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Afrique : l'inéluctable effondrement des dictatures
Shanda Tonme Jean-Claude
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296065420
Lorsque nous entendons l'écho du monde extérieur, et que nous sondons profondément l'histoire des peuples qui se sont trouvés dans notre situation, nous ne perdons pas le courage. Notre conviction est de plus en plus forte au contraire, quant à la certitude de notre accession au pouvoir bientôt. Mais le pouvoir que nous entendons exprimer et que nous envisageons de contrôler à terme, n'est pas le même que celui envisagé et entrevu, dans les gesticulations vaines et les calculs futiles de ces ignobles corrompus qui ont créé des partis politiques vides d'idéologie et de patriotisme. Notre pouvoir, c'est celui des exclus, des pauvres, des laissés-pour-compte; ceux que la mauvaise gouvernance et la fuite en avant des puissants propulsera involontairement vers les sommets. Il n'y a pas, en réalité, d'alternance démocratique possible en Afrique aujourd'hui, par le libre jeu des élections démocratiques. Il n'y a de la place que pour des transitions violentes, la guerre civile, ou alors l'émulation d'une classe silencieuse qui prendra le pouvoir, lorsque les fils des puissants auront tous déserté le pays. Nous ne faisons ni une projection empressée, ni une planification infantile. Ce que nous observons, à l'analyse des données sociales relatives aux mouvements des populations, notamment leurs franges jeunes, nous permet de soutenir que les pauvres, patriotes désintéressés qu'ils sont, accéderont bientôt au pouvoir. Mais comment?
Sommes-nous donc rentrés en arrière ? Dans son discours qui annonce la réplique aux attentats terroristes du 11 septembre 2001, le président des Etats-Unis souligne bien que la guerre sera longue et mettra en œuvre aussi bien des actions ouvertes et publiques que des actions secrètes. De plus alors que, tirant les leçons des dérapages de la CIA durant la guerre du Viêtnam et pendant toute la durée de la guerre froide, le Congrès des Etats-Unis avait formellement interdit des actions clandestines et les meurtres, le même Congrès vota des pleins pouvoirs pour la lutte contre le terrorisme. En somme, la CIA et les principales agences de renseignement, d'espionnage et de contre-espionnage, ont à nouveau les mains libres pour opérer diverses manipulations et opérations. Il n'y a donc plus rien d'illégal. A l'intérieur même du pays, les libertés sont en réalité mises entre parenthèses.
C'est au Cameroun que se déroule un des touts premiers drames qui donnera sans doute le ton des hésitations, mais aussi des erreurs qui caractériseront la décolonisation française en Afrique. En effet l'assassinat de Ruben Um Nyobè (1958). le leader de l'UPC, sera ressenti comme une onde de choc encore plus lourde de signification que celui deux ans plus tard, de Patrice Lumumba au Congo. Le pays s'engagera sur la voie d'une indépendance taillée sur mesure et pleine de pièges. De Ahidjo le premier président intronisé par la métropole, à Paul Biya son successeur moulé dans les mêmes combines coloniales, c'est un pays exsangue, fragile et au destin en permanence incertain qui se présente au monde. De tous les vents de changement qui ont secoué le Continent, le Cameroun n'en a rien tiré, restant figé dans une tradition de gestion ethnique. autoritariste et obscurantiste, qui l'installe dans une situation de crise latente, et prépare une explosion à défaut de transition démocratique. C'est une véritable poudrière.
Nous devons nous souvenir, qu'alors que le pouvoir vacillait et que son chef ne se contentait plus que de la respiration de sa capitale villageoise, nous entendîmes quelques-uns de ces intellectuels dont les tribunaux de l'histoire se chargeront de rappeler les noms, encourager la création d'une République ethnocentrée. On sait ce qu'ils ont fait par la suite, avec cette constitution de 1996, véritable instrument de guerre civile à retardement. Déshabillez donc l'intellectuel, et voici exposés les poubelles et les cimetières des nations. De tout temps, les hommes de science, pour certains irréprochables au plan technique, ont prêté leurs auréoles aux criminels, aux causes injustes, et aux prédateurs des pouvoirs. Certains l'ont fait spontanément, par naïveté sans mesurer la portée et les ravages de leurs actes, pendant que d'autres l'ont fait dans un engagement conscient, par des choix idéologiques. Mais il y a de tout temps eu besoin de tracer une ligne de démarcation nette, entre ce qui relève de la provocation pour alimenter des débats entre des écoles de pensée, et ce qui relève d'une conduite opportuniste tendant à promouvoir des intérêts obscurs.
Le problème, c'est que dans ma tête, et au regard de tous les commentaires que j'ai lus dans les critiques, cette affaire sent le mauvais jeu, le génie de l'exploitation et de la moquerie. Ma grand-mère avait coutume de dire que montrer à quelqu'un sa photo au moment et à un endroit qu'il ne soupçonne pas. c'est le préparer pour un envoûtement. Voilà, il se trouve qu'avant même d'arriver au musée et d'y pénétrer, je suis déjà convaincu que c'est moi que l'on va montrer là bas sous d'autres formes, sous d'autres appellations, sous d'autres qualificatifs. Je crois que demain sera comme un concours et je me sens dans l'ambiance psychologique trouble d'un élève qui spécule sur les épreuves qu'il va affronter le premier jour d'un examen redouté. Le musée des Arts premiers est un mystère dans son architecture intérieure. Tout ce que l'on voit est inaccessible, plein d'astuces et arrangé pour intriguer le visiteur bien plus que pour lui plaire. En tout cas, les concepteurs de ce trajet tortueux n'avaient certainement pas envisagé qu'il préfigurerait pour moi le cheminement d'un voyage intérieur.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.