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Le procès du Refuge de Tours. Histoire d’un scandale oublié, 1903
Sieklucki Jean-Michel
LAMARQUE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782490643332
Dans les premières années du XXe siècle, la France a connu plusieurs scandales touchant les congrégations religieuses qui hébergeaient des jeunes filles orphelines ou délaissées. Après ceux de Nancy et d'Annonay, celui qui concerna le couvent du Refuge, à La Riche (Indre-et-Loire), fut retentissant : en juin 1903, une soeur de l'ordre de Notre-Dame de Charité était poursuivie devant le tribunal correctionnel de Tours pour violences et voies de fait sur treize pensionnaires. Ce procès aux répercussions nationales alimenta la guerre sans merci que se livraient alors républicains et cléricaux, et qui aboutit à la loi de séparation des Eglises et de l'Etat du 9 décembre 1905. Après avoir, dans un précédent ouvrage, rappelé l'histoire de la Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray, l'auteur relate ici scrupuleusement le déroulement du procès et nous fait découvrir l'horreur de certaines pratiques mêlant sadisme et sacré. Ancien avocat pénaliste, il est bien placé pour porter un regard sur cet épisode hors normes, effrayant mais méconnu, de l'histoire tourangelle.
Un château ayant appartenu à Napoléon III, un magnifique domaine et ses nombreuses dépendances, traversé par le Beuvron et longé par la voie de chemin de fer le séparant du bourg de Lamotte-Beuvron, une région, la Sologne, dont le charme ne laisse personne insensible, il n'en fallait pas plus pour donner l'idée à l'Etat en 1872 d'y établir ce que l'on appelait alors une colonie agricole pénitentiaire. Cet établissement, que son premier directeur, l'abbé Aumont, place sous le patronage de Saint Maurice, va se consacrer pendant 120 ans à l'accueil des mineurs sous main de justice. Cette exceptionnelle longévité nous permet d'apprécier l'évolution du traitement de l'enfance délinquante par les pouvoirs publics pendant plus d'un siècle. Qu'ils soient colons, pupilles ou élèves, les pensionnaires de Saint-Maurice doivent cohabiter avec ceux qui sont d'abord des gardiens, puis des surveillants, enfin des moniteurs. Mais abandonne-t-on facilement ses vieux réflexes ? Est-il si aisé de changer, au-delà des étiquettes, les mentalités des hommes de terrain ? Ce livre, magnifiquement illustré grâce à de multiples documents d'archives, répond à ces questions et retrace fidèlement l'histoire de la colonie de Saint-Maurice, devenue une maison d'éducation surveillée (MES) en 1927, puis une institution publique d'éducation surveillée (IPES) en 1946, avant de s'éteindre en 1992, laissant la place à la Fédération française d'équitation (FFE) qui a eu à coeur de faire revivre ce site exceptionnel et de perpétuer le souvenir de son passé.
Résumé : "L'activité de la justice est un merveilleux miroir de la faiblesse humaine... Il me fallait apporter à mon rôle de défenseur un exotisme auquel n'est pas accoutumé l'avocat de province... Je rêvais cependant d'un autre lieu. Un atoll où je savais que le tourisme ne pénétrait pas. Ouvéa, l'île ensanglantée... J'ai toujours été attiré par le mariage des contraires. Du chaud et du froid. Du salé et du sucré. De l'enfer et du paradis. Un goût affirmé pour les contrastes. Sans doute un rejet de l'uniformité". L'auteur du livre de souvenirs "Les criminels vont-ils tous en enfer ?" livre ici la partie aventureuse de ses vies professionnelle et personnelle. Il nous fait partager son expérience de la justice d'Outre-Mer et voyager avec lui de la Nouvelle-Calédonie à la Guyane en passant par la Mauritanie et la Côte d'Ivoire.
Dévoré par le charme de l'Afrique, Vincent de Serre décide, après treize années passées à Abidjan où il a exercé la profession d'avocat, de rentrer en France. Son couple est en effet sur le point de voler en éclats. Il intègre la magistrature et est nommé juge d'instruction à Bourges. Comment va-t-il pouvoir supporter ce changement complet de métier et de continent ? En trois jours de bateau il revisite son passé africain avant de plonger dans la vie judiciaire provinciale. L'auteur utilise savamment sa connaissance de l'Afrique et du monde judiciaire pour nous faire partager ses passions et nous tenir en haleine jusqu'au bout. Personnages et situations, souvent inspirés de la réalité, se succèdent.
