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J'ai peur de m'ennuyer au paradis
Sieklucki Jean-Michel
COMPLICITES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782351201688
L'activité de la justice est un merveilleux miroir de la faiblesse humaine... Il me fallait apporter à mon rôle de défenseur un exotisme auquel n'est pas accoutumé l'avocat de province... Je rêvais cependant d'un autre lieu. Un atoll où je savais que le tourisme ne pénétrait pas. Ouvéa, l'île ensanglantée... J'ai toujours été attiré par le mariage des contraires. Du chaud et du froid. Du salé et du sucré. De l'enfer et du paradis. Un goût affirmé pour les contrastes. Sans doute un rejet de l'uniformité". L'auteur du livre de souvenirs "Les criminels vont-ils tous en enfer ?" livre ici la partie aventureuse de ses vies professionnelle et personnelle. Il nous fait partager son expérience de la justice d'Outre-Mer et voyager avec lui de la Nouvelle-Calédonie à la Guyane en passant par la Mauritanie et la Côte d'Ivoire.
Cinq procès d'assises. Cinq regards croisés. Cinq consciences confrontées à la complexité du jugement. Inspiré de procès criminels réels auxquels l'auteur a participé, ce recueil explore avec justesse les ressorts humains et judiciaires qui traversent une affaire pénale. Accusé, président, partie civile, avocat général, juré : chacun, à un moment décisif, se heurte au doute. L'accusé à la mémoire vacillante s'interroge sur sa propre culpabilité. Le magistrat lutte pour préserver sa neutralité. La victime refuse le piège de la vengeance. Le procureur découvre la force de l'empathie. Le juré inflexible apprend l'humilité. A travers ces cinq récits judiciaires, Jean-Michel Sieklucki nous fait entrer dans les arcanes de la justice criminelle, là où l'intime se mêle à l'universel, là où le droit affronte l'humain. Un livre qui donne à voir autrement la réalité des procès d'assises, et les dilemmes de celles et ceux qui y prennent part.
Résumé : L'auteur puise dans son expérience pour faire revivre ce dialogue singulier et complexe qui peut exister entre un assassin et un avocat. Il en fait miroiter toutes les facettes, y compris les plus douloureuses, et en montre les frontières. Ce roman, concis, percutant et chargé d'émotion va directement à l'essentiel et pose la question délicate des limites de la défense. " Un jour tout a basculé. Dans mon courrier, relevé dans ma case au palais, un mot du bâtonnier. Il me commettait dans un dossier criminel. Criminel ! Le mot le plus impressionnant qui soit. Criminel ! On franchit d'un coup les limites de l'humanité. Un criminel est-il encore un homme ? Pas sûr ! Je me dis que j'allais aborder un autre monde... Seul dans le parloir j'attendais. Comment allais-je l'aborder ? Me lever et lui tendre la main ? Rester assis et me présenter sans le regarder, l'air absorbé par la lecture du dossier que j'avais étalé devant moi. Pas grand-chose à étaler d'ailleurs. Une vingtaine de feuillets dont le juge m'avait donné copie. Mais vingt pages rouges de sang et dont s'exhalait toute la réprobation du monde... "
Je le retrouve comme je l'ai quitté deux jours auparavant au palais. Un sourire pâle et une voix douce. Il n'a pas pris une ride en six ans. C'est sans doute normal pour un fantôme. Un fantôme ! Je ne peux m'habituer à cette incertitude. Il me faut en avoir le coeur net". Philibert Lecordier est un petit garçon de huit ans qui vit dans un palais... le palais de justice de Tours où ses parents sont concierges. A travers ses yeux d'enfant, le monde judiciaire est décortiqué sans faux-semblants. Puis vient le temps de l'adolescence et l'irruption dans sa vie d'un être surprenant qui se définit lui-même comme "un esprit qui voyage" . Il suit Philibert pendant des années et il est pour lui à la fois obsédant, inquiétant, indiscret même, mais aussi protecteur. Qui est-il vraiment ? Que veut-il ? Avec une intrigue qui franchit les frontières du surnaturel en évoquant la question du destin et de son caractère irréversible ou non, ce roman étonnant surprend et charme par sa gravité teintée de légèreté.
... " Oscar se sentait tellement terrassé par les événements qu'il était incapable d'agir. Il semblait tout à coup accepter la tragédie qui le frappait comme une punition méritée du destin, à la fois nécessaire et inéluctable. Comme le dira plus tard l'écrivain américain, Vincent O'Sullivan, Oscar Wilde était un romantique qui, tel un poète maudit forcément condamné au désastre, ... voyait, dans sa coupe pleine à ras bord, le nectar du succès qui se transformait en cendres, au fur et à mesure qu'il la buvait... " . Oscar Wilde (1854-1900) est un homme complexe qui joue avec les apparences, un dandy profond en quête de spiritualité. Mais, toujours en quête d'inspiration nouvelle, le flamboyant écrivain sort de plus en plus souvent pour " festoyer avec les panthères ", au risque de mettre en péril ce qu'il a de plus cher...
La télévision était en noir et blanc et venait tout juste de s'offrir le luxe d'une seconde chaîne. En coulisse des chercheurs peaufinaient leurs études et finalisaient leurs travaux accompagnés par des industriels très intéressés par ce projet qui se préparaient au lancement en fabrication et à la mise sur le marché de postes en couleur... Le présentateur pose "la" question à un invité au cours de la traditionnelle messe télévisuelle du journal de vingt heures : - Qu'est-ce, pour vous, qu'un philosophe ? Réponse de l'intellectuel : Un philosophe est une personne qui réfléchit pour les autres qui n'ont pas les moyens intellectuels ni le temps matériel de réfléchir aux problèmes posés à l'être humain au cours de sa vie...
PARIS, boulevard Saint-Germain, Collège des Sciences Sociales et Economiques. C'est dans cet établissement que je vais devoir acquérir les connaissances nécessaires à la réussite de ma reconversion. Le challenge à relever est désormais tout autre pour être diplômé en Management et Gestion des Entreprises. J'ai rangé mon uniforme et endossé le trois-pièces BCBG qui sied aux "businessmen". Si le contexte est différent, je note néanmoins beaucoup d'analogies entre le discours made in "USA" et l'énoncé du programme qui nous est déroulé lors de la prise de contact avec le staff. Je reçois la "bible" du Collège et avec elle la carte de l'étudiant que je redeviens à l'âge de 35 ans. Tout bien considéré, cela pourrait s'intituler, Retour vers le futur !