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Cinq folies du nouveau monde
Sieklucki Jean-Michel
COMPLICITES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782351206393
L'eau commence à entrer dans la maison. Jamais encore cela ne s'est produit. Cela inquiète Silvio. Pas de premier étage. Pas d'échappatoire. Il n'a plus l'âge de monter sur le toit. Et il l'entend bouillonner comme une folle, la puta, là-bas dans ce qui était son lit désormais incapable de maintenir ces tonnes d'eau folle venues de la grande dame. Alors, il est allé mettre ses bottes. On ne lutte pas contre l'eau. L'auteur quitte pour un temps le monde judiciaire afin de nous faire partager sa connaissance de l'Amérique latine où il vit une partie de l'année depuis plus de dix ans. L'Equateur, le Pérou, le Chili et même un pays imaginaire sont le théâtre d'aventures pittoresques et émouvantes. Du petit cireur de chaussures de Quito qui découvre la vie (Tremblement), au vieillard de la région de Guayaquil qui revoit défiler la sienne face aux flots qui le menacent (Inondation), à l'histoire fabuleuse et réelle de la petite Juanita " la princesse des glaces " d'Arequipa (Glissement), au nouveau prêtre de San Pedro de Atacama qui prend possession de sa paroisse au pied du volcan Ampato qui le fascine (Eruption), sans oublier dans un pays inventé, le Vénélivia, le récit d'un coup d'Etat avorté (Révolution). Après l'Afrique (Le cocotier de Grand Bassam), l'auteur explore avec réalisme et tendresse ce continent dit du " Nouveau Monde " qu'il connaît bien et, s'appuyant sur les phénomènes naturels et humains qui lui sont quotidiens, nous livre cinq nouvelles aussi savoureuses les unes que les autres.
Après Les Criminels vont-ils tous en enfer ? , Jean-Michel Sieklucki récidive ! Des grands procès qu'il a évoqués dans son tout premier livre aux petits moments d'intimité, de solitude, d'angoisse et de bonheur qu'il décrit ici, il n'y avait qu'un pas. Il revient dans ce nouveau témoignage sur des anecdotes vécues lors de procès dans lesquels il a plaidé, que ce soit en France, Outre-Mer ou en Belgique, et fait partager au lecteur "des moments quelque peu originaux, parfois drôles, parfois dramatiques, pour approcher l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus inattendu". Ces trente-six récits permettent de s'aventurer dans les coulisses du monde judiciaire, de le découvrir dans ce qu'il a de plus original, de plus inédit, et de partager des expériences que seuls les professionnels peuvent connaître. Un voyage au fil de l'évolution des mentalités, sur quarante années de vie judiciaire. Une réflexion sur la défense, ses grandeurs et ses douleurs. Un regard sans concession.
Cinq procès d'assises. Cinq regards croisés. Cinq consciences confrontées à la complexité du jugement. Inspiré de procès criminels réels auxquels l'auteur a participé, ce recueil explore avec justesse les ressorts humains et judiciaires qui traversent une affaire pénale. Accusé, président, partie civile, avocat général, juré : chacun, à un moment décisif, se heurte au doute. L'accusé à la mémoire vacillante s'interroge sur sa propre culpabilité. Le magistrat lutte pour préserver sa neutralité. La victime refuse le piège de la vengeance. Le procureur découvre la force de l'empathie. Le juré inflexible apprend l'humilité. A travers ces cinq récits judiciaires, Jean-Michel Sieklucki nous fait entrer dans les arcanes de la justice criminelle, là où l'intime se mêle à l'universel, là où le droit affronte l'humain. Un livre qui donne à voir autrement la réalité des procès d'assises, et les dilemmes de celles et ceux qui y prennent part.
Je le retrouve comme je l'ai quitté deux jours auparavant au palais. Un sourire pâle et une voix douce. Il n'a pas pris une ride en six ans. C'est sans doute normal pour un fantôme. Un fantôme ! Je ne peux m'habituer à cette incertitude. Il me faut en avoir le coeur net". Philibert Lecordier est un petit garçon de huit ans qui vit dans un palais... le palais de justice de Tours où ses parents sont concierges. A travers ses yeux d'enfant, le monde judiciaire est décortiqué sans faux-semblants. Puis vient le temps de l'adolescence et l'irruption dans sa vie d'un être surprenant qui se définit lui-même comme "un esprit qui voyage" . Il suit Philibert pendant des années et il est pour lui à la fois obsédant, inquiétant, indiscret même, mais aussi protecteur. Qui est-il vraiment ? Que veut-il ? Avec une intrigue qui franchit les frontières du surnaturel en évoquant la question du destin et de son caractère irréversible ou non, ce roman étonnant surprend et charme par sa gravité teintée de légèreté.
