Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Vivre avec les drogues
Stella Alessandro ; Coppel Anne
PEPPER
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343233901
Vivre avec les drogues, apprendre à les connaître, maîtriser leurs usages. Tel est le fil rouge de cet ouvrage collectif, issu de séminaires tenus à l'EHESS. Depuis cent ans, les politiques publiques en matière de drogues sont fondées sur la prohibition. Pourtant, la légalisation des drogues est aujourd'hui en marche. Aussi, les frontières entre drogues légales et illégales sont de moins en moins nettes. En France, les consommateurs quotidiens de benzodiazépines prescrits, mais aussi d'alcool et de tabac - se comptent par millions. Drogues et drogués sont donc parmi nous : pour se soigner, ou pour prendre du plaisir, la demande de psychotropes n'est pas près de baisser. Dès lors, réfléchir à un nouveau cadre pour la production, la distribution et la consommation de ces substances s'avère nécessaire.
Il n'y avait pourtant pas que le politique dans notre vie. "Le personnel est politique", comme les camarades féministes nous l'avaient fait comprendre, bon an mal an. En fait, alors que nous plongions la tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, c'est dans la sphère des relations interpersonnelles que nous étions en train de faire une révolution... Mais nous n'en avions pas vraiment conscience, pris comme nous l'étions dans des schémas anciens. Nous avions alors 20 ans, quelques-uns plus, d'autres moins. Et nous avions un désir débordant de mordre la vie, de plonger de tout notre corps dans une aventure enivrante, de profiter au maximum de tout ce que la vie pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre ni le paradis céleste, ni le grand soir. "Qu'est-ce que vous voulez ?", nous demandait-on. On répondait : "Nous voulons tout !"
Extrait de l'introduction:Les archives de l'Inquisition:source pour l'histoire de la sexualité des prêtresLa base documentaire principale de ce livre est constituée d'environ cent quarante procès instruits par le tribunal de l'Inquisition de Mexico, du milieu du XVIe aux dernières années du XVIIIe siècle. Ils ne représentent qu'une partie des quelque deux mille affaires concernant les transgressions sexuelles de moines et curés traitées par le Saint-Office de la Nouvelle-Espagne pendant cette période. C'est dire l'étendue de la base d'informations sur les désirs des prêtres d'autrefois, fournies par une source non suspecte, les propres archives de la sainte Inquisition.Voici un cas. Au cours de l'été 1789, suite à la dénonciation de deux jeunes garçons, le tribunal de l'Inquisition de Mexico avait dû instruire un procès contre le père don Feliciano Manuel Rincón. Âgé de soixante-sept ans, ce religieux enseignait le latin aux séminaristes de la capitale mexicaine, mais le procès dévoila que les «études» auxquelles il convoyait des jeunes élèves dans sa cellule étaient d'une autre nature.Après les deux premiers, douze autres garçons âgés de treize à seize ans, tous «de qualité Espagnols», tous étudiants en «grammaire» (latin) dans différents séminaires de Mexico, et parmi eux trois frères novices, furent appelés à témoigner devant l'Inquisition au sujet des comportements du père. Tous racontèrent à peu près les mêmes agissements (qui duraient pour certains depuis deux ou trois ans) avec le père Feliciano, faits de «réunions d'études» dans sa cellule, de bains et de promenades en groupe. Lesdites «études», qui se pratiquaient en groupe, consistaient en flagellations sur les fesses découvertes et masturbations réciproques. Un garçon relata que le père Feliciano était obsédé par ses fesses, qu'il n'arrêtait pas de les lui toucher, sentir et baiser. Il lui disait «qu'il n'y avait rien de mal à cela, que toucher et se faire toucher les parties n'était pas un péché, puisque c'était par plaisanterie et non par malice et que ce n'étaient que jeux de garçons».
