Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Angèle J.
Sieklucki Jean-Michel
LAMARQUE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782490643356
Comment mieux faire revivre un événement historique qu'en écrivant un roman ? L'auteur nous plonge ici dans l'atmosphère sordide qui était celle du " petit couvent de La Riche " appelé encore " le Refuge de Tours " mené par les soeurs de l'ordre de Notre-Dame de Charité. Pour ce faire, il s'empare du personnage réel de la petite Angèle J., orpheline unijambiste, qui y passa plus de six années entre 1895 et 1901. Ce roman historique plein de sensibilité nous permet d'appréhender la vie inhumaine qui était alors imposée à ces petites filles et adolescentes, orphelines ou délaissées de tous. Il nous fait également découvrir, au travers des yeux d'Angèle, le procès qui a eu lieu à Tours en juin 1903, à l'issue duquel une religieuse a été condamnée à une peine de prison ferme pour les comportements sadiques qui avaient été les siens pendant des années. Après avoir retracé dans son précédent livre, l'histoire de la Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray, une autre institution tourangelle à destination des garçons délinquants, l'auteur se penche sur le sort que l'on réservait aux filles. Il complète ainsi le tableau d'une Touraine de la fin du XIXe siècle, où la douceur de vivre n'était pas le fait de tous.
Un château ayant appartenu à Napoléon III, un magnifique domaine et ses nombreuses dépendances, traversé par le Beuvron et longé par la voie de chemin de fer le séparant du bourg de Lamotte-Beuvron, une région, la Sologne, dont le charme ne laisse personne insensible, il n'en fallait pas plus pour donner l'idée à l'Etat en 1872 d'y établir ce que l'on appelait alors une colonie agricole pénitentiaire. Cet établissement, que son premier directeur, l'abbé Aumont, place sous le patronage de Saint Maurice, va se consacrer pendant 120 ans à l'accueil des mineurs sous main de justice. Cette exceptionnelle longévité nous permet d'apprécier l'évolution du traitement de l'enfance délinquante par les pouvoirs publics pendant plus d'un siècle. Qu'ils soient colons, pupilles ou élèves, les pensionnaires de Saint-Maurice doivent cohabiter avec ceux qui sont d'abord des gardiens, puis des surveillants, enfin des moniteurs. Mais abandonne-t-on facilement ses vieux réflexes ? Est-il si aisé de changer, au-delà des étiquettes, les mentalités des hommes de terrain ? Ce livre, magnifiquement illustré grâce à de multiples documents d'archives, répond à ces questions et retrace fidèlement l'histoire de la colonie de Saint-Maurice, devenue une maison d'éducation surveillée (MES) en 1927, puis une institution publique d'éducation surveillée (IPES) en 1946, avant de s'éteindre en 1992, laissant la place à la Fédération française d'équitation (FFE) qui a eu à coeur de faire revivre ce site exceptionnel et de perpétuer le souvenir de son passé.
L'eau commence à entrer dans la maison. Jamais encore cela ne s'est produit. Cela inquiète Silvio. Pas de premier étage. Pas d'échappatoire. Il n'a plus l'âge de monter sur le toit. Et il l'entend bouillonner comme une folle, la puta, là-bas dans ce qui était son lit désormais incapable de maintenir ces tonnes d'eau folle venues de la grande dame. Alors, il est allé mettre ses bottes. On ne lutte pas contre l'eau. L'auteur quitte pour un temps le monde judiciaire afin de nous faire partager sa connaissance de l'Amérique latine où il vit une partie de l'année depuis plus de dix ans. L'Equateur, le Pérou, le Chili et même un pays imaginaire sont le théâtre d'aventures pittoresques et émouvantes. Du petit cireur de chaussures de Quito qui découvre la vie (Tremblement), au vieillard de la région de Guayaquil qui revoit défiler la sienne face aux flots qui le menacent (Inondation), à l'histoire fabuleuse et réelle de la petite Juanita " la princesse des glaces " d'Arequipa (Glissement), au nouveau prêtre de San Pedro de Atacama qui prend possession de sa paroisse au pied du volcan Ampato qui le fascine (Eruption), sans oublier dans un pays inventé, le Vénélivia, le récit d'un coup d'Etat avorté (Révolution). Après l'Afrique (Le cocotier de Grand Bassam), l'auteur explore avec réalisme et tendresse ce continent dit du " Nouveau Monde " qu'il connaît bien et, s'appuyant sur les phénomènes naturels et humains qui lui sont quotidiens, nous livre cinq nouvelles aussi savoureuses les unes que les autres.