Un château ayant appartenu à Napoléon III, un magnifique domaine et ses nombreuses dépendances, traversé par le Beuvron et longé par la voie de chemin de fer le séparant du bourg de Lamotte-Beuvron, une région, la Sologne, dont le charme ne laisse personne insensible, il n'en fallait pas plus pour donner l'idée à l'Etat en 1872 d'y établir ce que l'on appelait alors une colonie agricole pénitentiaire. Cet établissement, que son premier directeur, l'abbé Aumont, place sous le patronage de Saint Maurice, va se consacrer pendant 120 ans à l'accueil des mineurs sous main de justice. Cette exceptionnelle longévité nous permet d'apprécier l'évolution du traitement de l'enfance délinquante par les pouvoirs publics pendant plus d'un siècle. Qu'ils soient colons, pupilles ou élèves, les pensionnaires de Saint-Maurice doivent cohabiter avec ceux qui sont d'abord des gardiens, puis des surveillants, enfin des moniteurs. Mais abandonne-t-on facilement ses vieux réflexes ? Est-il si aisé de changer, au-delà des étiquettes, les mentalités des hommes de terrain ? Ce livre, magnifiquement illustré grâce à de multiples documents d'archives, répond à ces questions et retrace fidèlement l'histoire de la colonie de Saint-Maurice, devenue une maison d'éducation surveillée (MES) en 1927, puis une institution publique d'éducation surveillée (IPES) en 1946, avant de s'éteindre en 1992, laissant la place à la Fédération française d'équitation (FFE) qui a eu à coeur de faire revivre ce site exceptionnel et de perpétuer le souvenir de son passé.
La télévision était en noir et blanc et venait tout juste de s'offrir le luxe d'une seconde chaîne. En coulisse des chercheurs peaufinaient leurs études et finalisaient leurs travaux accompagnés par des industriels très intéressés par ce projet qui se préparaient au lancement en fabrication et à la mise sur le marché de postes en couleur... Le présentateur pose "la" question à un invité au cours de la traditionnelle messe télévisuelle du journal de vingt heures : - Qu'est-ce, pour vous, qu'un philosophe ? Réponse de l'intellectuel : Un philosophe est une personne qui réfléchit pour les autres qui n'ont pas les moyens intellectuels ni le temps matériel de réfléchir aux problèmes posés à l'être humain au cours de sa vie...
PARIS, boulevard Saint-Germain, Collège des Sciences Sociales et Economiques. C'est dans cet établissement que je vais devoir acquérir les connaissances nécessaires à la réussite de ma reconversion. Le challenge à relever est désormais tout autre pour être diplômé en Management et Gestion des Entreprises. J'ai rangé mon uniforme et endossé le trois-pièces BCBG qui sied aux "businessmen". Si le contexte est différent, je note néanmoins beaucoup d'analogies entre le discours made in "USA" et l'énoncé du programme qui nous est déroulé lors de la prise de contact avec le staff. Je reçois la "bible" du Collège et avec elle la carte de l'étudiant que je redeviens à l'âge de 35 ans. Tout bien considéré, cela pourrait s'intituler, Retour vers le futur !
Résumé : Beyrouth, dans les années 1990. Ce sont les dernières années de la guerre civile. Hana, femme de ménage au lycée international est atterrée. Son fils Jad, treize ans, vient de poignarder un de ses camarades à l'aide d'un couteau à huîtres. Le récit est un flash-back. On remonte au début de l'année scolaire pour comprendre ce qui a bien pu motiver Jad. L'enfant est soumis à une pression constante de la part de sa famille, disloquée, et de son pays, meurtri par la guerre. La blessure de Jad entraîne un rapport particulier au monde : l'enfant s'échappe constamment dans ses rêves, il s'isole, il s'identifie aux êtres les plus fragiles : les victimes, les animaux... Son amitié avec son camarade de classe, Raphaël, et avec un vieux pêcheur et sa fille lui permettent de tenir le coup. L'enfant trouvera-t-il les ressources nécessaires pour ne pas sombrer définitivement dans la folie ?
C'était au début des vacances de Noël, un soir vers vingt et une heures, que mon téléphone me rappela soudain l'existence du monde extérieur. Je venais de déposer " L'Ecume des Jours " de Boris Vian, en me demandant ce que j'allais proposer à mes élèves en classe terminale de langues modernes, comme lecture cursive pour le deuxième trimestre. J'hésitais entre " L'Ecume des Jours " de Boris Vian, et " La Mort est mon Métier " de Robert Merle. Si j'optais pour Vian, ce serait un choix poétique, celui du coeur. Si je retenais Merle, ce serait par motivation politique, inspirée par la recrudescence des mouvements néonazis ou négationnistes, ainsi que la montée du racisme et de l'antisémitisme.