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L'économie comportementale en question
Servet Jean-Michel
ECLM
19,00 €
Épuisé
EAN :9782843772085
Un nouveau courant de l'économie prospère depuis le début des années 2000. A base d'expérimentations, il se propose de créer des modèles pour transformer la conduite des individus par la connaissance des biais qui régissent leurs comportements. L'apparente simplicité de ce "nouveau comportementalisme?", qui prétend notamment changer le sort des populations les plus démunies, redore le blason terni de l'économie, ainsi présentée comme compréhensible, accessible et utile. Jean-Michel Servet déconstruit la rhétorique comme la pratique de ce mouvement qui représente, selon lui, non seulement une régression pour les sciences sociales, mais aussi une manière de discipliner les populations pour les amener à agir selon les dogmes d'une économie supposée efficace. Parce qu'il semble ignorer les origines culturelles et sociales des actions humaines, le nouveau comportementalisme perpétue des hypothèses fondamentales de l'orthodoxie économique, revue et corrigée par le néolibéralisme.
Affirmer que les "monnaies primitives" sont un archaïsme peut être compris de deux façons. Soit elles sont un état premier et imparfait de nos propres usages monétaires supposés évolués. Soit elles sont l'expression d'une institution essentielle et commune à l'ensemble des sociétés humaines, et comparable aux langues. Dans ce cas, ces monnaies peuvent nous éclairer pour repenser aujourd'hui l'institution monétaire et contribuer à répondre aux impasses actuelles de la domination de la finance. Reprenant des travaux qu'il a menés des années 1970 jusqu'à nos jours, l'auteur interroge la nature de la monnaie comme lien et pose notamment la question de l'inaliénabilité de richesses communes et du partage ainsi que celle des limites de la figure du don pour comprendre la réciprocité. En cela, l'ambition de l'ouvrage est d'offrir des outils nouveaux pour la socioéconomie et de contribuer à la construction de l'économie solidaire comme une issue théorique et pratique à la crise.
Résumé : Peut-on échanger sans argent ? Depuis le milieu des années 1980 sont apparus et se sont développés en Amérique du Nord, puis en Grande-Bretagne, en Allemagne, en France, en Italie, etc., des cercles ou systèmes locaux d'échange. Leurs membres, après avoir établi une unité de compte singularisant chaque association, échangent localement, hors des circuits habituels des transactions privées " marchandes ", des services, des savoirs et des biens de nature très diverse. Ces groupes peuvent être inscrits dans l'ensemble des expériences alternatives et des expérimentations dites utopiques comme forme nouvelle de citoyenneté et d'apprentissage de la démocratie. Ils peuvent être pensés comme un outil de développement local ou de lutte contre l'exclusion. Ils peuvent être compris comme un moyen de développement personnel. Ils peuvent enfin être interprétés comme une forme de subsidiarité monétaire au moment où les Etats nationaux perdent leur pouvoir monétaire. Chaque membre a son vécu, chaque SEL, ses spécificités. Plus de 300 systèmes d'échange local (SEL) existent aujourd'hui en France. Ce développement de pratiques situées à mi-chemin entre le don et le marché est un défi pour les économistes, les sociologues et autres chercheurs en sciences sociales, mais aussi pour les hommes d'Etat et les militants politiques. Les auteurs, en retraçant les origines des SEL et en présentant les formes multiples de leur fonctionnement et de leur essaimage, ouvrent ainsi des pistes nouvelles pour mieux les comprendre.
Offrir des prêts répondant aux besoins de ceux qui n'ont pas accès au crédit bancaire classique, tel est l'objectif du microcrédit. Celui-ci a connu un succès fulgurant : aujourd'hui, 200 millions de personnes y ont recours, principalement en Asie et en Amérique latine. Une révolution ? s'interroge Jean-Michel Servet dans ce livre. Pas si sûr... Rappelant le contexte dans lequel est né le microcrédit, celui de la promotion d'un marché prétendument pacificateur et libérateur, il démonte le mythe selon lequel il pourrait éradiquer la pauvreté dans les pays en développement et émergents en favorisant le microentrepreneuriat et l'autoemploi. Ce livre le montre : si une révolution a eu lieu, elle serait plutôt du côté d'une microfinance devenue commerciale qui, pour répondre aux besoins réels des populations, a développé d'autres services que le microcrédit : épargne, transferts de fonds, paiement par la téléphonie mobile, microassurance. Analysant les ressorts de cette "vraie" révolution, Jean-Michel Servet souligne qu'elle pourrait être le levier d'une finance alternative, avec la monnaie et le crédit comme biens communs.
Si certains problèmes sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont complexes, d'autres sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont trop simples. La crise climatique est un problème du deuxième genre : pour la résoudre, il suffit d'arrêter de brûler le carbone fossile, c'est-à-dire le pétrole, le gaz et le charbon, ces sources d'énergie qui ont alimenté l'économie mondiale depuis deux siècles. Une grande partie des instruments de la politique du climat ont été créés pour cacher la simplicité désarmante de ce fait, car la politique climatique est aussi une politique de puissance, le carbone fossile alimentant la croissance économique depuis des décennies. En conséquence, les opposants à une politique climatique efficace exercent une grande influence. Or si l'on peut agir sur l'activité économique, on ne peut changer les lois de la nature, et l'on doit de ce fait dessiner un monde avec moins de croissance.
Les changements climatiques affectent désormais la globalité de la population mondiale ainsi que nos équilibres écosystémiques, l'agriculture, la pêche, la forêt, les sols, la biodiversité, mais également nos systèmes financiers, assurantiels, pouvant bouleverser nos modes de vie. Les scientifiques s'accordent à dire qu'à l'avenir, les changements climatiques ne feront qu'accentuer les inégalités économiques et sociales d'ores et déjà observées entre Etats, communautés, catégories sociales, hommes et femmes, etc. Dans ce contexte, la justice climatique est devenue une question incontournable dans les débats nationaux et internationaux sur le climat.