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Le Diable et le Salut
Sieklucki Jean-Michel
LAMARQUE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782490643035
Charles, jeune bourgeois de la Belle époque, va, à la suite d'une erreur judiciaire, vivre l'enfer du bagne guyanais. Il va découvrir un monde où les plus bas instincts de l'homme sont érigés en règle de survie, un monde dans lequel il lutte avec l'énergie du désespoir contre la déchéance et la mort auxquelles peu échappent. Son père, qui s'efforce à Paris d'obtenir la révision d'un procès injuste, entreprend, avec une détermination qu'on ne lui imaginait pas, une course contre un temps qu'il sait compté, car on ne résiste pas longtemps à la " tentiaire ", broyeuse d'hommes. L'auteur, ancien avocat pénaliste, nous fait revivre, avec une plume d'historien et de romancier, une période peu glorieuse de la justice française. Cette histoire d'amour filial, d'amitié d'hommes confrontés à l'horreur, est un récit fidèle et terrifiant de ce que fut la vie des forçats au début du XXe siècle.
Un château ayant appartenu à Napoléon III, un magnifique domaine et ses nombreuses dépendances, traversé par le Beuvron et longé par la voie de chemin de fer le séparant du bourg de Lamotte-Beuvron, une région, la Sologne, dont le charme ne laisse personne insensible, il n'en fallait pas plus pour donner l'idée à l'Etat en 1872 d'y établir ce que l'on appelait alors une colonie agricole pénitentiaire. Cet établissement, que son premier directeur, l'abbé Aumont, place sous le patronage de Saint Maurice, va se consacrer pendant 120 ans à l'accueil des mineurs sous main de justice. Cette exceptionnelle longévité nous permet d'apprécier l'évolution du traitement de l'enfance délinquante par les pouvoirs publics pendant plus d'un siècle. Qu'ils soient colons, pupilles ou élèves, les pensionnaires de Saint-Maurice doivent cohabiter avec ceux qui sont d'abord des gardiens, puis des surveillants, enfin des moniteurs. Mais abandonne-t-on facilement ses vieux réflexes ? Est-il si aisé de changer, au-delà des étiquettes, les mentalités des hommes de terrain ? Ce livre, magnifiquement illustré grâce à de multiples documents d'archives, répond à ces questions et retrace fidèlement l'histoire de la colonie de Saint-Maurice, devenue une maison d'éducation surveillée (MES) en 1927, puis une institution publique d'éducation surveillée (IPES) en 1946, avant de s'éteindre en 1992, laissant la place à la Fédération française d'équitation (FFE) qui a eu à coeur de faire revivre ce site exceptionnel et de perpétuer le souvenir de son passé.
Après Les Criminels vont-ils tous en enfer ? , Jean-Michel Sieklucki récidive ! Des grands procès qu'il a évoqués dans son tout premier livre aux petits moments d'intimité, de solitude, d'angoisse et de bonheur qu'il décrit ici, il n'y avait qu'un pas. Il revient dans ce nouveau témoignage sur des anecdotes vécues lors de procès dans lesquels il a plaidé, que ce soit en France, Outre-Mer ou en Belgique, et fait partager au lecteur "des moments quelque peu originaux, parfois drôles, parfois dramatiques, pour approcher l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus inattendu". Ces trente-six récits permettent de s'aventurer dans les coulisses du monde judiciaire, de le découvrir dans ce qu'il a de plus original, de plus inédit, et de partager des expériences que seuls les professionnels peuvent connaître. Un voyage au fil de l'évolution des mentalités, sur quarante années de vie judiciaire. Une réflexion sur la défense, ses grandeurs et ses douleurs. Un regard sans concession.
Dans les premières années du XXe siècle, la France a connu plusieurs scandales touchant les congrégations religieuses qui hébergeaient des jeunes filles orphelines ou délaissées. Après ceux de Nancy et d'Annonay, celui qui concerna le couvent du Refuge, à La Riche (Indre-et-Loire), fut retentissant : en juin 1903, une soeur de l'ordre de Notre-Dame de Charité était poursuivie devant le tribunal correctionnel de Tours pour violences et voies de fait sur treize pensionnaires. Ce procès aux répercussions nationales alimenta la guerre sans merci que se livraient alors républicains et cléricaux, et qui aboutit à la loi de séparation des Eglises et de l'Etat du 9 décembre 1905. Après avoir, dans un précédent ouvrage, rappelé l'histoire de la Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray, l'auteur relate ici scrupuleusement le déroulement du procès et nous fait découvrir l'horreur de certaines pratiques mêlant sadisme et sacré. Ancien avocat pénaliste, il est bien placé pour porter un regard sur cet épisode hors normes, effrayant mais méconnu, de l'histoire tourangelle.
