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Un africain au Musée des arts premiers
Shanda Tonme Jean-Claude
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782296072770
Le problème, c'est que dans ma tête, et au regard de tous les commentaires que j'ai lus dans les critiques, cette affaire sent le mauvais jeu, le génie de l'exploitation et de la moquerie. Ma grand-mère avait coutume de dire que montrer à quelqu'un sa photo au moment et à un endroit qu'il ne soupçonne pas. c'est le préparer pour un envoûtement. Voilà, il se trouve qu'avant même d'arriver au musée et d'y pénétrer, je suis déjà convaincu que c'est moi que l'on va montrer là bas sous d'autres formes, sous d'autres appellations, sous d'autres qualificatifs. Je crois que demain sera comme un concours et je me sens dans l'ambiance psychologique trouble d'un élève qui spécule sur les épreuves qu'il va affronter le premier jour d'un examen redouté. Le musée des Arts premiers est un mystère dans son architecture intérieure. Tout ce que l'on voit est inaccessible, plein d'astuces et arrangé pour intriguer le visiteur bien plus que pour lui plaire. En tout cas, les concepteurs de ce trajet tortueux n'avaient certainement pas envisagé qu'il préfigurerait pour moi le cheminement d'un voyage intérieur.
Nous devons nous souvenir, qu'alors que le pouvoir vacillait et que son chef ne se contentait plus que de la respiration de sa capitale villageoise, nous entendîmes quelques-uns de ces intellectuels dont les tribunaux de l'histoire se chargeront de rappeler les noms, encourager la création d'une République ethnocentrée. On sait ce qu'ils ont fait par la suite, avec cette constitution de 1996, véritable instrument de guerre civile à retardement. Déshabillez donc l'intellectuel, et voici exposés les poubelles et les cimetières des nations. De tout temps, les hommes de science, pour certains irréprochables au plan technique, ont prêté leurs auréoles aux criminels, aux causes injustes, et aux prédateurs des pouvoirs. Certains l'ont fait spontanément, par naïveté sans mesurer la portée et les ravages de leurs actes, pendant que d'autres l'ont fait dans un engagement conscient, par des choix idéologiques. Mais il y a de tout temps eu besoin de tracer une ligne de démarcation nette, entre ce qui relève de la provocation pour alimenter des débats entre des écoles de pensée, et ce qui relève d'une conduite opportuniste tendant à promouvoir des intérêts obscurs.
En cette veille de fin de l'année 2003, ce sont des images tristes et effrayantes à la fois qui donnent le ton de ce que nous avons été ou de ce que nous sommes devenus en douze mois : ici c'est la misère totale, là c'est la guerre, ailleurs c'est la rupture, pendant que plus loin les bombes pleuvent et que le président des Etats-Unis est obligé de se cacher pour rendre une visite à ses troupes sur l'aéroport de Bagdad. Voyons, à Yaoundé, les rues à la veille des fêtes sont tristement vides et les fonctionnaires campent devant les banques. " Il n'y a pas d'argent ", entend-on clamer dans les milieux les plus autorisés. Le pays est devenu plus pauvre, rongé par une des pires formes de mauvaise gouvernance dont on a vu les ravages au Zaïre de Mobutu, mais cette fois doublée d'une institutionnalisation du tribalisme qui n'envie rien à la bêtise de " l'ivoirité ". Les détournements ne concernent que des montants en milliards, et la presse locale, sans être démentie officiellement, évoque des actes récents de cette nature dont se seraient rendus coupables des membres du gouvernement. A Conakry, un presque mort-vivant, pris au piège d'un diabète impitoyable, s'accroche au pouvoir, et ne trouve rien de plus ridicule pour le faire savoir que de voter sans sortir de sa voiture. Monsieur le général Conté a tenu à aller jusqu'au bout avec son semblant d'élections, pour faire comme Eyadéma du Togo, comme Ould Taya de Mauritanie, et comme Ben Ali de Tunisie. Bandes de vampires assoiffés de privilèges, d'honneurs et de prestiges, ces autocrates ont utilisé l'année 2003 pour réinstituer des présidences à vie et s'imposer à leurs peuples pour l'éternité, là où nous attendions la démocratie
C'est au Cameroun que se déroule un des touts premiers drames qui donnera sans doute le ton des hésitations, mais aussi des erreurs qui caractériseront la décolonisation française en Afrique. En effet l'assassinat de Ruben Um Nyobè (1958). le leader de l'UPC, sera ressenti comme une onde de choc encore plus lourde de signification que celui deux ans plus tard, de Patrice Lumumba au Congo. Le pays s'engagera sur la voie d'une indépendance taillée sur mesure et pleine de pièges. De Ahidjo le premier président intronisé par la métropole, à Paul Biya son successeur moulé dans les mêmes combines coloniales, c'est un pays exsangue, fragile et au destin en permanence incertain qui se présente au monde. De tous les vents de changement qui ont secoué le Continent, le Cameroun n'en a rien tiré, restant figé dans une tradition de gestion ethnique. autoritariste et obscurantiste, qui l'installe dans une situation de crise latente, et prépare une explosion à défaut de transition démocratique. C'est une véritable poudrière.
Le monde manque définitivement d'hommes capables de reprendre les diplomaties en main, et d'imposer par la force des esprits et du mouvement collectif des consciences les solutions appropriées sans lesquelles les guerres qui s'annoncent seront encore plus cruelles que celles de 1945. En prenant uniquement la situation des autocraties africaines, il faut sérieusement craindre qu'au radicalisme des pouvoirs ne succède celui des oppositions avec un éclatement des centres de décision qui nous ferait plonger dans des nébuleuses de type Al Qaeda. Il est donc devenu urgent de réinventer la diplomatie, pour trouver les nouveaux termes de référence, les nouvelles valeurs, et les nouveaux mécanismes qui atténueront la tendance aux régimes dominés par les familles, les villages, les ethnies et les clans solitaires. La prolifération de ces régimes monocolores et ethnocentrés fait craindre le pire, et marque le retour à la sauvagerie. Pourtant, rien ne devrait nous pousser de façon irrémédiable vers un extrémisme sans retour. Personne de conscient n'aurait intérêt aujourd'hui à se condamner ou à s'enfermer dans une option du tout ou rien, dont on a trop vu les ravages dans l'histoire de nombreux peuples.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !