de la communion catholique? Il y a dans ces pages l'esquisse d'une théorie des sacrements et une vision ecclésiologique. De fait, en mentionnant l'invocation du Père, du Fils et de l'Esprit dans la formule sacramentelle, Tertullien définit l'Église comme « corps des Trois », présence de la Trinité.
Composée vers 211-212, l'oeuvre constitue sans doute le plus vibrant plaidoyer pour la chair du christianisme antique, dans la lignée de plusieurs traités sur la résurrection ou contre les hérésies. Affrontant philosophes païens et gnostiques, pour qui l'élément sensible et visible de l'être humain est absolument indigne et incapable d'être sauvé, l'auteur du traité De l'âme défend la chair comme "pivot du salut " en soulignant sa dignité, son identité, son intégrité jusqu'après la mort. Promoteur d'une vision équilibrée, incarnée, de la nature humaine, le Carthaginois fonde sa démonstration sur une exégèse approfondie des textes bibliques, ouvrant à une réflexion explicite sur la condition des ressuscités.
Le bref opuscule de Tertullien sur le baptême présente pour le lecteur d'aujourd'hui un double intérêt. D'abord, un intérêt historique: cet ouvrage est le premier traité sur le baptême. A travers lui, nous découvrons la pratique baptismale de l'Eglise ancienne, sa liturgie, sa spiritualité. En même temps, ce traité nous fait assister à la naissance de la théologie. "Au commencement, l'Eglise baptisait..." Mais cette pratique ne devait pas tarder à faire problème et à être contestée, notamment par une secte gnostique, par ailleurs inconnue, les caïnites. Provoqué par cette hérésie, Tertullien se propose de rendre compte de la pratique de l'Eglise, de la justifier. Même si ses réponses apparaissent parfois tâtonnantes, elles ne sont jamais indifférentes. Avant tout, elles gardent la fraîcheur et la spontanéité des commencements. La traduction du traité de Tertullien se trouve précédée d'une importante introduction du père François Refoulé qui en montre l'intérêt historique, liturgique et théologique. Biographie de l'auteur Carthaginois, né vers 160, Tertullien fut doté d'une solide formation rhétorique. Il se convertit, probablement dans la dernière décennie du IIe siècle. Vers 206-207, il adhéra à un mouvement spirituel, le montanisme, et s'éloigna peu à peu de la "catholica', sans pour autant céder à un schisme formel. Son oeuvre abondante et de combat, touche l'apologétique, la morale et les questions dogmatiques."
Mille et une facéties, pensées et humeurs de Boris Vian, mille et une merveilleuses conneries que l'écrivain, chanteur, inventeur, musicien, poète, trompettiste a dites ou écrites, directement ou au travers de ses personnages. Une lecture jubilatoire et inépuisable, où s'expriment aussi bien la fantaisie que la sagacité de Boris Vian.
Francis Bacon: On ne sait pourquoi certaines choses vous touchent. C'est vrai, j'adore les rouges, les bleus, les jaunes, les gras. Nous sommes de la viande, n'est-ce pas? Quand je vais chez le boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place des morceaux de viande. Et puis il y a un vers d'Eschyle qui hante mon esprit: "L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux."
Schopenhauer Arthur ; Burdeau Auguste ; Salaün Chr
Quand l?artiste accompli «prête ses yeux pour regarder le monde», il nous offre l?opportunité de le voir enfin tel qu?il est, débarrassé des oripeaux du besoin et de l?utilité.Dans ces deux suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre comment le génie opère par dévoilement soudain: «Le talent, c?est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher; le génie, c?est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir.»
Première féministe française, Olympe de Gouges (1748-1793) réclame l'égalité des sexes devant l'Assemblée. Dans ce manifeste, elle réécrit au féminin la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen : "La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits". Le 3 novembre 1793, avant d'être guillotinée, elle aurait lancé : "Je suis certaine que nous triompherons un jour" .