Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Prêtre et le Sexe. Les révélations des procès de l'Inquisition
Stella Alessandro
ANDRE VERSAILLE
25,30 €
Épuisé
EAN :9782874950230
Extrait de l'introduction:Les archives de l'Inquisition:source pour l'histoire de la sexualité des prêtresLa base documentaire principale de ce livre est constituée d'environ cent quarante procès instruits par le tribunal de l'Inquisition de Mexico, du milieu du XVIe aux dernières années du XVIIIe siècle. Ils ne représentent qu'une partie des quelque deux mille affaires concernant les transgressions sexuelles de moines et curés traitées par le Saint-Office de la Nouvelle-Espagne pendant cette période. C'est dire l'étendue de la base d'informations sur les désirs des prêtres d'autrefois, fournies par une source non suspecte, les propres archives de la sainte Inquisition.Voici un cas. Au cours de l'été 1789, suite à la dénonciation de deux jeunes garçons, le tribunal de l'Inquisition de Mexico avait dû instruire un procès contre le père don Feliciano Manuel Rincón. Âgé de soixante-sept ans, ce religieux enseignait le latin aux séminaristes de la capitale mexicaine, mais le procès dévoila que les «études» auxquelles il convoyait des jeunes élèves dans sa cellule étaient d'une autre nature.Après les deux premiers, douze autres garçons âgés de treize à seize ans, tous «de qualité Espagnols», tous étudiants en «grammaire» (latin) dans différents séminaires de Mexico, et parmi eux trois frères novices, furent appelés à témoigner devant l'Inquisition au sujet des comportements du père. Tous racontèrent à peu près les mêmes agissements (qui duraient pour certains depuis deux ou trois ans) avec le père Feliciano, faits de «réunions d'études» dans sa cellule, de bains et de promenades en groupe. Lesdites «études», qui se pratiquaient en groupe, consistaient en flagellations sur les fesses découvertes et masturbations réciproques. Un garçon relata que le père Feliciano était obsédé par ses fesses, qu'il n'arrêtait pas de les lui toucher, sentir et baiser. Il lui disait «qu'il n'y avait rien de mal à cela, que toucher et se faire toucher les parties n'était pas un péché, puisque c'était par plaisanterie et non par malice et que ce n'étaient que jeux de garçons».
Cottias Myriam ; Stella Alessandro ; Vincent Berna
Biographie de l'auteur Myriam Cottias, chargée de recherches au CNRS, historienne du fait colonial, est spécialiste des sociétés de la Caraïbe, esclavagistes et post-abolitionnistes, plus particulièrement des Antilles françaises au moment de l'émancipation. Elle dirige actuellement le Réseau thématique prioritaire du CNRS Esclavages, Acteurs, systèmes et représentations.Alessandro Stella, chargé de recherches au CNRS, historien, a étudié différentes situations de rapports de dépendance (ouvriers de manufacture, journaliers agricoles, esclaves, enfants travailleurs, soldats), en Europe occidentale et au Mexique. Ses nouvelles recherches portent sur les relations d'amour et de haine entre hommes et femmes. Bernard Vincent, directeur d'études à l'EHESS, historien, est auteur de nombreuses recherches sur la monarchie hispanique à l'époque moderne. Il a étudié en particulier la société espagnole et ses minorités (Morisques, Noirs, Barbaresques). Il s'intéresse aujourd'hui au monde des captifs dans l'espace méditerranéen.
Fiancée abandonnée, épouse maltraitée, mari trompé... Les archives épiscopales de Cadix conservent la trace de milliers de procès où s'affrontent des hommes et des femmes qui, après s'être aimés, en viennent à s'entre-déchirer devant la justice ecclésiastique. Ce livre pionnier lève un coin du voile sur le secret des couples en conflit, sur leurs griefs et leurs stratégies. Il ausculte en profondeur les sentiments et l'intimité des êtres, ainsi que les discours et les codes culturels de l'époque moderne, tout en les restituant dans leur dimension historique. Amours et désamours apparaissent ainsi comme les deux faces indissociables d'une même histoire...
Au début de la Deuxième Guerre mondiale, l?opinion publique américaine est majoritairement isolationniste. Ce livre raconte dans le détail comment le président américain avec ses conseillers, à commencer par sa femme Eléonore, prend la décision la plus déterminante de la guerre. Un récit passionnant qui restitue des conversations mal connues avec Churchill, Marshall, etc.
