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Esclavage et dépendances serviles. Histoire comparée
Cottias Myriam ; Stella Alessandro ; Vincent Berna
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782296018877
Biographie de l'auteur Myriam Cottias, chargée de recherches au CNRS, historienne du fait colonial, est spécialiste des sociétés de la Caraïbe, esclavagistes et post-abolitionnistes, plus particulièrement des Antilles françaises au moment de l'émancipation. Elle dirige actuellement le Réseau thématique prioritaire du CNRS Esclavages, Acteurs, systèmes et représentations.Alessandro Stella, chargé de recherches au CNRS, historien, a étudié différentes situations de rapports de dépendance (ouvriers de manufacture, journaliers agricoles, esclaves, enfants travailleurs, soldats), en Europe occidentale et au Mexique. Ses nouvelles recherches portent sur les relations d'amour et de haine entre hommes et femmes. Bernard Vincent, directeur d'études à l'EHESS, historien, est auteur de nombreuses recherches sur la monarchie hispanique à l'époque moderne. Il a étudié en particulier la société espagnole et ses minorités (Morisques, Noirs, Barbaresques). Il s'intéresse aujourd'hui au monde des captifs dans l'espace méditerranéen.
Ariane, baronne de Troïl, pour les français et "plume aux vents" ou "Lionne des montagnes" pour les indiens, est au Québec à la recherche de son pèreque l'on appelle, en iroquoisie, "L'Oiseau Tonerre". Capturée par les indiens, elle suscite l'amour de deux hommes. Des tribus se la disputent. Ballotée, déterminée, forte et fragile, Ariane ne sait plus, paraît attendre, à certains moments même presque souhaiter la mort, car celui qu'elle appelle son père a refusé de la reconnaître. l'indien Beau, qui deviendra "Beau Ténébreux", semble l'émouvoir (et cela donne une scène amoureuse qui ravira les amateurs amis du pudique André Juillard) et puis, à nouveau, le sang va couler...
Sous le titre générique des 7 Vies de l'épervier, Juillard et Cothias ont animé l'une des plus fabuleuses épopées racontées en bande dessinée. Une fresque historique (nous sommes au XVIII e siècle) qui évoque l'histoire de personnages hors du commun. Plume aux vents constitue la suite directe de cette série avec, pour personnage central, Ariane de Troïl à la recherche de son père et de son passé.
Partant de sources longtemps peu mobilisées (les images, les objets, les vestiges), cet ouvrage rend compte des recherches les plus récentes menées sur l'esclavage. A partir de représentations visuelles (tableaux, tapisseries, sculptures, etc.) qui ont durablement façonné les esprits, et qui sont ici regardées autrement, il montre les discours de domination et les relations de pouvoir qui s'y nichent. Sont analysées aussi bien des oeuvres picturales classiques que des dessins de bateaux de traite esclavagiste, ou encore des iconographies utilisées par les mouvements abolitionnistes. Les auteurs convoquent également les résultats des dernières fouilles archéologiques pour mieux comprendre les conditions de déportation et de vie des esclaves (leurs pratiques alimentaires, leurs relations sociales, leurs habitats) au Brésil, dans les Antilles, en Afrique de l'Ouest, comme dans l'océan Indien. Tous repensent les contacts et interactions violentes dans ces espaces, les pratiques de survie mais aussi les capacités d'invention et de création, comme les processus de créolisation et de syncrétisme culturel. En réunissant plusieurs disciplines, ce livre vient, sur le temps long, du XVIIe siècle à nos jours, éclairer l'histoire, la mémoire de l'esclavage et la construction de l'altérité et du racisme.
Ariane de Troïl, partie sur le continent nord-américain à la recherche de son père, arrive au bout de sa quête. L'évocation du nouveau monde par Cothias et Juillard prend à la fois une tournure pleine de sentiments humains et une certaine gravité que la baronne Ariane de Troïl incarne magnifiquement. Celle-ci reviendra, à la fin de l'album, en Europe sur ses propres terres.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.