Laurent Toulouse avait vécu son entrée dans la magistrature comme un accident de parcours. Mais un accident qui n'avait rien de triste ni de dramatique, bien au contraire. En fait, après son droit, qu'il avait effeuillé sans conviction, il s'était lancé dans une licence de psychologie qui l'avait passionné. Il se sentait beaucoup plus fait pour l'étude des hommes que pour celle de leurs droits réciproques. [...] Esprit quelque peu voltairien, il ressentait un besoin naturel de provoquer les autres en mettant en évidence les points sensibles qu'habituellement l'homme bien-pensant a tendance à cacher. En un mot il aimait déranger. [...] ll n'avait jamais fait l'école buissonnière étant gosse. Etait-il trop tard ? L'envie était là. Terriblement forte. Une envie de justice buissonnière, avec un clin d'ceil et un petit salut de la main. Et le gosse qu'en définitive il était resté "sacrerait son camp", comme on dit au Québec.
Plusieurs mois se sont écoulés depuis que le tueur en série surnommé le Cupidon s'est attaqué à l'inspecteur Verne. Que s'est-il passé alors, dans la ruelle crasseuse de la ville anonyme, lorsque le tueur tenait l'inspecteur à la merci de son arme ? Qui est sorti vainqueur de ce duel ? Qui peut seulement se vanter de sentir encore son coeur battre après cet affrontement ? Et si rien ne pouvait survivre à cet instant fatidique ? Rien, à part les ombres qui renaissent, inlassablement, serrant entre leurs griffes ce qui reste des héros déchus et des monstres affamés...
La justice d'Ancien Régime véhicule bon nombre d'images négatives. Ainsi apparaît-elle très souvent dans l'imaginaire collectif comme impitoyable, expéditive, injuste et cruelle. Sans chercher à nier la réalité, cette étude propose un regard nouveau sur la justice en France avant la Révolution. En prenant pour cadre la Touraine (soit en gros l'Indre-et-Loire actuelle), elle remet en cause quelques poncifs et idées reçues. Pour ce faire, l'auteur aborde six thèmes répartis en deux grands ensembles : les cadres de la justice (les tribunaux en place, le personnel judiciaire, les lieux de justice) et les différentes activités judiciaires (la police, la justice non contentieuse et contentieuse, la criminalité et son traitement par les tribunaux). Au fil des pages, ce livre brosse ainsi un tableau complet de la justice en Touraine au temps des derniers " rois absolus ". Au moyen de courtes synthèses, de documents et d'encadrés variés, il propose aussi d'utiles mises au point sur des sujets aussi divers que l'emprisonnement, les bourreaux, la torture, la procédure criminelle, la peine de mort, les exécutions en place publique, la violence... Dans cet ouvrage de synthèse, destiné à un large public, Fabrice Mauclair offre le résultat de plusieurs années de recherches dans les archives judiciaires tourangelles du XVIIIe siècle.
Cas unique dans l'histoire maritime, un sous-marin de la Royal Navy a coulé à deux reprises : en 1939, accidentellement, près de Liverpool, puis en 1943 par faits de guerre, au large de la Sicile, après un duel avec une corvette de la Regia Marina italienne. A chaque fois, la quasi-totalité de l'équipage y a perdu la vie. Ce navire particulièrement malchanceux s'est appelé d'abord Thétis puis, après son renflouement, Thunderbolt. Aucun livre sur le sujet n'avait été publié en langue française précédemment.
Un tueur en série laisse dans son sillage les corps sans vie de couples, qu'il traque à la faveur de la nuit, arpentant les rues désertes de la ville endormie. Insaisissable, invisible, surnommé " le Cupidon " par la presse, il semble agir en toute quiétude, malgré les efforts désespérés des forces de police, et poursuivre ce qu'il considère comme une oeuvre unique et grandiose, qu'il se doit d'exposer aux yeux du monde entier. Un animateur radio, attiré par la promesse d'audimat, fasciné par l'aura du tueur et sa dimension quasi mystique, se retrouve happé dans l'affaire, partagé entre l'inspecteur de police en charge de l'enquête et le Cupidon. Mais où se situe la frontière entre curiosité morbide et fascination dangereuse ? Peut-on regarder l'horreur en face et en ressortir indemne ? Peut-on contempler la noirceur d'une âme malade, et voir ces corps massacrés, sans en perdre irrémédiablement une part de soi ? Une chose est certaine, bousculée par la présence oppressante du Cupidon, la vie des protagonistes ne sera plus jamais la même.