L'Administration Bush, dans sa guerre contre le terrorisme, a décidé en 2002 de transférer des centaines de terroristes présumés dans la prison située sur la base américaine de Guantánamo à Cuba. Dans cette zone de non-droit, ces hommes auxquels on a refusé le statut de prisonniers de guerre ont été soumis pendant plusieurs années à des conditions de détention difficiles et à d'incessants interrogatoires. Les méthodes utilisées, dont on sait aujourd'hui quelles étaient proches de la torture, ont suscité l'indignation dans le monde entier. Guantánamo est devenu le symbole d'une Amérique vindicative. Que s'y est-il véritablement passé? Qui sont ces terroristes présumés? D'où viennent-ils? Quels sont ceux qui ont été transférés des prisons secrètes de la CIA vers Guantánamo? Quelles techniques d'interrogatoire ont été utilisées? Comment fonctionnent les tribunaux militaires mis en place pour juger les détenus? Comment le président Obama va-t-il gérer ce cadeau empoisonné de l'Administration Bush? Simon Petermann s'est rendu à trois reprises dans le centre de détention de Guantánamo comme expert pour l'Assemblée parlementaire de l'OSCE. Dans un style vivant et clair, il livre dans cet ouvrage les résultats de son enquête.
Résumé : Longtemps, le IVe siècle athénien a été considéré comme un siècle de déclin. Une des manifestations de ce déclin aurait été le dysfonctionnement des institutions démocratiques. Cette opinion était essentiellement fondée sur les critiques prêtées à Socrate par deux de ses disciples, Platon et Xénophon, ainsi que sur les remarques d'Aristote tant dans la Politique que dans la Constitution d'Athènes. Face à ce déclin, ces intellectuels proposaient, sinon des solutions, du moins des modèles inspirés d'un passé idéalisé ou élaborés de toutes pièces. Ce qui les caractérisait, en dépit des différences plus ou moins sensibles, c'était le fait de tenir toute activité autre que la guerre ou la politique comme indigne de l'homme libre. [...] Même le travail de la terre était interdit aux citoyens de ces cités modèles, ce travail de la terre qu'en revanche Xénophon ennoblissait pour mieux lui opposer les activités décriées qu'étaient l'artisanat et le commerce. Le livre de Saber Mansouri a le grand mérite de montrer qu'une telle attitude ne correspondait pas aux réalités de l'Athènes du IVe siècle où il existait une population d'artisans et de commerçants qui, lorsqu'ils étaient citoyens, étaient d'autant plus étroitement associés à la vie politique de la cité qu'ils se rendaient plus volontiers aux assemblées de la Pnyx que les paysans et, surtout, fréquentaient l'agora. Cet ouvrage, en mettant l'accent sur l'implication dans la vie politique de la cité non seulement de citoyens exerçant les métiers de l'artisanat et du commerce, mais aussi de certains métèques, va à l'encontre des idées reçues qui ne voient dans le citoyen athénien que l'homo politicus, pour reprendre la formule de Max Weber. (Extrait de la préface de Claude Mossé)
Le terrorisme au nom du Jihad frappe un peu partout dans le monde. En Occident, mais plus encore dans le monde arabo-musulman. Qui sont ses combattants? Quels sont leurs objectifs et leurs moyens? Quelles menaces présentent-ils réellement? En planifiant la destruction des tours du World Trade Center, Oussama ben Laden n'a pas fait qu'inscrire son nom dans l'histoire: il a donné de façon fulgurante une présentation surdimensionnée et nouvelle à la réalité de l'islamisme combattant. Ce terrorisme s'appuie sur une construction idéologique complexe façonnée par l'histoire troublée du monde musulman. Ses acteurs ont essayé par étapes d'en imposer les principes rigoristes et totalitaires au monde contemporain, mais sans y parvenir. En effet, si l'exemple spectaculaire d'Al-Qaida a modifié la donne, il n'a pour autant pas donné naissance au fameux choc des civilisations. Il n'empêche, les mujahidin gardent une forte dangerosité, que ce soit par le recrutement renouvelé de militants aux profils changeants ou par leur adaptation aux évolutions des sociétés contemporaines afin de mieux profiter de leurs failles. Pour faire comprendre le terrorisme islamique, Philippe Migaux retourne aux faits, étudie les réalités du terrain et revient aux textes des jihadistes qu'il replace dans leur contexte. Après avoir présenté les acteurs et leur présence internationale, il évalue les menaces islamistes dans le monde, avec une attention particulière pour la France qui reste, malgré sa capacité de résistance, une des principales cibles du terrorisme islamiste en Europe.