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Réflexions sur les crises de la société camerounaise
Shanda Tonme Jean-Claude
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782296072855
C'est au Cameroun que se déroule un des touts premiers drames qui donnera sans doute le ton des hésitations, mais aussi des erreurs qui caractériseront la décolonisation française en Afrique. En effet l'assassinat de Ruben Um Nyobè (1958). le leader de l'UPC, sera ressenti comme une onde de choc encore plus lourde de signification que celui deux ans plus tard, de Patrice Lumumba au Congo. Le pays s'engagera sur la voie d'une indépendance taillée sur mesure et pleine de pièges. De Ahidjo le premier président intronisé par la métropole, à Paul Biya son successeur moulé dans les mêmes combines coloniales, c'est un pays exsangue, fragile et au destin en permanence incertain qui se présente au monde. De tous les vents de changement qui ont secoué le Continent, le Cameroun n'en a rien tiré, restant figé dans une tradition de gestion ethnique. autoritariste et obscurantiste, qui l'installe dans une situation de crise latente, et prépare une explosion à défaut de transition démocratique. C'est une véritable poudrière.
Le problème, c'est que dans ma tête, et au regard de tous les commentaires que j'ai lus dans les critiques, cette affaire sent le mauvais jeu, le génie de l'exploitation et de la moquerie. Ma grand-mère avait coutume de dire que montrer à quelqu'un sa photo au moment et à un endroit qu'il ne soupçonne pas. c'est le préparer pour un envoûtement. Voilà, il se trouve qu'avant même d'arriver au musée et d'y pénétrer, je suis déjà convaincu que c'est moi que l'on va montrer là bas sous d'autres formes, sous d'autres appellations, sous d'autres qualificatifs. Je crois que demain sera comme un concours et je me sens dans l'ambiance psychologique trouble d'un élève qui spécule sur les épreuves qu'il va affronter le premier jour d'un examen redouté. Le musée des Arts premiers est un mystère dans son architecture intérieure. Tout ce que l'on voit est inaccessible, plein d'astuces et arrangé pour intriguer le visiteur bien plus que pour lui plaire. En tout cas, les concepteurs de ce trajet tortueux n'avaient certainement pas envisagé qu'il préfigurerait pour moi le cheminement d'un voyage intérieur.
Nous devons nous souvenir, qu'alors que le pouvoir vacillait et que son chef ne se contentait plus que de la respiration de sa capitale villageoise, nous entendîmes quelques-uns de ces intellectuels dont les tribunaux de l'histoire se chargeront de rappeler les noms, encourager la création d'une République ethnocentrée. On sait ce qu'ils ont fait par la suite, avec cette constitution de 1996, véritable instrument de guerre civile à retardement. Déshabillez donc l'intellectuel, et voici exposés les poubelles et les cimetières des nations. De tout temps, les hommes de science, pour certains irréprochables au plan technique, ont prêté leurs auréoles aux criminels, aux causes injustes, et aux prédateurs des pouvoirs. Certains l'ont fait spontanément, par naïveté sans mesurer la portée et les ravages de leurs actes, pendant que d'autres l'ont fait dans un engagement conscient, par des choix idéologiques. Mais il y a de tout temps eu besoin de tracer une ligne de démarcation nette, entre ce qui relève de la provocation pour alimenter des débats entre des écoles de pensée, et ce qui relève d'une conduite opportuniste tendant à promouvoir des intérêts obscurs.
Sommes-nous donc rentrés en arrière ? Dans son discours qui annonce la réplique aux attentats terroristes du 11 septembre 2001, le président des Etats-Unis souligne bien que la guerre sera longue et mettra en œuvre aussi bien des actions ouvertes et publiques que des actions secrètes. De plus alors que, tirant les leçons des dérapages de la CIA durant la guerre du Viêtnam et pendant toute la durée de la guerre froide, le Congrès des Etats-Unis avait formellement interdit des actions clandestines et les meurtres, le même Congrès vota des pleins pouvoirs pour la lutte contre le terrorisme. En somme, la CIA et les principales agences de renseignement, d'espionnage et de contre-espionnage, ont à nouveau les mains libres pour opérer diverses manipulations et opérations. Il n'y a donc plus rien d'illégal. A l'intérieur même du pays, les libertés sont en réalité mises entre parenthèses.
Une analyse objective des avancées les plus marquantes dans la coopération entre les Etats et la coexistence pacifique entre les peuples montre que les événements, les faits et les actes déterminants font rarement l'objet de grands tapages médiatiques et passent parfois presque inaperçus. L'installation d'un citoyen allemand à la direction générale du Fonds monétaire international qui est maintenant acquise, après la levée du veto américain sur le premier choix, lequel n'en était pas moins allemand, intervient après la participation effective sur le terrain des unités de l'armée allemande au corps expéditionnaire multinational de l'OTAN en Serbie. Il s'agit en effet d'un événement d'une très grande signification pour les spécialistes des relations internationales en général, et les adeptes de l'étude des rapports de force géostratégiques en particulier. Tout le système de pondération de l'influence des Etats auquel nous étions habitués depuis au moins cinquante ans se trouve ici remis en cause ou réorganisé et c'est, à terme, une redistribution des cartes au sein des principales organisations internationales qui se dessine.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.