Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Orée d'un nouveau siècle. 2001
Shanda Tonme Jean-Claude
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296061286
Sommes-nous donc rentrés en arrière ? Dans son discours qui annonce la réplique aux attentats terroristes du 11 septembre 2001, le président des Etats-Unis souligne bien que la guerre sera longue et mettra en œuvre aussi bien des actions ouvertes et publiques que des actions secrètes. De plus alors que, tirant les leçons des dérapages de la CIA durant la guerre du Viêtnam et pendant toute la durée de la guerre froide, le Congrès des Etats-Unis avait formellement interdit des actions clandestines et les meurtres, le même Congrès vota des pleins pouvoirs pour la lutte contre le terrorisme. En somme, la CIA et les principales agences de renseignement, d'espionnage et de contre-espionnage, ont à nouveau les mains libres pour opérer diverses manipulations et opérations. Il n'y a donc plus rien d'illégal. A l'intérieur même du pays, les libertés sont en réalité mises entre parenthèses.
Il n'est pas inutile de mentionner que le traité de Moscou de 1963 sur la non-prolifération nucléaire était déjà une parfaite démonstration de la négation de l'universalisme. Une bande de copains, puissances nucléaires du temps ou d'un moment, avait ainsi construit tout un traité, pour interdire aux autres peuples de s'élever à leur niveau, dans la maîtrise et l'utilisation des matières fissiles. Tout le débat sur les subventions dans le commerce international aujourd'hui apporte une autre preuve éclatante de ce que penser en termes universels, n'en déplaise à la déclaration dite universelle des droits de l'homme, c'est plonger dans l'infantilisme stratégique, en ignorant que la loi des intérêts exclut a priori toute programmation générale entre peuples, nations et Etats de configurations et de puissances différentes. Contrairement aux apparences donc, la véritable évolution du monde, la seule qui soit positive, est celle, réaliste, qui élimine la théorie d'un seul monde, et valorise une approche pragmatique en fonction des intérêts et des spécificités.
Le monde manque définitivement d'hommes capables de reprendre les diplomaties en main, et d'imposer par la force des esprits et du mouvement collectif des consciences les solutions appropriées sans lesquelles les guerres qui s'annoncent seront encore plus cruelles que celles de 1945. En prenant uniquement la situation des autocraties africaines, il faut sérieusement craindre qu'au radicalisme des pouvoirs ne succède celui des oppositions avec un éclatement des centres de décision qui nous ferait plonger dans des nébuleuses de type Al Qaeda. Il est donc devenu urgent de réinventer la diplomatie, pour trouver les nouveaux termes de référence, les nouvelles valeurs, et les nouveaux mécanismes qui atténueront la tendance aux régimes dominés par les familles, les villages, les ethnies et les clans solitaires. La prolifération de ces régimes monocolores et ethnocentrés fait craindre le pire, et marque le retour à la sauvagerie. Pourtant, rien ne devrait nous pousser de façon irrémédiable vers un extrémisme sans retour. Personne de conscient n'aurait intérêt aujourd'hui à se condamner ou à s'enfermer dans une option du tout ou rien, dont on a trop vu les ravages dans l'histoire de nombreux peuples.
En cette veille de fin de l'année 2003, ce sont des images tristes et effrayantes à la fois qui donnent le ton de ce que nous avons été ou de ce que nous sommes devenus en douze mois : ici c'est la misère totale, là c'est la guerre, ailleurs c'est la rupture, pendant que plus loin les bombes pleuvent et que le président des Etats-Unis est obligé de se cacher pour rendre une visite à ses troupes sur l'aéroport de Bagdad. Voyons, à Yaoundé, les rues à la veille des fêtes sont tristement vides et les fonctionnaires campent devant les banques. " Il n'y a pas d'argent ", entend-on clamer dans les milieux les plus autorisés. Le pays est devenu plus pauvre, rongé par une des pires formes de mauvaise gouvernance dont on a vu les ravages au Zaïre de Mobutu, mais cette fois doublée d'une institutionnalisation du tribalisme qui n'envie rien à la bêtise de " l'ivoirité ". Les détournements ne concernent que des montants en milliards, et la presse locale, sans être démentie officiellement, évoque des actes récents de cette nature dont se seraient rendus coupables des membres du gouvernement. A Conakry, un presque mort-vivant, pris au piège d'un diabète impitoyable, s'accroche au pouvoir, et ne trouve rien de plus ridicule pour le faire savoir que de voter sans sortir de sa voiture. Monsieur le général Conté a tenu à aller jusqu'au bout avec son semblant d'élections, pour faire comme Eyadéma du Togo, comme Ould Taya de Mauritanie, et comme Ben Ali de Tunisie. Bandes de vampires assoiffés de privilèges, d'honneurs et de prestiges, ces autocrates ont utilisé l'année 2003 pour réinstituer des présidences à vie et s'imposer à leurs peuples pour l'éternité, là où nous attendions la démocratie
Lorsque nous entendons l'écho du monde extérieur, et que nous sondons profondément l'histoire des peuples qui se sont trouvés dans notre situation, nous ne perdons pas le courage. Notre conviction est de plus en plus forte au contraire, quant à la certitude de notre accession au pouvoir bientôt. Mais le pouvoir que nous entendons exprimer et que nous envisageons de contrôler à terme, n'est pas le même que celui envisagé et entrevu, dans les gesticulations vaines et les calculs futiles de ces ignobles corrompus qui ont créé des partis politiques vides d'idéologie et de patriotisme. Notre pouvoir, c'est celui des exclus, des pauvres, des laissés-pour-compte; ceux que la mauvaise gouvernance et la fuite en avant des puissants propulsera involontairement vers les sommets. Il n'y a pas, en réalité, d'alternance démocratique possible en Afrique aujourd'hui, par le libre jeu des élections démocratiques. Il n'y a de la place que pour des transitions violentes, la guerre civile, ou alors l'émulation d'une classe silencieuse qui prendra le pouvoir, lorsque les fils des puissants auront tous déserté le pays. Nous ne faisons ni une projection empressée, ni une planification infantile. Ce que nous observons, à l'analyse des données sociales relatives aux mouvements des populations, notamment leurs franges jeunes, nous permet de soutenir que les pauvres, patriotes désintéressés qu'ils sont, accéderont bientôt au pouvoir. Mais comment?
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.