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Le christianisme et l'égarement du monde
Keller Michel
NOIR ET ROUGE
21,50 €
Épuisé
EAN :9782954361086
Dans le post-scriptum de son livre, Eichmann à Jérusalem, Hannah Arendt en vient à écrire : «Il est impossible de prouver une accusation contre la chrétienté en général, avec ses deux mille ans d'histoire, et si l'on prouvait quelque chose ce serait horrible.» Le présent ouvrage contredit ladite impossibilité affirmée par la grande philosophe-historienne. En revanche, le sinistre rôle historique qu'il attribue au christianisme, du fait, entre autres, de ses liens avec l'économie de profit, semble bien avoir eu des implications horribles, partie prenante du nihilisme contemporain. En effet, l'Eglise chrétienne ne s'est pas contentée d'arranger considérablement son histoire, ni d'une accommodation passive envers certains pouvoirs et un certain genre d'économie : elle en est venue, au cours du Moyen Age, passant d'une tolérance faite de concessions à une sympathie faite de compromissions, à favoriser l'essor du capitalisme. Son hostilité, ses condamnations, lois, mesures coercitives contre les marchands n'ont été que facettes d'une réalité plus complexe sur le plan pratique. Aussi a-t-il existé, concrètement et idéologiquement, une entente entre l'économie de profit et le christianisme, que seul le préjugé autorise de considérer comme contre-nature. Aussi, bien que la critique du christianisme, comme système religieux, ne soit plus à faire - ayant été faite avec beaucoup de sagacité dès l'antiquité et tout au long des temps modernes -, il n'en reste pas moins que son implication dans le processus qui a établi l'omnipotence du capitalisme constitue une accusation qui est loin d'être levée. Sans explicitation de celle-ci et sans conscience collective des erreurs qu'elle désigne, nous ne sortirons pas de «l'égarement» qui a détourné le genre humain de son ouverture naturelle et constitutive, dont dépend son devenir. Il s'agit donc, dans cet ouvrage, non de s'émouvoir sur ce dont nous serions redevables au christianisme, mais, dans une perspective socio-historico-anthropologico-politique, d'approcher ce qu'il a coûté à notre humanité, désormais défaillante.
Découvrez la petite encyclopédie des peurs et sagesses populaires ! Vous avez peur de passer sous une échelle, la crainte de croiser un chat noir, la peur du vendredi 13 ou vous rêver de tomber sur un trèfle à quatre feuilles lors d'une de vos balades ? Pas de panique, comme un Français sur deux, vous êtes un peu (beaucoup ? ) superstitieux ! Evelyne Keller a récolté tous les petits et grands secrets de nos superstitions et porte-bonheurs en France mais aussi aux quatre coins du monde. Saviez-vous que la violette n'a pas la même signification dans le monde ? Qu'en Grèce c'est le mardi 13 et non le vendredi 13 qui attire les superstitions ? Que les Italiens craignent le chiffre 8 ? Connaissez-vous le pays dans lequel la baleine est un porte-bonheur ? Connaissez-vous les différentes croyances sur les cygnes selon les pays ? Qu'elles soient historiques, culturelles, religieuses ou symboliques, Evelyne Keller vous donne les origines - souvent amusantes - de ces sagesses populaires qui traversent le temps.
Keller Michael ; Neufeld Josh ; Soubiran Fanny ; L
Après La Machine à Influencer, consacré aux médias, le dessinateur Josh Neufeld s'associe au journaliste Michael Keller pour un reportage sur le big data et les données personnelles. Les utilisateurs de réseaux sociaux, téléphones portables et de nombreux sites internet sont désormais fichés et suivis à la trace par des entreprises privées qui amassent des quantités phénoménales d'informations personnelles. Facebook, Google, Apple et consorts peuvent ainsi établir des profils très détaillés pour anticiper les besoins de leurs utilisateurs et adapter leurs politiques commerciales en fonction des comportements de chacun, mais cela va aller encore plus loin... Josh Neufeld et Michael Keller ont interviewé des spécialistes du domaine, politiques, universitaires et chercheurs, pour un tour d'horizon de ces pratiques qui soulèvent de nombreuses questions et notamment celle des risques liés à l'exploitation de ces données. Neufeld et Keller abordent le sujet à travers de nombreux exemples concrets et questionnent également le principe des notes données à des services et des personnes, principe qui s'étend progressivement à des pans entiers de la société moderne. Avec humour mais également avec rigueur Neufeld et Keller montrent comment des gestes apparemment anodins risquent d'avoir un impact très concret sur notre quotidien dans un très proche avenir...
Le psychiatre américain Harry Stack Sullivan (1892-1949) a révolutionné la prise en charge des patients atteints de schizophrénies bien avant l'utilisation des premiers neuroleptiques, en rupture complète avec les pratiques asilaires de l'époque communes aux Etats-Unis et à l'Europe. Connu et reconnu dans son pays, il a fondé la Washington School of Psychiatry qui forme encore aujourd'hui des professionnels de la psychiatrie à sa pensée et à ses méthodes de travail. Il est également l'un des artisans du rapprochement de la psychiatrie avec les sciences sociales et politiques, l'anthropologie et la sociologie.