Résumé : "L'activité de la justice est un merveilleux miroir de la faiblesse humaine... Il me fallait apporter à mon rôle de défenseur un exotisme auquel n'est pas accoutumé l'avocat de province... Je rêvais cependant d'un autre lieu. Un atoll où je savais que le tourisme ne pénétrait pas. Ouvéa, l'île ensanglantée... J'ai toujours été attiré par le mariage des contraires. Du chaud et du froid. Du salé et du sucré. De l'enfer et du paradis. Un goût affirmé pour les contrastes. Sans doute un rejet de l'uniformité". L'auteur du livre de souvenirs "Les criminels vont-ils tous en enfer ?" livre ici la partie aventureuse de ses vies professionnelle et personnelle. Il nous fait partager son expérience de la justice d'Outre-Mer et voyager avec lui de la Nouvelle-Calédonie à la Guyane en passant par la Mauritanie et la Côte d'Ivoire.
Charles, jeune bourgeois de la Belle époque, va, à la suite d'une erreur judiciaire, vivre l'enfer du bagne guyanais. Il va découvrir un monde où les plus bas instincts de l'homme sont érigés en règle de survie, un monde dans lequel il lutte avec l'énergie du désespoir contre la déchéance et la mort auxquelles peu échappent. Son père, qui s'efforce à Paris d'obtenir la révision d'un procès injuste, entreprend, avec une détermination qu'on ne lui imaginait pas, une course contre un temps qu'il sait compté, car on ne résiste pas longtemps à la " tentiaire ", broyeuse d'hommes. L'auteur, ancien avocat pénaliste, nous fait revivre, avec une plume d'historien et de romancier, une période peu glorieuse de la justice française. Cette histoire d'amour filial, d'amitié d'hommes confrontés à l'horreur, est un récit fidèle et terrifiant de ce que fut la vie des forçats au début du XXe siècle.
Un tueur en série laisse dans son sillage les corps sans vie de couples, qu'il traque à la faveur de la nuit, arpentant les rues désertes de la ville endormie. Insaisissable, invisible, surnommé " le Cupidon " par la presse, il semble agir en toute quiétude, malgré les efforts désespérés des forces de police, et poursuivre ce qu'il considère comme une oeuvre unique et grandiose, qu'il se doit d'exposer aux yeux du monde entier. Un animateur radio, attiré par la promesse d'audimat, fasciné par l'aura du tueur et sa dimension quasi mystique, se retrouve happé dans l'affaire, partagé entre l'inspecteur de police en charge de l'enquête et le Cupidon. Mais où se situe la frontière entre curiosité morbide et fascination dangereuse ? Peut-on regarder l'horreur en face et en ressortir indemne ? Peut-on contempler la noirceur d'une âme malade, et voir ces corps massacrés, sans en perdre irrémédiablement une part de soi ? Une chose est certaine, bousculée par la présence oppressante du Cupidon, la vie des protagonistes ne sera plus jamais la même.
Plusieurs mois se sont écoulés depuis que le tueur en série surnommé le Cupidon s'est attaqué à l'inspecteur Verne. Que s'est-il passé alors, dans la ruelle crasseuse de la ville anonyme, lorsque le tueur tenait l'inspecteur à la merci de son arme ? Qui est sorti vainqueur de ce duel ? Qui peut seulement se vanter de sentir encore son coeur battre après cet affrontement ? Et si rien ne pouvait survivre à cet instant fatidique ? Rien, à part les ombres qui renaissent, inlassablement, serrant entre leurs griffes ce qui reste des héros déchus et des monstres affamés...
La période de l'Occupation est un sujet de choix pour les cinéastes. De fait, depuis 1945, de très nombreux films l'ont prise pour thème. Quels sont ces films et sous quels angles ont-ils présenté les années noires ? Michel Jacquet analyse ce moteur essentiel de la mémoire collective en mettant en évidence les différentes perceptions, selon les périodes ou selon les enjeux idéologiques, politiques, sociologiques, etc. Une étude brillante, autant qu'un hommage rendu aux grandes figures du septième art.