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Pensée unique et diplomatie de guerre. 2002
Shanda Tonme Jean-Claude
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782296061293
L'Europe ne semble plus accepter toujours pour argent comptant toutes les initiatives de Washington. Et dans cette optique, la position collective des pays arabes qui émerge depuis quelques jours montre que, de part et d'autre, on prend petit à petit la mesure de la gravité d'une carte blanche donnée au président américain. Une attaque contre l'Irak est de plus en plus analysée comme un désir de vengeance sans rapport avec la réalité, et surtout sans fondement juridique et diplomatique. Les Etats-Unis font plutôt peur dorénavant. Une grande puissance qui ne craint pas de s'amuser avec les armes nucléaires comme de banals jouets de noël n'est donc plus digne de confiance. Comment valablement conserver cette respectabilité morale et religieuse qui parcourt toutes les philosophies de plusieurs siècles de valeurs américaines, si l'on admet la possibilité de balancer l'arme nucléaire sur le moindre récalcitrant, et à la moindre occasion ! Non !
Sommes-nous donc rentrés en arrière ? Dans son discours qui annonce la réplique aux attentats terroristes du 11 septembre 2001, le président des Etats-Unis souligne bien que la guerre sera longue et mettra en œuvre aussi bien des actions ouvertes et publiques que des actions secrètes. De plus alors que, tirant les leçons des dérapages de la CIA durant la guerre du Viêtnam et pendant toute la durée de la guerre froide, le Congrès des Etats-Unis avait formellement interdit des actions clandestines et les meurtres, le même Congrès vota des pleins pouvoirs pour la lutte contre le terrorisme. En somme, la CIA et les principales agences de renseignement, d'espionnage et de contre-espionnage, ont à nouveau les mains libres pour opérer diverses manipulations et opérations. Il n'y a donc plus rien d'illégal. A l'intérieur même du pays, les libertés sont en réalité mises entre parenthèses.
Lorsque nous entendons l'écho du monde extérieur, et que nous sondons profondément l'histoire des peuples qui se sont trouvés dans notre situation, nous ne perdons pas le courage. Notre conviction est de plus en plus forte au contraire, quant à la certitude de notre accession au pouvoir bientôt. Mais le pouvoir que nous entendons exprimer et que nous envisageons de contrôler à terme, n'est pas le même que celui envisagé et entrevu, dans les gesticulations vaines et les calculs futiles de ces ignobles corrompus qui ont créé des partis politiques vides d'idéologie et de patriotisme. Notre pouvoir, c'est celui des exclus, des pauvres, des laissés-pour-compte; ceux que la mauvaise gouvernance et la fuite en avant des puissants propulsera involontairement vers les sommets. Il n'y a pas, en réalité, d'alternance démocratique possible en Afrique aujourd'hui, par le libre jeu des élections démocratiques. Il n'y a de la place que pour des transitions violentes, la guerre civile, ou alors l'émulation d'une classe silencieuse qui prendra le pouvoir, lorsque les fils des puissants auront tous déserté le pays. Nous ne faisons ni une projection empressée, ni une planification infantile. Ce que nous observons, à l'analyse des données sociales relatives aux mouvements des populations, notamment leurs franges jeunes, nous permet de soutenir que les pauvres, patriotes désintéressés qu'ils sont, accéderont bientôt au pouvoir. Mais comment?
C'est au Cameroun que se déroule un des touts premiers drames qui donnera sans doute le ton des hésitations, mais aussi des erreurs qui caractériseront la décolonisation française en Afrique. En effet l'assassinat de Ruben Um Nyobè (1958). le leader de l'UPC, sera ressenti comme une onde de choc encore plus lourde de signification que celui deux ans plus tard, de Patrice Lumumba au Congo. Le pays s'engagera sur la voie d'une indépendance taillée sur mesure et pleine de pièges. De Ahidjo le premier président intronisé par la métropole, à Paul Biya son successeur moulé dans les mêmes combines coloniales, c'est un pays exsangue, fragile et au destin en permanence incertain qui se présente au monde. De tous les vents de changement qui ont secoué le Continent, le Cameroun n'en a rien tiré, restant figé dans une tradition de gestion ethnique. autoritariste et obscurantiste, qui l'installe dans une situation de crise latente, et prépare une explosion à défaut de transition démocratique. C'est une véritable poudrière.
Ce n'est pas la mondialisation qui est une menace pour l'Afrique, c'est au contraire l'Afrique qui est une honte, un embarras, et une menace pour la mondialisation. L'Afrique n'a plus qu'une mission urgente: refonder ses sociétés modernes; se débarrasser de tous ses gouvernants fous; redonner des bases saines à ses systèmes éducatifs; développer des laboratoires dignes de renom; libérer ses génies en proclamant leur indépendance et en leur donnant des moyens de travail. La mondialisation dans sa traduction envahissante et impériale, n'est une fatalité que pour les peuples amorphes, incapables de repenser positivement leur destin ainsi que leur contribution à la construction et à la consolidation de l'unité culturelle et technologique du monde. Biographie de l'auteur Diplomate, juriste consultant international et conseiller de plusieurs organisations internationales, Jean Claude SHANDA TONME qui est sans doute la seule personne au monde à avoir pratiquement annoncé les attentats du I l septembre 2001 dans un article publié cinq jours avant l'événement sur les conséquencescatastrophiques de la politique étrangère des Etats-Unis sous Georges W. BUSH, dirige le Centre Africain de Politique Internationale (CAPI) qu'il a fondé en 1997. Il est aussi le Directeur du Cabinet International de Conseil et d'Arbitrage (CICA) qui réunit des experts africains spécialistes du contentieux international. Produit à la fois des universités africaines, françaises et américaines, SHANDA TONME qui est camerounais est membre de plusieurs sociétés scientifiques et professionnelles.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.