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Terre libre. Les Pionniers
Grave Jean
NOIR ET ROUGE
15,00 €
Épuisé
EAN :9791093784076
S'il ne jouit certes pas de la réputation d'une Louise Michel, Jean Grave (Le Breuil-sur-Couze, Puy-de-Dôme, 1854 - Vienne-en-Val, Loiret, 1939) n'en fut pas moins une des grandes figures de l'anarchisme français de la fin du XIXe et du début du suivant, principalement par sa participation active à la vie de l'hebdomadaire Les Temps nouveaux et la rédaction de plusieurs essais théoriques, dont La société mourante et l'anarchie ou L'Anarchie. Son but. Ses moyens. Ecrit en 1904, le récit Terre libre parut aux éditions des Temps nouveaux en 1908. C'est le second ouvrage écrit par Jean Grave pour la jeunesse, après Les Aventures de Nono, publié en 1901. Le type de récit choisi par lui relève de ce que Marx baptisa du nom de «robinsonnade», en référence au livre fondateur de Daniel Defoe. Le vaisseau qui fait ici naufrage, l'Aréthuse, faisait route vers la Nouvelle-Calédonie, avec à son bord des hommes, des femmes et des enfants en grande partie condamnés pour désobéissance à l'autorité patronale et policière. L'arrivée des naufragés sur une terre «libre» de toutes traditions et coutumes va offrir à Jean Grave la possibilité de créer une société nouvelle avec de nouvelles règles. Cependant, la force et l'actualité du récit viennent essentiellement du refus du manichéisme et de la simplicité des choix qui s'imposent aux habitants de la «terre libre», les «Terrelibériens». En effet, pour vivre, ils devront répondre à toute une série de choix qui s'imposent à eux : comment survivre en cultivant des terres, comment instaurer une société sans règles coercitives et sans lois arbitraires, comment respecter la nature et son environnement, comment permettre à chacun de vivre selon ses convictions ? Cependant, Jean Grave ne propose ni une utopie ni un modèle. Le plus important pour lui est de montrer que cette société ne sera que ce que voudront en faire les Terrelibériens. La force du roman est dans ce possible, cette force de la volonté de l'individu pour s'extraire de ces présupposés afin de créer, s'il le veut, une nouvelle société.
Les textes de l'activiste anarchiste, qui lui valurent une condamnation à deux ans de prison à la sortie de l'ouvrage au XIXe siècle pour provocation au pillage, au meurtre, au vol et à l'incendie.
Né au XIXe siècle, le mouvement anarchiste, fondé sur la libre association, a longtemps nourri les sociétés française et européenne, à travers des formes d'organisation comme les coopératives ou les mutuelles. Figure emblématique du " communisme libertaire ", Jean Grave (1854-1939) arrive enfant à Paris de son Auvergne natale. Très vite, après la Commune de 1871, il devient anarchiste et se charge de diffuser ses idées tout en exerçant les métiers de cordonnier puis typographe. En 1883, il part en Suisse diriger le Révolté, journal créé par ses amis Kropotkine et Reclus, et qui deviendra plus tard les Temps nouveaux. En 1894, il est condamné à deux ans de prison pour avoir écrit La Société mourante et l'Anarchie. Dans ce récit émaillé de nombreuses anecdotes et lettres, on croise la route d'illustres écrivains et artistes comme Zola (c'est l'affaire Dreyfus), Anatole France, Pissaro ; on assiste au foisonnement de journaux plus ou moins éphémères, à la naissance de courants divergents, comme l'anarchisme individualiste ou le syndicalisme révolutionnaire. Déçu par l'affaiblissement du mouvement après la guerre de 1914-1918, mais persuadé que les idées d'égalité, de liberté et de bien-être pour tous reviendront un jour en force, Jean Grave se retire du combat politique. Il meurt en 1939.
Le thème abordé traite des pratiques initiatiques et des arts martiaux javanais tels qu'on les trouve dans le sultanat de Yogyakarta. Il s'agit d'un sujet porteur qui se situe au carrefour de plusieurs champs d'intérêt : rituels, religion, politique, techniques du corps, savoir-faire, arts rituels; sport. Les résultats obtenus sont centraux pour la compréhension de la société javano-indonésienne. En effet, les écoles et associations de formation aux pratiques martiales jouent un rôle primordial dans le maintien de l'équilibre social. Elles concernent une part très importante de la population et sont avant toute chose des écoles de socialisation. Le travail descriptif porte sur trois écoles. Il concerne les généalogies de maîtres, les techniques utilisées, le déroulement de la pratique, les personnes et les groupes concernés, la structure organisationnelle aux niveaux local, national et intermédiaire, les activités internes et externes (concernant les rituels, les pèlerinages, l'identité nationale et le tourisme), le rapport à l'histoire sociale, ainsi que la mise en relief des valeurs de référence de chacun des trois groupes étudiés. Le détail des descriptions indique qu'il s'agit bien d'une relation au monde à comprendre de l'intérieur. L'analyse présente un trajet retour - comme l'influence du registre économique ou l'orientation sportive de certaines activités - qui éclaire en quelque façon le caractère compétitif du système moderne de formation et de production.
