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Au-delà de la crise. Critique, imagination, autonomie
Spurk Jan
CROQUANT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782365120944
Comment dépasser la "crise" contemporaine sans développer un mode d'emploi, une one best way, pour faire le bonheur des autres ? Il n'est écrit nulle part que la situation actuelle est destinée à perdurer. Mais la dépasser ne peut être que le résultat d'actions et de mouvements pour une autre manière de vivre et travailler ensemble, portée par des auto-mobilisations. Des critiques s'expriment partout et elles portent sur les objets les plus divers. Mais elles se réduisent souvent à des dénonciations. Rares sont celles qui montrent pour quelles raisons cette société n'est pas et ne peut pas être ce qu'elle prétend être. Pour l'auteur, le développement d'une société n'est le résultat ni de déterminations rigides ni d'un pur volontarisme. Il faut vouloir le dépassement grâce des agirs publics créant des "affinités électives" (Max Weber) entre acteurs et forces sociales, intellectuelles et culturelles. Comment et pour quelles raisons de nouvelles "affinités électives" pourraient-elles émerger ? Pour tenter de répondre à cette question, l'auteur met au centre de ses réflexions la manière dont les citoyens voient le monde et pour quelles raisons il en est ainsi selon lui.
Résumé : Tiraillée entre l'instrumentalisme de l'expertise et la bouffonnerie médiatique, la sociologie a perdu le nord de la critique sociale. Ce livre ébauche un avenir possible de la sociologie comme théorie critique de la société. La compréhension de la vie concrète, de la subjectivité et des quêtes de sens au sein de nos sociétés individualistes et sérielles ouvre la voie à une sociologie critique et dramatique. Ce sont la compréhension de la société comme programme et ambition, la critique comme méthode et le sujet comme notion-clé qui se trouvent au centre de l'argumentation présentée dans ce livre. Enfin, cette argumentation est située dans notre période historique qui est une période charnière : en effet, aussi bien sur le plan social que sur le plan théorique, une époque s'efface et une nouvelle époque émerge, dont nous ne connaissons que quelques traits.
Ce pamphlet n'est pas un ouvrage académique, mais une réflexion sur le savoir et la connaissance, le savoir qui naît avant toute analyse scientifique et la connaissance consciente qui rend possible la vie sociale. La virtualisation du monde médio-global est proposée comme l'espace symbolique et explicatif des dérives du savoir et de la connaissance ; de cet espace émergent des risques et dangers difficilement surmontables, que l'auteure aborde à partir d'une vision stratégique et constructive.
Les conceptions de la critique et de l'émancipation d'Adorno servent à l'auteur de base pour mieux comprendre la situation sociale contemporaine, surtout en France, et ses avenirs possibles, sans se perdre dans une exégèse des théories de Theodor W. Adorno. La situation sociale est très tendue et contradictoire ; les individus en souffrent. On est à la fois en présence de nombreux mouvements qui émettent des critiques publiques souvent radicales, mais aussi d'un fatalisme profond et de beaucoup d'efforts pour s'intégrer dans la société. Le potentiel pour s'émanciper de cette société qui fait souffrir existe mais l'émancipation n'est pas inéluctable. La prolongation de la situation actuelle grâce à quelques réformes est également possible. Les avenirs possibles ne se réduisent pas à l'alternative "s'adapter à l'avenir imposé parle marché "ou" attendre des lendemains qui chantent". Les arguments d'Adorno et ceux d'autres critiques servent de fil rouge non seulement pour comprendre le potentiel de dépassement de cette situation, mais également ce qui l'empêche. rn
Les notions de liberté, d'espace public, de publicité et démocratie sont centraux pour caractériser la société contemporaine. Il existe cependant une profonde contradiction : d'un côté, persistent les attentes, les ambitions et les promesses que ces mots-clés de la modernité ont naguère exprimé ; de l'autre côté, l'émergence de l'industrie culturelle a introduit une profonde rupture avec la société moderne. L'industrie culturelle a énormément développé les apparences de la liberté, de l'espace public, de la publicité et de la démocratie, mais le sens de ces mots a profondément changé. La réalité qu'elle a créée n'est pas ce qu'elle prétend être : libre, démocratique et satisfaisante. Depuis, ces mots n'indiquent plus un projet à réaliser et un avenir meilleur à atteindre mais un statut quo à reproduire. Néanmoins, le désir de publicité et de liberté ainsi que le désir de créer et de faire vivre un espace public persistent. Ces désirs montrent que les ambitions de la société moderne n'ont pas été réalisées et qu'ils n'ont pas quitté la scène de l'histoire. Aussi puissante que soit l'industrie culturelle, elle ne peut pas satisfaire ces désirs. Afin de comprendre notre société, nous devons rendre compte de fait qu'elle est profondément contradictoire et que, pour cette raison, elle porte en elle une multitude d'avenirs possibles dont la libération fait partie. Le rapport entre l'espace public, la publicité et la liberté guide notre argumentation. Ce ne sont pas les formes empiriques des espaces publics en soi qui nous intéressent particulièrement mais les changements de sens de la publicité et de la liberté qui donnent à l'espace public sa forme empirique. Ce rapport est en jeu et sont également en jeu les avenirs possibles de la société contemporaine. Ce livre veut ainsi contribuer à la compréhension de l'état de la société et de ses avenirs possibles.
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.
A travers la construction de divers objets anthropologiques relatifs à la ville, les contributeurs à cet ouvrage développent une réflexion épistémologique sur les spécificités méthodologiques et heuristiques de leur discipline, et ce, presque vingt-cinq ans après la publication de Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques (CTHS, 1987), sous la direct ion de J. Gutwirth et de C. Pétonnet. Sans être un bilan à proprement parler, ce livre fait état, à travers la diversités des objets traités, des multiples regards ethnologiques portés su r un monde qui, en un quart de siècle, a considérablement changé. La pratique disciplinaire y est interrogée, tout comme la place de l'ethnologue dans sa propre société à l'heure où les sciences humaines et sociales sont politiquement ostracisées plus au nom de leur rentabilité économique hypothétique que de leur pertinence scientifique véritable. Les étudiants et les jeunes chercheurs y trouveront les échos des multiples difficultés qu'ils rencontrent sur leurs terrains respectifs, tout comme les lecteurs attentifs aux gestations de la globalisation du monde actuel feront leur miel des diverses connaissances dont témoignent ces recherches.