Cottias Myriam ; Stella Alessandro ; Vincent Berna
Biographie de l'auteur Myriam Cottias, chargée de recherches au CNRS, historienne du fait colonial, est spécialiste des sociétés de la Caraïbe, esclavagistes et post-abolitionnistes, plus particulièrement des Antilles françaises au moment de l'émancipation. Elle dirige actuellement le Réseau thématique prioritaire du CNRS Esclavages, Acteurs, systèmes et représentations.Alessandro Stella, chargé de recherches au CNRS, historien, a étudié différentes situations de rapports de dépendance (ouvriers de manufacture, journaliers agricoles, esclaves, enfants travailleurs, soldats), en Europe occidentale et au Mexique. Ses nouvelles recherches portent sur les relations d'amour et de haine entre hommes et femmes. Bernard Vincent, directeur d'études à l'EHESS, historien, est auteur de nombreuses recherches sur la monarchie hispanique à l'époque moderne. Il a étudié en particulier la société espagnole et ses minorités (Morisques, Noirs, Barbaresques). Il s'intéresse aujourd'hui au monde des captifs dans l'espace méditerranéen.
Le couple du milieu des années 60 aurait-il pu seulement imaginer celui d'aujourd'hui ? L'auteur nous propose une réflexion sur les lois qui ont accompagné l'évolution du couple au cours des cinquante dernières années, qui l'ont provoquée ou ont cherché à s'y adapter : de la pilule contraceptive en 1967 au mariage pour tous en 2013, en passant par le divorce par consentement mutuel en 1975 ou le pacs en 1999. Dans un style où se mêlent tendresse, humour et un brin de nostalgie, il analyse cette évolution pour aborder, sous un angle nouveau, les problématiques juridiques et morales qui font tant débat de nos jours. Il s'appuie sur son expérience professionnelle - la relation qu'il entretient quotidiennement avec des couples de tous horizons -, sur des travaux de juristes ou de sociologues, des articles de presse, mais aussi sur les chansons et les films qui ont marqué ces années et qui témoignent de façon si éclairante des changements de mentalités.
Afghanistan, Darfour, Haïti, tsunami : Autant de mots et d'images qui renvoient à la communication des ONG humanitaires. Au-delà de ce qui est dit et montré, cet ouvrage aborde des questions nouvelles. Pourquoi la communication est-elle considérée comme "le sale boulot" dans ces ONG ? Quelles sont les relations entre les agences publicitaires, les médias et les ONG ? Pourquoi la rhétorique humanitaire fait-elle problème ? Comment évaluer l'opportunité de parler dans l'espace public ? Dix auteurs, professionnels de la communication, humanitaires, journalistes et universitaires témoignent de leurs pratiques : diriger un service de communication, prendre en compte les questions "éthiques" au quotidien... Ils analysent le discours humanitaire au regard de sa professionnalisation, des débats qu'il suscite et de son rapport ambigu au politique.
Résumé : Vingt ans après sa mort, un collectif d'historiens revient sur la carrière politique de Pierre Bérégovoy. Car par-delà le mystère de sa disparition, qui polarise l'attention des médias, nous trouvons un homme politique atypique, formé en dehors du sérail. Ce livre analyse le parcours de cet ouvrier, fils d'un émigré russe, militant à FO et à la SFIO, représentant de Pierre Mendès France au PSU, puis adjoint d'Alain Savary et de François Mitterrand. Il s'interroge sur son ascension au sein du Parti socialiste en tant qu'expert et homme de dossiers. Il montre comment, propulsé, par son rôle de directeur de campagne, secrétaire général de l'Elysée en mai 1981, il devient rapidement ministre aux Affaires sociales (1982-1984), puis est nommé à l'économie et aux Finances (1984-1986 ; 1988-1992), où il acquiert une solide réputation de professionnalisme. Consécration ultime, il est, en avril 1992, le dernier Premier ministre socialiste de François Mitterrand. Cet ouvrage, enfin, permet de resituer dans une perspective historique " l'affaire Bérégovoy ", qui conduisit l'élu de Nevers à se suicider le 1er mai 1993.
A quoi sert la "diplomatie parlementaire" et avec quels résultats ? Centré sur la guerre froide, cet ouvrage étudie ses différentes formes, des voyages de délégations aux groupes d'amitiés, en passant par l'engagement personnel et officieux de ces diplomates non professionnels. A travers son rôle dans le rétablissement des relations avec la RDA, la Chine, l'Afrique du Sud, la politique extérieure n'apparaît pas comme un domaine "réservé".