Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Critique et émancipation. Sur les traces d'Adorno
Spurk Jan
CROQUANT
12,00 €
Épuisé
EAN :9782365122498
Les conceptions de la critique et de l'émancipation d'Adorno servent à l'auteur de base pour mieux comprendre la situation sociale contemporaine, surtout en France, et ses avenirs possibles, sans se perdre dans une exégèse des théories de Theodor W. Adorno. La situation sociale est très tendue et contradictoire ; les individus en souffrent. On est à la fois en présence de nombreux mouvements qui émettent des critiques publiques souvent radicales, mais aussi d'un fatalisme profond et de beaucoup d'efforts pour s'intégrer dans la société. Le potentiel pour s'émanciper de cette société qui fait souffrir existe mais l'émancipation n'est pas inéluctable. La prolongation de la situation actuelle grâce à quelques réformes est également possible. Les avenirs possibles ne se réduisent pas à l'alternative "s'adapter à l'avenir imposé parle marché "ou" attendre des lendemains qui chantent". Les arguments d'Adorno et ceux d'autres critiques servent de fil rouge non seulement pour comprendre le potentiel de dépassement de cette situation, mais également ce qui l'empêche. rn
Résumé : Tiraillée entre l'instrumentalisme de l'expertise et la bouffonnerie médiatique, la sociologie a perdu le nord de la critique sociale. Ce livre ébauche un avenir possible de la sociologie comme théorie critique de la société. La compréhension de la vie concrète, de la subjectivité et des quêtes de sens au sein de nos sociétés individualistes et sérielles ouvre la voie à une sociologie critique et dramatique. Ce sont la compréhension de la société comme programme et ambition, la critique comme méthode et le sujet comme notion-clé qui se trouvent au centre de l'argumentation présentée dans ce livre. Enfin, cette argumentation est située dans notre période historique qui est une période charnière : en effet, aussi bien sur le plan social que sur le plan théorique, une époque s'efface et une nouvelle époque émerge, dont nous ne connaissons que quelques traits.
Le retour au passé et au "bon vieux temps" semble pour beaucoup le meilleur avenir possible. Par conséquent, on devrait "faire demi-tour". C'est cela le projet "futur antérieur". Il existe un véritable désir du passé largement soutenu, entretenu et instrumentalisé par des courants conservateurs et réactionnaires sur les plans politique, culturel et intellectuel. La référence au passé n'est cependant pas nécessairement réactionnaire. Pour développer un projet d'avenir émancipateur, on doit établir intellectuellement le lien entre le passé et le présent qui ouvre sur des avenirs possibles. Comment comprendre et activer le potentiel d'émancipation ? Comment comprendre et dépasser les facteurs qui empêchent cette émancipation ? Jan Spurk cherche les réponses à ces questions dans la vie et dans les visions du monde contemporaines en s'appuyant sur la tradition de la théorie critique.
Le point d'interrogation dans le titre indique que le livre s'interroge sur le potentiel de développement démocratique (surtout en France). Sans tomber dans le pamphlétisme du "on n'a qu'à" ou des récits funèbres de la démocratie, l'auteur explique la tension entre le potentiel du développement démocratique et ce qui empêche ce développement. Cette tension provoque un véritable malaise dans la démocratie. L'analyse s'appuie sur quatre cas exemplaires du développement de l'auto-gouvernance, des données empiriques et statistiques mais aussi sur une théorisation nécessaire à la compréhension de ce phénomène. Le texte est facile d'accès pour un large public, surtout dans la période préélectorale actuelle, intéressé à comprendre la politique et le politique, tout comme pour le milieu académique.
Comment dépasser la "crise" contemporaine sans développer un mode d'emploi, une one best way, pour faire le bonheur des autres ? Il n'est écrit nulle part que la situation actuelle est destinée à perdurer. Mais la dépasser ne peut être que le résultat d'actions et de mouvements pour une autre manière de vivre et travailler ensemble, portée par des auto-mobilisations. Des critiques s'expriment partout et elles portent sur les objets les plus divers. Mais elles se réduisent souvent à des dénonciations. Rares sont celles qui montrent pour quelles raisons cette société n'est pas et ne peut pas être ce qu'elle prétend être. Pour l'auteur, le développement d'une société n'est le résultat ni de déterminations rigides ni d'un pur volontarisme. Il faut vouloir le dépassement grâce des agirs publics créant des "affinités électives" (Max Weber) entre acteurs et forces sociales, intellectuelles et culturelles. Comment et pour quelles raisons de nouvelles "affinités électives" pourraient-elles émerger ? Pour tenter de répondre à cette question, l'auteur met au centre de ses réflexions la manière dont les citoyens voient le monde et pour quelles raisons il en est ainsi selon lui.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.
A travers la construction de divers objets anthropologiques relatifs à la ville, les contributeurs à cet ouvrage développent une réflexion épistémologique sur les spécificités méthodologiques et heuristiques de leur discipline, et ce, presque vingt-cinq ans après la publication de Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques (CTHS, 1987), sous la direct ion de J. Gutwirth et de C. Pétonnet. Sans être un bilan à proprement parler, ce livre fait état, à travers la diversités des objets traités, des multiples regards ethnologiques portés su r un monde qui, en un quart de siècle, a considérablement changé. La pratique disciplinaire y est interrogée, tout comme la place de l'ethnologue dans sa propre société à l'heure où les sciences humaines et sociales sont politiquement ostracisées plus au nom de leur rentabilité économique hypothétique que de leur pertinence scientifique véritable. Les étudiants et les jeunes chercheurs y trouveront les échos des multiples difficultés qu'ils rencontrent sur leurs terrains respectifs, tout comme les lecteurs attentifs aux gestations de la globalisation du monde actuel feront leur miel des diverses connaissances dont témoignent ces recherches.