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La justice buissonnière
Sieklucki Jean-Michel
LAMARQUE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782490643790
Laurent Toulouse avait vécu son entrée dans la magistrature comme un accident de parcours. Mais un accident qui n'avait rien de triste ni de dramatique, bien au contraire. En fait, après son droit, qu'il avait effeuillé sans conviction, il s'était lancé dans une licence de psychologie qui l'avait passionné. Il se sentait beaucoup plus fait pour l'étude des hommes que pour celle de leurs droits réciproques. [...] Esprit quelque peu voltairien, il ressentait un besoin naturel de provoquer les autres en mettant en évidence les points sensibles qu'habituellement l'homme bien-pensant a tendance à cacher. En un mot il aimait déranger. [...] ll n'avait jamais fait l'école buissonnière étant gosse. Etait-il trop tard ? L'envie était là. Terriblement forte. Une envie de justice buissonnière, avec un clin d'ceil et un petit salut de la main. Et le gosse qu'en définitive il était resté "sacrerait son camp", comme on dit au Québec.
Dévoré par le charme de l'Afrique, Vincent de Serre décide, après treize années passées à Abidjan où il a exercé la profession d'avocat, de rentrer en France. Son couple est en effet sur le point de voler en éclats. Il intègre la magistrature et est nommé juge d'instruction à Bourges. Comment va-t-il pouvoir supporter ce changement complet de métier et de continent ? En trois jours de bateau il revisite son passé africain avant de plonger dans la vie judiciaire provinciale. L'auteur utilise savamment sa connaissance de l'Afrique et du monde judiciaire pour nous faire partager ses passions et nous tenir en haleine jusqu'au bout. Personnages et situations, souvent inspirés de la réalité, se succèdent.
Comment mieux faire revivre un événement historique qu'en écrivant un roman ? L'auteur nous plonge ici dans l'atmosphère sordide qui était celle du " petit couvent de La Riche " appelé encore " le Refuge de Tours " mené par les soeurs de l'ordre de Notre-Dame de Charité. Pour ce faire, il s'empare du personnage réel de la petite Angèle J., orpheline unijambiste, qui y passa plus de six années entre 1895 et 1901. Ce roman historique plein de sensibilité nous permet d'appréhender la vie inhumaine qui était alors imposée à ces petites filles et adolescentes, orphelines ou délaissées de tous. Il nous fait également découvrir, au travers des yeux d'Angèle, le procès qui a eu lieu à Tours en juin 1903, à l'issue duquel une religieuse a été condamnée à une peine de prison ferme pour les comportements sadiques qui avaient été les siens pendant des années. Après avoir retracé dans son précédent livre, l'histoire de la Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray, une autre institution tourangelle à destination des garçons délinquants, l'auteur se penche sur le sort que l'on réservait aux filles. Il complète ainsi le tableau d'une Touraine de la fin du XIXe siècle, où la douceur de vivre n'était pas le fait de tous.
Résumé : L'auteur puise dans son expérience pour faire revivre ce dialogue singulier et complexe qui peut exister entre un assassin et un avocat. Il en fait miroiter toutes les facettes, y compris les plus douloureuses, et en montre les frontières. Ce roman, concis, percutant et chargé d'émotion va directement à l'essentiel et pose la question délicate des limites de la défense. " Un jour tout a basculé. Dans mon courrier, relevé dans ma case au palais, un mot du bâtonnier. Il me commettait dans un dossier criminel. Criminel ! Le mot le plus impressionnant qui soit. Criminel ! On franchit d'un coup les limites de l'humanité. Un criminel est-il encore un homme ? Pas sûr ! Je me dis que j'allais aborder un autre monde... Seul dans le parloir j'attendais. Comment allais-je l'aborder ? Me lever et lui tendre la main ? Rester assis et me présenter sans le regarder, l'air absorbé par la lecture du dossier que j'avais étalé devant moi. Pas grand-chose à étaler d'ailleurs. Une vingtaine de feuillets dont le juge m'avait donné copie. Mais vingt pages rouges de sang et dont s'exhalait toute la réprobation du monde... "
