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Dimensions formelle et non formelle de l'éducation en Asie orientale. Socialisation et rapport au co
Grave Jean-Marc de ; Pierrot Alain
PU PROVENCE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782853997997
Comment l'institution scolaire s'insère-t-elle dans un contexte plus englobant ? En quoi les processus de formalisation liés à l'introduction de l'école modifient-ils - ou non - les formes locales de transmission et les valeurs ? Inversement, comment les systèmes standardisés s'enrichissent des pratiques et des savoirs locaux ? Ces questions sont abordées sous l'angle ethnographique et anthropologique dans huit études touchant quatre pays asiatiques : l'Inde, la Chine, l'Indonésie, la Thaïlande, pays différents par l'histoire, les traditions, la forme des institutions, le poids de l'État. La grande diversité ethnique et culturelle de la région donne naissance à un dialogue entre les savoirs traditionnels et la scolarisation organisée par les États. Dans le contexte asiatique, les préoccupations éducatives s'intéressent beaucoup au corps. En Chine, cela a pu prendre l'apparence d'un contrôle étatique lié à la discipline corporelle, à la gymnastique collective, et à la calligraphie. Cette importance accordée au corps implique le maintien d'un mode d'action qui s'élabore dans le présent. De façon contrastée, les modes formels voient présent et passé envahis par le futur dans un environnement proportionnellement indifférencié en valeur ; l'espace apparaît dévalorisé du fait d'un recul marqué par rapport à l'action relationnelle et socialisante. Le questionnement central se définit alors par la façon dont les systèmes d'apprentissage s'organisent pour maintenir un mode de relation un tant soit peu qualitatif.
Les textes de l'activiste anarchiste, qui lui valurent une condamnation à deux ans de prison à la sortie de l'ouvrage au XIXe siècle pour provocation au pillage, au meurtre, au vol et à l'incendie.
La colonisation et la décolonisation restent au XXIe siècle des sujets controversés, souvent méconnus, voire tabous. Dans "la colonisation", texte publié en 1912, l'anarchiste communiste Jean Grave dénonce les rapports de domination entre "civilisateurs" et colonisés, proches selon lui des rapports de production existant alors entre bourgeoisie et ouvriers. En deuxième partie, le massacre d'Ambiky en 1897 à Madagascar, relaté par Paul Vigné d'Octon, extrait de son livre La Gloire du sabre, évoque la violence des colonisateurs à l'origine de la conquête de ces territoires.
Résumé : Fils d'un communard blanquiste, Jean Grave (1854-1939) travaille très jeune comme cordonnier à Paris : fréquentant les cercles ouvriéristes, proche d'Élisée Reclus et de Pierre Kropotkine, il a crée Les Temps nouveaux en 1895, qui devient la tribune pour ses idées. En 1914, celui qui déploie depuis plus de trente ans une " propagande de brochures " fait paraître Ce que nous voulons, manifeste du projet libertaire, condensé virulent de l'idéal anarchiste : " Nous voulons l'affranchissement complet, intégral de l'individu. Nous voulons son affranchissement économique le plus absolu. " Dans la " société future " seront abolis le salaire, la monnaie, la propriété individuelle, l'armée, la démocratie représentative, l'État et ses gouvernements. Dans trois textes antérieurs, Grave détaille sa critique du régime de la IIIe république et de la société industrielle : le machinisme (1898), la colonisation (1912) et préconise l'usage de la révolution (1898).