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Cinq procès, cinq regards
Sieklucki Jean-Michel
COMPLICITES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782386478741
Cinq procès d'assises. Cinq regards croisés. Cinq consciences confrontées à la complexité du jugement. Inspiré de procès criminels réels auxquels l'auteur a participé, ce recueil explore avec justesse les ressorts humains et judiciaires qui traversent une affaire pénale. Accusé, président, partie civile, avocat général, juré : chacun, à un moment décisif, se heurte au doute. L'accusé à la mémoire vacillante s'interroge sur sa propre culpabilité. Le magistrat lutte pour préserver sa neutralité. La victime refuse le piège de la vengeance. Le procureur découvre la force de l'empathie. Le juré inflexible apprend l'humilité. A travers ces cinq récits judiciaires, Jean-Michel Sieklucki nous fait entrer dans les arcanes de la justice criminelle, là où l'intime se mêle à l'universel, là où le droit affronte l'humain. Un livre qui donne à voir autrement la réalité des procès d'assises, et les dilemmes de celles et ceux qui y prennent part.
Résumé : L'auteur puise dans son expérience pour faire revivre ce dialogue singulier et complexe qui peut exister entre un assassin et un avocat. Il en fait miroiter toutes les facettes, y compris les plus douloureuses, et en montre les frontières. Ce roman, concis, percutant et chargé d'émotion va directement à l'essentiel et pose la question délicate des limites de la défense. " Un jour tout a basculé. Dans mon courrier, relevé dans ma case au palais, un mot du bâtonnier. Il me commettait dans un dossier criminel. Criminel ! Le mot le plus impressionnant qui soit. Criminel ! On franchit d'un coup les limites de l'humanité. Un criminel est-il encore un homme ? Pas sûr ! Je me dis que j'allais aborder un autre monde... Seul dans le parloir j'attendais. Comment allais-je l'aborder ? Me lever et lui tendre la main ? Rester assis et me présenter sans le regarder, l'air absorbé par la lecture du dossier que j'avais étalé devant moi. Pas grand-chose à étaler d'ailleurs. Une vingtaine de feuillets dont le juge m'avait donné copie. Mais vingt pages rouges de sang et dont s'exhalait toute la réprobation du monde... "
Comment mieux faire revivre un événement historique qu'en écrivant un roman ? L'auteur nous plonge ici dans l'atmosphère sordide qui était celle du " petit couvent de La Riche " appelé encore " le Refuge de Tours " mené par les soeurs de l'ordre de Notre-Dame de Charité. Pour ce faire, il s'empare du personnage réel de la petite Angèle J., orpheline unijambiste, qui y passa plus de six années entre 1895 et 1901. Ce roman historique plein de sensibilité nous permet d'appréhender la vie inhumaine qui était alors imposée à ces petites filles et adolescentes, orphelines ou délaissées de tous. Il nous fait également découvrir, au travers des yeux d'Angèle, le procès qui a eu lieu à Tours en juin 1903, à l'issue duquel une religieuse a été condamnée à une peine de prison ferme pour les comportements sadiques qui avaient été les siens pendant des années. Après avoir retracé dans son précédent livre, l'histoire de la Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray, une autre institution tourangelle à destination des garçons délinquants, l'auteur se penche sur le sort que l'on réservait aux filles. Il complète ainsi le tableau d'une Touraine de la fin du XIXe siècle, où la douceur de vivre n'était pas le fait de tous.
Après Les Criminels vont-ils tous en enfer ? , Jean-Michel Sieklucki récidive ! Des grands procès qu'il a évoqués dans son tout premier livre aux petits moments d'intimité, de solitude, d'angoisse et de bonheur qu'il décrit ici, il n'y avait qu'un pas. Il revient dans ce nouveau témoignage sur des anecdotes vécues lors de procès dans lesquels il a plaidé, que ce soit en France, Outre-Mer ou en Belgique, et fait partager au lecteur "des moments quelque peu originaux, parfois drôles, parfois dramatiques, pour approcher l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus inattendu". Ces trente-six récits permettent de s'aventurer dans les coulisses du monde judiciaire, de le découvrir dans ce qu'il a de plus original, de plus inédit, et de partager des expériences que seuls les professionnels peuvent connaître. Un voyage au fil de l'évolution des mentalités, sur quarante années de vie judiciaire. Une réflexion sur la défense, ses grandeurs et ses douleurs. Un regard sans concession.
Résumé : "L'activité de la justice est un merveilleux miroir de la faiblesse humaine... Il me fallait apporter à mon rôle de défenseur un exotisme auquel n'est pas accoutumé l'avocat de province... Je rêvais cependant d'un autre lieu. Un atoll où je savais que le tourisme ne pénétrait pas. Ouvéa, l'île ensanglantée... J'ai toujours été attiré par le mariage des contraires. Du chaud et du froid. Du salé et du sucré. De l'enfer et du paradis. Un goût affirmé pour les contrastes. Sans doute un rejet de l'uniformité". L'auteur du livre de souvenirs "Les criminels vont-ils tous en enfer ?" livre ici la partie aventureuse de ses vies professionnelle et personnelle. Il nous fait partager son expérience de la justice d'Outre-Mer et voyager avec lui de la Nouvelle-Calédonie à la Guyane en passant par la Mauritanie et la Côte d'Ivoire.
... " Oscar se sentait tellement terrassé par les événements qu'il était incapable d'agir. Il semblait tout à coup accepter la tragédie qui le frappait comme une punition méritée du destin, à la fois nécessaire et inéluctable. Comme le dira plus tard l'écrivain américain, Vincent O'Sullivan, Oscar Wilde était un romantique qui, tel un poète maudit forcément condamné au désastre, ... voyait, dans sa coupe pleine à ras bord, le nectar du succès qui se transformait en cendres, au fur et à mesure qu'il la buvait... " . Oscar Wilde (1854-1900) est un homme complexe qui joue avec les apparences, un dandy profond en quête de spiritualité. Mais, toujours en quête d'inspiration nouvelle, le flamboyant écrivain sort de plus en plus souvent pour " festoyer avec les panthères ", au risque de mettre en péril ce qu'il a de plus cher...
C'était au début des vacances de Noël, un soir vers vingt et une heures, que mon téléphone me rappela soudain l'existence du monde extérieur. Je venais de déposer " L'Ecume des Jours " de Boris Vian, en me demandant ce que j'allais proposer à mes élèves en classe terminale de langues modernes, comme lecture cursive pour le deuxième trimestre. J'hésitais entre " L'Ecume des Jours " de Boris Vian, et " La Mort est mon Métier " de Robert Merle. Si j'optais pour Vian, ce serait un choix poétique, celui du coeur. Si je retenais Merle, ce serait par motivation politique, inspirée par la recrudescence des mouvements néonazis ou négationnistes, ainsi que la montée du racisme et de l'antisémitisme.
La télévision était en noir et blanc et venait tout juste de s'offrir le luxe d'une seconde chaîne. En coulisse des chercheurs peaufinaient leurs études et finalisaient leurs travaux accompagnés par des industriels très intéressés par ce projet qui se préparaient au lancement en fabrication et à la mise sur le marché de postes en couleur... Le présentateur pose "la" question à un invité au cours de la traditionnelle messe télévisuelle du journal de vingt heures : - Qu'est-ce, pour vous, qu'un philosophe ? Réponse de l'intellectuel : Un philosophe est une personne qui réfléchit pour les autres qui n'ont pas les moyens intellectuels ni le temps matériel de réfléchir aux problèmes posés à l'être humain au cours de sa vie...