L'eau commence à entrer dans la maison. Jamais encore cela ne s'est produit. Cela inquiète Silvio. Pas de premier étage. Pas d'échappatoire. Il n'a plus l'âge de monter sur le toit. Et il l'entend bouillonner comme une folle, la puta, là-bas dans ce qui était son lit désormais incapable de maintenir ces tonnes d'eau folle venues de la grande dame. Alors, il est allé mettre ses bottes. On ne lutte pas contre l'eau. L'auteur quitte pour un temps le monde judiciaire afin de nous faire partager sa connaissance de l'Amérique latine où il vit une partie de l'année depuis plus de dix ans. L'Equateur, le Pérou, le Chili et même un pays imaginaire sont le théâtre d'aventures pittoresques et émouvantes. Du petit cireur de chaussures de Quito qui découvre la vie (Tremblement), au vieillard de la région de Guayaquil qui revoit défiler la sienne face aux flots qui le menacent (Inondation), à l'histoire fabuleuse et réelle de la petite Juanita " la princesse des glaces " d'Arequipa (Glissement), au nouveau prêtre de San Pedro de Atacama qui prend possession de sa paroisse au pied du volcan Ampato qui le fascine (Eruption), sans oublier dans un pays inventé, le Vénélivia, le récit d'un coup d'Etat avorté (Révolution). Après l'Afrique (Le cocotier de Grand Bassam), l'auteur explore avec réalisme et tendresse ce continent dit du " Nouveau Monde " qu'il connaît bien et, s'appuyant sur les phénomènes naturels et humains qui lui sont quotidiens, nous livre cinq nouvelles aussi savoureuses les unes que les autres.
La cavalerie est l'arme du panache et de l'audace. C'est elle qui renseigne le commandement, qui harcèle l'ennemi, qui décide d'une victoire ou qui, au contraire, se sacrifie pour éviter la défaite. De son histoire foisonnante, elle a retiré un immense prestige. Pourtant, depuis le remplacement du cheval par le moteur à vapeur, au premier tiers du XXe siècle, la cavalerie a perdu l'aura qui était la sienne et, de nos jours, elle est méconnue d'un large public. Quelles sont les grandes composantes de la cavalerie ? Quelles sont les grandes étapes de son histoire ? Quels sont ses faits d'armes et ses grandes figures ? Ce guide abondamment illustré fait un point complet sur la question et propose un véritable voyage dans le temps, des grandes charges de l'Empire aux raids audacieux des cavaliers d'Afrique.
Plusieurs mois se sont écoulés depuis que le tueur en série surnommé le Cupidon s'est attaqué à l'inspecteur Verne. Que s'est-il passé alors, dans la ruelle crasseuse de la ville anonyme, lorsque le tueur tenait l'inspecteur à la merci de son arme ? Qui est sorti vainqueur de ce duel ? Qui peut seulement se vanter de sentir encore son coeur battre après cet affrontement ? Et si rien ne pouvait survivre à cet instant fatidique ? Rien, à part les ombres qui renaissent, inlassablement, serrant entre leurs griffes ce qui reste des héros déchus et des monstres affamés...
La justice d'Ancien Régime véhicule bon nombre d'images négatives. Ainsi apparaît-elle très souvent dans l'imaginaire collectif comme impitoyable, expéditive, injuste et cruelle. Sans chercher à nier la réalité, cette étude propose un regard nouveau sur la justice en France avant la Révolution. En prenant pour cadre la Touraine (soit en gros l'Indre-et-Loire actuelle), elle remet en cause quelques poncifs et idées reçues. Pour ce faire, l'auteur aborde six thèmes répartis en deux grands ensembles : les cadres de la justice (les tribunaux en place, le personnel judiciaire, les lieux de justice) et les différentes activités judiciaires (la police, la justice non contentieuse et contentieuse, la criminalité et son traitement par les tribunaux). Au fil des pages, ce livre brosse ainsi un tableau complet de la justice en Touraine au temps des derniers " rois absolus ". Au moyen de courtes synthèses, de documents et d'encadrés variés, il propose aussi d'utiles mises au point sur des sujets aussi divers que l'emprisonnement, les bourreaux, la torture, la procédure criminelle, la peine de mort, les exécutions en place publique, la violence... Dans cet ouvrage de synthèse, destiné à un large public, Fabrice Mauclair offre le résultat de plusieurs années de recherches dans les archives judiciaires tourangelles du XVIIIe siècle.