Cinq procès d'assises. Cinq regards croisés. Cinq consciences confrontées à la complexité du jugement. Inspiré de procès criminels réels auxquels l'auteur a participé, ce recueil explore avec justesse les ressorts humains et judiciaires qui traversent une affaire pénale. Accusé, président, partie civile, avocat général, juré : chacun, à un moment décisif, se heurte au doute. L'accusé à la mémoire vacillante s'interroge sur sa propre culpabilité. Le magistrat lutte pour préserver sa neutralité. La victime refuse le piège de la vengeance. Le procureur découvre la force de l'empathie. Le juré inflexible apprend l'humilité. A travers ces cinq récits judiciaires, Jean-Michel Sieklucki nous fait entrer dans les arcanes de la justice criminelle, là où l'intime se mêle à l'universel, là où le droit affronte l'humain. Un livre qui donne à voir autrement la réalité des procès d'assises, et les dilemmes de celles et ceux qui y prennent part.
Comme tous les villages de France, Quincy a apporté son tribut d'hommes à l'armée française dans le gigantesque conflit qui l'a opposée, avec ses alliés, aux Empires centraux. Pendant quatre ans pour les premiers mobilisés, moins pour les autres, des Quinçois, qui n'avaient comme seule expérience militaire que leurs deux ou trois ans de service militaire, se sont battus sur tous les fronts, dans toutes les conditions, endurant toutes sortes de souffrances physiques ou morales, laissant parfois leur vie. Ce livre présente les parcours de tous ces hommes, morts pour la France ou revenus chez eux après la guerre, en 128 notices réalisées à partir des archives.
Le Dernier Jour d'un condamné est un célèbre pamphlet contre la peine de mort écrit par Victor Hugo. Depuis sa première publication, ce texte a été réédité à maintes reprises. Pour la première fois, il est ici rendu accessible à un très large public. Chaque page est accompagnée d'une illustration d'époque, qui permet de mieux comprendre les sensibilités, enjeux et combats non seulement du grand romancier mais aussi de son siècle. Les dernières heures de la vie du mystérieux condamné à mort dont nous ignorons l'identité et même le crime qu'il a commis, sont illustrées par des oeuvres d'artistes remarquables, parmi lesquels Achille Devéira (1800-1857), Gavarni (1804-1866), Tony Johannot (1803-1852) et Célestin Nanteuil (1813-1873. La préface, la postface et les commentaires de Julien Sapori présentent des aspects méconnus de ce roman qui, à sa sortie en 1829, déclencha la polémique et qui est devenu, de nos jours, une véritable icône, tant le débat sur la peine de mort reste d'actualité dans notre monde contemporain.
Charles, jeune bourgeois de la Belle époque, va, à la suite d'une erreur judiciaire, vivre l'enfer du bagne guyanais. Il va découvrir un monde où les plus bas instincts de l'homme sont érigés en règle de survie, un monde dans lequel il lutte avec l'énergie du désespoir contre la déchéance et la mort auxquelles peu échappent. Son père, qui s'efforce à Paris d'obtenir la révision d'un procès injuste, entreprend, avec une détermination qu'on ne lui imaginait pas, une course contre un temps qu'il sait compté, car on ne résiste pas longtemps à la " tentiaire ", broyeuse d'hommes. L'auteur, ancien avocat pénaliste, nous fait revivre, avec une plume d'historien et de romancier, une période peu glorieuse de la justice française. Cette histoire d'amour filial, d'amitié d'hommes confrontés à l'horreur, est un récit fidèle et terrifiant de ce que fut la vie des forçats au début du XXe siècle.
Le 12 octobre 1492, Christophe Colomb pose le pied sur le sable de l'île Guanahani (Bahamas). Pour l'histoire, cette journée reste la date officielle de la découverte de l'Amérique. Elle marque aussi le début d'un long calvaire pour les autochtones de ce continent. Car, dans les siècles qui ont suivi, l'arrivée massive de colons en Amérique du Nord a laissé peu de place aux peuples premiers et d'innombrables tribus ont subi sévices, menaces, massacres ou déportations. Dans un texte très documenté et précis, Yvon-Marie Bost détaille ici le long et douloureux cheminement de ces Nations amérindiennes confrontées aux appétits de la jeune Amérique. Il relate également les grandes étapes d'un combat pour la survie toujours d'actualité et qui est encore loin d'être terminé. Les Amérindiens étaient des hommes libres. Désormais, ils font tout pour le redevenir.