L'Egypte que Yers et moi fréquentons depuis de nombreuses années nous donne encore l'illusion d'être assis à la terrasse d'un de ces vieux carrefours de l'histoire. On y sirote un Orient bien à soi, à son gré, à son humeur. On y flâne, le crayon à la main, entre les rayons du grand bazar de la vie où s'étale la quotidienneté de ces mille petits riens à saisir, de ces curiosités, du cœur et de l'esprit que nous avons collées jour après jour dans l'album de notre imaginaire intitulé si joliment " souvenirs de voyage ". Il nous en reste des jeux de plumes, quelques taches d'encre, des crayonnages esquissés sur un vieux vélin florentin et abandonnés à votre libre examen.
Tirant prétexte du centenaire du décès d'Elisée Reclus (1830-1905), célèbre géographe et anarchiste, un groupe de géographes de l'Université Lyon 2 (Paul Boino, Jacques Défossé, Isabelle Lefort, Philippe Pelletier) a lancé l'idée d'un colloque international. Il s'est ensuite élargi à d'autres institutions scientifiques (Université Lyon 3, ENS, UMR 5600 "Environnement, Ville et Société"). Ce colloque a rassemblé une quarantaine de chercheurs, connus ou moins connus, venant de la géographie mais aussi de l'histoire ou de la sociologie, et provenant de différents pays (France, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Belgique, Confédération helvétique, Angleterre, Irlande, Norvège, Liban, Japon, Brésil, Argentine). Il a tenté de ré-interroger la pertinence de la géographie de Reclus au regard des problématiques tant scientifiques que sociales du monde actuel. Plusieurs axes de communications ont été suivis : fabrique et optique de l'objet géographique, le terrain régional, le réseau anarchiste, l'actant géographique (table ronde), production et diffusion de la connaissance, nature, conscience et technique, graphies, nature, ethnies et identités, géographie et politique (table ronde). Ces journées ont donné lieu à des échanges intenses, contradictoires et fraternels, qui se placent également dans le cadre d'autres colloques, conférences ou journées qui ont été consacrées la même année 2005 à Elisée Reclus (Université de Montpellier 3, Festival International de Géographie de St-Dié-des Vosges, Université La Bicocca de Milan, Société catalane de géographie à Barcelone, Ste-Foy-la-Grande, Orthez, Université de la Nouvelle-Orléans).
La Révolution espagnole a porté, sur une brève durée, les espoirs libertaires, à un point jamais atteint jusque là. Paris, qui a joué le rôle d'une base arrière, s'est trouvé être à la fois le lieu de la solidarité et le point de rassemblement de toutes les tendances politiques qui faisaient du conflit espagnol l'enjeu vital de l'époque. C'est essentiellement à Paris que se forment les mythes et les idéologies qui façonnent encore l'imaginaire de la "Guerre civile'. Parmi les militants qui consacrèrent toutes leur énergie et, parfois, leur vie à cette Révolution, le lecteur croisera, au long de cet ouvrage, Pierre Besnard, André Prudhommeaux, Michel Collinet, Robert Louzon, David Rousset, Charles Ridel, Victor Serge, Benjamin Peret, Nicolas Lazarevitch ou Simone Weil."
Ce livre s'interroge sur le statut de l'inimitié politique dans les sociétés contemporaines. En proposant une traversée de différentes figures dans lesquelles est posée la question de la relation avec l'ennemi, des pratiques de l'inimitié, ce l'ouvrage tente de faire revenir dans la réflexion politique contemporaine cette question lancinante : sous quelles conditions et à quelles fins pouvons-nous parler avec nos ennemis - ou devons-nous nous abstenir de le faire ?
De plus en plus de livres et brochures libertaires sont publiées de nos jours : l'anarchisme suscite donc toujours un intérêt croissant notamment parmi la population laborieuse. La faillite du socialisme parlementaire et du bolchevisme laisse un espace politique pour les anarchistes face au capitalisme destructeur de relations humaines, d'écosystèmes et de la planète. Afin de se familiariser avec la pensée anarchiste, il nous a paru utile de présenter les principaux auteurs libertaires qui ont contribué aux fondements théoriques de l'anarchisme, une théorie de tout temps très mal comprise et de tout temps, déformée. Rejetant le chaos du capitalisme et de l'étatisme, l'anarchisme cherche à créer l'ordre du socialisme libertaire, une société libre d'associés libres. Le capitalisme continuera d'exister tant qu'il fera croire à la justesse et à l'adéquation de son système économique. Parfois, les conditions historiques, comme en Espagne en 1936, ont permis une mise en pratique des conceptions libertaires à une grande échelle. Ce qui indique que les rêves peuvent parfois devenir réalité. Et que l'utopie d'aujourd'hui peut devenir la réalité de demain. La tâche des anarchistes consiste à déconstruire les idées sur lesquelles s'appuie le système actuel et proposer une alternative qui le remplacera par un environnement plus adapté. Nous avons pris le parti pour terminer cet ouvrage de mettre en avant des auteurs plus contemporains tels Murray Bookchin et David Graeber. Ces dernières années, les anarchistes ont joué un rôle important contre les mesures d'austérité prises un peu partout dans le monde ainsi que dans les luttes pour l'écologie radicale. Nous tenons à souligner la pertinence continue des propos tenus par les premiers théoriciens de l'anarchisme dès le mitan du XIXe siècle.