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Mémoires d'un anarchiste (1854-1920)
Grave Jean
SEXTANT
28,01 €
Épuisé
EAN :9782849780282
Né au XIXe siècle, le mouvement anarchiste, fondé sur la libre association, a longtemps nourri les sociétés française et européenne, à travers des formes d'organisation comme les coopératives ou les mutuelles. Figure emblématique du " communisme libertaire ", Jean Grave (1854-1939) arrive enfant à Paris de son Auvergne natale. Très vite, après la Commune de 1871, il devient anarchiste et se charge de diffuser ses idées tout en exerçant les métiers de cordonnier puis typographe. En 1883, il part en Suisse diriger le Révolté, journal créé par ses amis Kropotkine et Reclus, et qui deviendra plus tard les Temps nouveaux. En 1894, il est condamné à deux ans de prison pour avoir écrit La Société mourante et l'Anarchie. Dans ce récit émaillé de nombreuses anecdotes et lettres, on croise la route d'illustres écrivains et artistes comme Zola (c'est l'affaire Dreyfus), Anatole France, Pissaro ; on assiste au foisonnement de journaux plus ou moins éphémères, à la naissance de courants divergents, comme l'anarchisme individualiste ou le syndicalisme révolutionnaire. Déçu par l'affaiblissement du mouvement après la guerre de 1914-1918, mais persuadé que les idées d'égalité, de liberté et de bien-être pour tous reviendront un jour en force, Jean Grave se retire du combat politique. Il meurt en 1939.
Résumé : Fils d'un communard blanquiste, Jean Grave (1854-1939) travaille très jeune comme cordonnier à Paris : fréquentant les cercles ouvriéristes, proche d'Élisée Reclus et de Pierre Kropotkine, il a crée Les Temps nouveaux en 1895, qui devient la tribune pour ses idées. En 1914, celui qui déploie depuis plus de trente ans une " propagande de brochures " fait paraître Ce que nous voulons, manifeste du projet libertaire, condensé virulent de l'idéal anarchiste : " Nous voulons l'affranchissement complet, intégral de l'individu. Nous voulons son affranchissement économique le plus absolu. " Dans la " société future " seront abolis le salaire, la monnaie, la propriété individuelle, l'armée, la démocratie représentative, l'État et ses gouvernements. Dans trois textes antérieurs, Grave détaille sa critique du régime de la IIIe république et de la société industrielle : le machinisme (1898), la colonisation (1912) et préconise l'usage de la révolution (1898).
Comment l'institution scolaire s'insère-t-elle dans un contexte plus englobant ? En quoi les processus de formalisation liés à l'introduction de l'école modifient-ils - ou non - les formes locales de transmission et les valeurs ? Inversement, comment les systèmes standardisés s'enrichissent des pratiques et des savoirs locaux ? Ces questions sont abordées sous l'angle ethnographique et anthropologique dans huit études touchant quatre pays asiatiques : l'Inde, la Chine, l'Indonésie, la Thaïlande, pays différents par l'histoire, les traditions, la forme des institutions, le poids de l'État. La grande diversité ethnique et culturelle de la région donne naissance à un dialogue entre les savoirs traditionnels et la scolarisation organisée par les États. Dans le contexte asiatique, les préoccupations éducatives s'intéressent beaucoup au corps. En Chine, cela a pu prendre l'apparence d'un contrôle étatique lié à la discipline corporelle, à la gymnastique collective, et à la calligraphie. Cette importance accordée au corps implique le maintien d'un mode d'action qui s'élabore dans le présent. De façon contrastée, les modes formels voient présent et passé envahis par le futur dans un environnement proportionnellement indifférencié en valeur ; l'espace apparaît dévalorisé du fait d'un recul marqué par rapport à l'action relationnelle et socialisante. Le questionnement central se définit alors par la façon dont les systèmes d'apprentissage s'organisent pour maintenir un mode de relation un tant soit peu qualitatif.
Le thème abordé traite des pratiques initiatiques et des arts martiaux javanais tels qu'on les trouve dans le sultanat de Yogyakarta. Il s'agit d'un sujet porteur qui se situe au carrefour de plusieurs champs d'intérêt : rituels, religion, politique, techniques du corps, savoir-faire, arts rituels; sport. Les résultats obtenus sont centraux pour la compréhension de la société javano-indonésienne. En effet, les écoles et associations de formation aux pratiques martiales jouent un rôle primordial dans le maintien de l'équilibre social. Elles concernent une part très importante de la population et sont avant toute chose des écoles de socialisation. Le travail descriptif porte sur trois écoles. Il concerne les généalogies de maîtres, les techniques utilisées, le déroulement de la pratique, les personnes et les groupes concernés, la structure organisationnelle aux niveaux local, national et intermédiaire, les activités internes et externes (concernant les rituels, les pèlerinages, l'identité nationale et le tourisme), le rapport à l'histoire sociale, ainsi que la mise en relief des valeurs de référence de chacun des trois groupes étudiés. Le détail des descriptions indique qu'il s'agit bien d'une relation au monde à comprendre de l'intérieur. L'analyse présente un trajet retour - comme l'influence du registre économique ou l'orientation sportive de certaines activités - qui éclaire en quelque façon le caractère compétitif du système moderne de formation et de production.
