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Traité du baptême
TERTULLIEN
CERF
17,00 €
Épuisé
EAN :9782204070164
Le De baptismo est le premier « traité du baptême » conservé. Tertullien l'écrivit vers 200-206 pour répondre aux entreprises d'une femme hérétique, sans doute de la secte gnostique des « Caïniens ». Cette « louange de l'eau », où le rhéteur converti donne la mesure de sa virtuosité, s'appuie sur la pratique liturgique et catéchétique des communautés du temps; elle constitue un bon témoignage d'une typologie baptismale déjà devenue traditionnelle. Le De baptismo élabore ainsi une réflexion théologique: il présente le baptême chrétien comme renaissance et libération; d'une manière encore tâtonnante, il s'interroge sur la portée spécifique du bain par rapport à l'onction et à l'imposition des mains, et pose le problème des relations entre foi et rite, grâce divine et signe sensible; il soulève enfin, dans ses derniers chapitres, des questions d'ordre disciplinaire: quel est le ministre du baptême? faut-il baptiser les petits enfants? quelle est la valeur du baptême conféré hors de la communion catholique? Il y a dans ces pages l'esquisse d'une théorie des sacrements et une vision ecclésiologique. De fait, en mentionnant l'invocation du Père, du Fils et de l'Esprit dans la formule sacramentelle, Tertullien définit l'Église comme « corps des Trois », présence de la Trinité.
Le "De cultu feminarum" s'inscrit dans la série des écrits parénétiques de Tertullien. S'adressant aux femmes de Carthage dont il voudrait limiter la coquetterie, il n'excède pas la longueur d'un "sermon" divisé en deux parties : la première traite plus spécialement des bijoux et de la parure, l'autre des soins apportés au corps, fards et coiffures en particulier.
Dans le " Traité De la prescription des hérétiques ", Tertullien, plutôt que de combattre l'usage que font les hérétiques des Ecritures, comme il le fait longuement dans le " Contre Marcion ", choisit une méthode plus expéditive, consistant à recourir au procédé juridique de la " praescriptio", objection ou fin de non-recevoir qui, présentée devant un tribunal, a pour effet d'abréger le procès. Pour démontrer que les hérétiques n'ont aucun droit sur les Ecritures et leur interprétation, Tertullien élève donc une double " praescriptio ", à savoir que le Christ n'a révélé sa doctrine qu'aux apôtres et que les apôtres ne l'ont confiée qu'aux Eglises fondées par eux. Seules les Eglises apostoliques sont donc les interprètes authentiques des Ecritures. Telle est la conclusion de ce procès fictif intenté aux hérétiques.
Quatrième de couverture Refusant d'imputer l'origine du mal au Dieu Créateur, le chrétien hérétique Hermogène ne voyait d'autre solution à cette difficulté que le dualisme traditionnel : Dieu a créé le monde à partir d'une matière préexistante, dont la présence, tapie sous le cosmos, est la véritable responsable du mal. Sa cosmologie restait donc sous l'emprise des conceptions médio-platoniciennes sur l'origine du monde et du mal. Dans le Contre Hermogène, Tertullien entreprend de réfuter cette doctrine, en montrant que seule la création ex nihilo est compatible avec la liberté et la toute-puissance de Dieu. Ce faisant, Tertullien écrit le premier traité en langue latine (205-206) - et le premier de la littérature chrétienne qui nous soit parvenu - consacré à ce dogme.
Après l'examen de la divinité hérétique de pure bonté (livre I) et la réhabilitation du Créateur (livre II), la critique de la christologie marcionite fait l'objet du livre III. Docète intransigeant, Marcion ne prêtait à son Christ que l'apparence humaine, sans incarnation ni naissance. D'autre part, pour souligner la nouveauté absolue d'un Evangile antithétique de la Loi, il supprimait toute préparation à la Venue de ce Christ, et refusait l'interprétation christique que l'Eglise donnait des prophéties vétérotestamentaires. Tels sont les deux thèmes sur lesquels s'organise la réfutation de Tertullien, en une structure complexe et raffinée qui les entrecroise, non sans privilégier le second. Avec un relief et une chaleur de conviction qui frappent encore aujourd'hui, le docteur carthaginois explicite la foi de l'Eglise en un Christ réellement homme comme réellement Dieu, qui est l'accomplissement d'une histoire du salut mystérieusement inscrite dans l'Ancien Testament. Par ses choix de textes scripturaires, par son exégèse, il exploite l'héritage de ses devanciers Justin et Irénée , mais il sait aussi parfois innover. Surtout il affirme son originalité par l'ordre et la clarté qu'il impose à ses démonstrations. Pour étoffer ce livre - avec lequel s'achève le remaniement progressif du premier Contre Marcion" et s'annonce l'examen de l'évangile marcionite - l'auteur a remployé plusieurs passages pris à des ébauches antérieures (notamment l'"Aduersus ludaeos"). On peut le qualifier d'oeuvre littéraire accomplie. Et le mordant de l'ironie donne souvent au style un éclat accru".