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La fin de la démocratie ?
Spurk Jan
CROQUANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782365123419
Le point d'interrogation dans le titre indique que le livre s'interroge sur le potentiel de développement démocratique (surtout en France). Sans tomber dans le pamphlétisme du "on n'a qu'à" ou des récits funèbres de la démocratie, l'auteur explique la tension entre le potentiel du développement démocratique et ce qui empêche ce développement. Cette tension provoque un véritable malaise dans la démocratie. L'analyse s'appuie sur quatre cas exemplaires du développement de l'auto-gouvernance, des données empiriques et statistiques mais aussi sur une théorisation nécessaire à la compréhension de ce phénomène. Le texte est facile d'accès pour un large public, surtout dans la période préélectorale actuelle, intéressé à comprendre la politique et le politique, tout comme pour le milieu académique.
Le retour au passé et au "bon vieux temps" semble pour beaucoup le meilleur avenir possible. Par conséquent, on devrait "faire demi-tour". C'est cela le projet "futur antérieur". Il existe un véritable désir du passé largement soutenu, entretenu et instrumentalisé par des courants conservateurs et réactionnaires sur les plans politique, culturel et intellectuel. La référence au passé n'est cependant pas nécessairement réactionnaire. Pour développer un projet d'avenir émancipateur, on doit établir intellectuellement le lien entre le passé et le présent qui ouvre sur des avenirs possibles. Comment comprendre et activer le potentiel d'émancipation ? Comment comprendre et dépasser les facteurs qui empêchent cette émancipation ? Jan Spurk cherche les réponses à ces questions dans la vie et dans les visions du monde contemporaines en s'appuyant sur la tradition de la théorie critique.
La sociologie de l'entreprise est constitutivement liée à des situations de profondes ruptures sociales. C'est pourquoi deux approches sociologiques de l'entreprise ont émergé en Allemagne dans les années 20 et 30 comme en France dans les années 80. Ces approches analysent toutes deux l'entreprise comme une hétéronomie productive indépassable. Par le biais de ces approches, l'auteur analyse l'entreprise comme lien social spécifique, se basant sur une " servitude volontaire " (La Boétie). Cependant, sa critique ne se contente pas de constater l'état de l'entreprise et de sa sociologie ; elle insiste sur la constitution de ces phénomènes et leur dépassement possible. En effet, critiquer, c'est penser ce qui est au nom de ce qui n'est pas encore.
Jan Spurk examine la réalité contemporaine des Grenouilles qui demandent un roi de Sartre (1958). Il fait valoir que nous assistons à la fin d'une époque et que nous avons à inventer l'avenir. Comme le texte de Sartre, écrit peu de temps avant le référendum sur la Constitution de la Ve République, ne décrit pas exactement une réalité comparable à celle-ci, cependant Spurk donne un aperçu de la situation critique actuelle qui nous apparaît comme une radicalisation de la situation décrite par Sartre : l'échec du système politique, la personnalisation, la sérialité comme un aspect spécifique de l'industrie de la culture, l'incapacité de "l'espace public" pour générer du public. La dialectique entre l'espace public et l'internalisation des besoins et des impulsions sont d'autres aspects importants analysés dans le texte, et l'image de la "mare s'assèche", révèle une crise à part entière dans le monde d'aujourd'hui.
Résumé : Tiraillée entre l'instrumentalisme de l'expertise et la bouffonnerie médiatique, la sociologie a perdu le nord de la critique sociale. Ce livre ébauche un avenir possible de la sociologie comme théorie critique de la société. La compréhension de la vie concrète, de la subjectivité et des quêtes de sens au sein de nos sociétés individualistes et sérielles ouvre la voie à une sociologie critique et dramatique. Ce sont la compréhension de la société comme programme et ambition, la critique comme méthode et le sujet comme notion-clé qui se trouvent au centre de l'argumentation présentée dans ce livre. Enfin, cette argumentation est située dans notre période historique qui est une période charnière : en effet, aussi bien sur le plan social que sur le plan théorique, une époque s'efface et une nouvelle époque émerge, dont nous ne connaissons que quelques traits.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
Non l'hôpital public n'est pas mort! Car il soigne toujours, et plutôt bien. L'immense majorité d'entre nous lui voue un attachement fidèle, tous les sondages en témoignent! Un chantier de mise en pièces de l'hôpital, dont les meilleurs morceaux sont promis au privé, est aujourd'hui interdit au public: interdit au secteur public d'y prospérer pour le bien de tous, interdit au citoyen d'y inscrire ses désirs en vertu de la loi d'airain de concepts idéologiques surannés qui ont fait ailleurs la preuve de leur inanité. Dans ce livre, des sociologues, des politistes, des médecins, des économistes, des psychologues sont à son chevet, non pour adoucir sa fin en d'improbables soins palliatifs, mais bien pour réanimer l'énergie nécessaire à tous les acteurs de la santé dans ce pays. Ils vous livrent les clés pour reconstituer le puzzle de la politique aujourd'hui en oeuvre, qui plutôt que guérir l'hôpital d'une maladie dont il souffrirait, hâte sa disparition en lui inoculant le virus sournois et malfaisant du néolibéralisme qui infecte les services publics. Cet ouvrage est dédié à chacun d'entre nous, décidé à sauver ce qui a été, est, ou sera une étape de notre destin.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.