Dans cet essai est proclamée l'idée qu'une société est possible sans capitalisme. Idée qui paraît étrange au XXIe siècle où tout est censé être devenu une marchandise. Elle n'était pas moins étrange à la fin du XIXe siècle. Kropotkine décrit avec netteté et virulence le processus d'accaparement à la base du capitalisme. Main-mise sur les richesses naturelles, sur le produit du travail de nombreux siècles : depuis toujours des hommes ont travaillé, défriché, mis la terre en culture, édifié des villes, construit des routes et des ponts et, tout récemment alors, des voies de chemin de fer. Les ouvriers travaillent pour des salaires de misère, la protection sociale n'existe pas, l'enrichissement est assuré pour celui qui exploite le labeur des autres. De cette exploitation, Kropotkine fait un tableau terrible, montre que le corps de l'homme s'y épuise mais aussi que ses facultés naturelles et critiques s'atrophient. Projet utopique d'une Commune idéale, La Conquête du pain ouvre au citoyen du XXIe siècle des perspectives concrètes vers une société réellement libre et solidaire.
Des premières lois des Soviets à sa libéralisation totale dans les années 1990, la datcha, maison de campagne du citadin russe, va vivre une histoire pleine de bruit et de fureur. Bourgeoise, ni urbaine, ni rurale, individuelle, oisive, la datcha cristalliseles contradictions entre l'idéologie du régime et les aspirations du citoyen. Car c'est la société soviétique ordinaire, en perpétuelle situation d'expérimentation dans un contexte de pénurie chronique, que l'on observe ici tout au long du vingtième siècle. Où l'on voit comment la datcha se faufile dans les interstices du collectivisme totalitaire, concrétisant un espace de survie et de liberté pour les citoyens. Biographie de l'auteur Vlada Traven, née en 1964 à Moscou, est diplôméede l'Institut d'architecture de Moscou, et titulaired'un Diplôme d'études approfondies de l'écoled'architecture de Paris-Belleville. Elle vit à Parisdepuis 1991.
Kropotkine Pierre ; Pivert Isabelle ; Reclus Elisé
Dans cet essai est proclamée l'idée qu'une société est possible sans capitalisme. Idée qui paraît étrange au XXe siècle où tout est censé être devenu une marchandise. Elle n'était pas moins étrange à la fin du XIXe siècle. Kropotkine décrit avec netteté et virulence le processus d'accaparement à la base du capitalisme. Main-mise sur les richesses naturelles, sur le produit du travail de nombreux siècles : depuis toujours des hommes ont travaillé, défriché, mis la terre en culture, édifié des villes, construit des routes et des ponts et, tout récemment alors, des voies de chemin de fer. Les ouvriers travaillent pour des salaires de misère, la protection sociale n'existe pas, l'enrichissement est assuré pour celui qui exploite le labeur des autres. De cette exploitation, Kropotkine fait un tableau terrible, montre que le corps de l'homme s'y épuise mais aussi que ses facultés naturelles et critiques s'atrophient. Projet d'une commune idéale, La Conquête du pain ouvre au citoyen du xxrr siècle des perspectives concrètes vers une société réellement libre et solidaire.
La vie passionnante d'Élisée Reclus, (1830-1905), un des plus grands géographes français, précurseur de l'écologie, auteur de la Géographie universelle (dix tomes!), anarchiste, libertaire, amoureux de la terre, homme de passion et de rigueur, raconté dans un style vivant, empathique par Hélène Sarrazin, spécialiste de son oeuvre. Avec Reclus, on parcourt la terre par la route:- la Dordogne dans une famille protestante (son père est pasteur), la Sierra Nevada dans sa jeunesse, Paris, Sicile, Lugano, etc. On vit le bouillonnement d'une époque pleine d'utopie généreuse: Reclus est un homme engagé dans sa société, un homme politique (c'est un ami de Bakounine) et c'est toute une traversée, aux multiples remous, de la société européenne de la seconde moitié du 19è siècle que nous vivons à travers le destin singulier de cet homme. Biographie: Hélène Sarrazin, historienne et romancière, vit à Bordeaux. Elle a publié notamment Le Pont de la Garonne (Aubéron), Les Chevaux de bronze (La Découverte)