La colonisation et la décolonisation restent au XXIe siècle des sujets controversés, souvent méconnus, voire tabous. Dans "la colonisation", texte publié en 1912, l'anarchiste communiste Jean Grave dénonce les rapports de domination entre "civilisateurs" et colonisés, proches selon lui des rapports de production existant alors entre bourgeoisie et ouvriers. En deuxième partie, le massacre d'Ambiky en 1897 à Madagascar, relaté par Paul Vigné d'Octon, extrait de son livre La Gloire du sabre, évoque la violence des colonisateurs à l'origine de la conquête de ces territoires.
Dans le post-scriptum de son livre, Eichmann à Jérusalem, Hannah Arendt en vient à écrire : «Il est impossible de prouver une accusation contre la chrétienté en général, avec ses deux mille ans d'histoire, et si l'on prouvait quelque chose ce serait horrible.» Le présent ouvrage contredit ladite impossibilité affirmée par la grande philosophe-historienne. En revanche, le sinistre rôle historique qu'il attribue au christianisme, du fait, entre autres, de ses liens avec l'économie de profit, semble bien avoir eu des implications horribles, partie prenante du nihilisme contemporain. En effet, l'Eglise chrétienne ne s'est pas contentée d'arranger considérablement son histoire, ni d'une accommodation passive envers certains pouvoirs et un certain genre d'économie : elle en est venue, au cours du Moyen Age, passant d'une tolérance faite de concessions à une sympathie faite de compromissions, à favoriser l'essor du capitalisme. Son hostilité, ses condamnations, lois, mesures coercitives contre les marchands n'ont été que facettes d'une réalité plus complexe sur le plan pratique. Aussi a-t-il existé, concrètement et idéologiquement, une entente entre l'économie de profit et le christianisme, que seul le préjugé autorise de considérer comme contre-nature. Aussi, bien que la critique du christianisme, comme système religieux, ne soit plus à faire - ayant été faite avec beaucoup de sagacité dès l'antiquité et tout au long des temps modernes -, il n'en reste pas moins que son implication dans le processus qui a établi l'omnipotence du capitalisme constitue une accusation qui est loin d'être levée. Sans explicitation de celle-ci et sans conscience collective des erreurs qu'elle désigne, nous ne sortirons pas de «l'égarement» qui a détourné le genre humain de son ouverture naturelle et constitutive, dont dépend son devenir. Il s'agit donc, dans cet ouvrage, non de s'émouvoir sur ce dont nous serions redevables au christianisme, mais, dans une perspective socio-historico-anthropologico-politique, d'approcher ce qu'il a coûté à notre humanité, désormais défaillante.
Résumé : Pour mettre en place une société se réclamant des Droits de l'homme et de l'écologie sociale, fondée sur la commune autonome et le fédéralisme, les acteurs civils et politiques de la Fédération démocratique de la Syrie du Nord s'appuient sur un texte constituant, le Contrat social. Ils tentent de concilier dans un même système politique, démocratie directe et démocratie parlementaire. Si les progrès en matière de droits et libertés sont considérables, le fonctionnement démocratique des institutions fédérales est entravé par le contexte géopolitique. Les autorités comme la population sont-elles en capacité de dépasser le stade d'une social-démocratie libertaire, pour parvenir à une société sans Etat ou avec si peu d'Etat, le but annoncé ?
Ce livre s'interroge sur le statut de l'inimitié politique dans les sociétés contemporaines. En proposant une traversée de différentes figures dans lesquelles est posée la question de la relation avec l'ennemi, des pratiques de l'inimitié, ce l'ouvrage tente de faire revenir dans la réflexion politique contemporaine cette question lancinante : sous quelles conditions et à quelles fins pouvons-nous parler avec nos ennemis - ou devons-nous nous abstenir de le faire ?
Résumé : Voilà un événement méconnu de lhistoire sociale asiatique. A la fin des années 1920, le processus de transformation sociale lancé par les anarchistes coréens passa par d'inévitables discussions sur le lieu où devait se déclencher la dynamique révolutionnaire : à partir des masses paysannes ou des centres urbains ? Il est évident que la réalité militante et la situation des pays limitrophes furent prises en compte au cours des débats. Lanalyse que firent les anarchistes des forces indépendantistes et lalliance avec une partie de celles-ci permirent d'envisager létablissement dune société libre et égalitaire défendue par ses propres armes face à toutes les menaces extérieures.