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La vraie révolution du microcrédit
Servet Jean-Michel
JACOB
29,05 €
Épuisé
EAN :9782738132468
Offrir des prêts répondant aux besoins de ceux qui n'ont pas accès au crédit bancaire classique, tel est l'objectif du microcrédit. Celui-ci a connu un succès fulgurant : aujourd'hui, 200 millions de personnes y ont recours, principalement en Asie et en Amérique latine. Une révolution ? s'interroge Jean-Michel Servet dans ce livre. Pas si sûr... Rappelant le contexte dans lequel est né le microcrédit, celui de la promotion d'un marché prétendument pacificateur et libérateur, il démonte le mythe selon lequel il pourrait éradiquer la pauvreté dans les pays en développement et émergents en favorisant le microentrepreneuriat et l'autoemploi. Ce livre le montre : si une révolution a eu lieu, elle serait plutôt du côté d'une microfinance devenue commerciale qui, pour répondre aux besoins réels des populations, a développé d'autres services que le microcrédit : épargne, transferts de fonds, paiement par la téléphonie mobile, microassurance. Analysant les ressorts de cette "vraie" révolution, Jean-Michel Servet souligne qu'elle pourrait être le levier d'une finance alternative, avec la monnaie et le crédit comme biens communs.
Le débat sur l'euro, jusqu'à aujourd'hui, a surtout impliqué les marchés boursiers et les établissements financiers. On a beaucoup évoqué les " critères de convergence " et leurs conséquences macro-économiques pour les politiques budgétaires. Au cours de ces derniers mois, toutefois, on commence à aborder les aspects pratiques du passage à l'euro, mais le plus souvent c'est en réduisant les citoyens à l'état de consommateurs-usagers. L'euro au quotidien s'attache à révéler les dimensions sociales et psychologiques de la monnaie. L'auteur s'interroge sur les handicaps face à l'euro, dus à l'âge, à l'illettrisme, à la faiblesse des ressources, etc. Comment faire pour que le passage à l'euro n'aggrave pas les situations d'exclusion ? Comment en faire l'occasion d'un renouveau citoyen ?
Résumé : Peut-on échanger sans argent ? Depuis le milieu des années 1980 sont apparus et se sont développés en Amérique du Nord, puis en Grande-Bretagne, en Allemagne, en France, en Italie, etc., des cercles ou systèmes locaux d'échange. Leurs membres, après avoir établi une unité de compte singularisant chaque association, échangent localement, hors des circuits habituels des transactions privées " marchandes ", des services, des savoirs et des biens de nature très diverse. Ces groupes peuvent être inscrits dans l'ensemble des expériences alternatives et des expérimentations dites utopiques comme forme nouvelle de citoyenneté et d'apprentissage de la démocratie. Ils peuvent être pensés comme un outil de développement local ou de lutte contre l'exclusion. Ils peuvent être compris comme un moyen de développement personnel. Ils peuvent enfin être interprétés comme une forme de subsidiarité monétaire au moment où les Etats nationaux perdent leur pouvoir monétaire. Chaque membre a son vécu, chaque SEL, ses spécificités. Plus de 300 systèmes d'échange local (SEL) existent aujourd'hui en France. Ce développement de pratiques situées à mi-chemin entre le don et le marché est un défi pour les économistes, les sociologues et autres chercheurs en sciences sociales, mais aussi pour les hommes d'Etat et les militants politiques. Les auteurs, en retraçant les origines des SEL et en présentant les formes multiples de leur fonctionnement et de leur essaimage, ouvrent ainsi des pistes nouvelles pour mieux les comprendre.
Au Sénégal, les uns réclament des emplois, avec tout ce que cela peut supposer comme sécurité en termes de régularité des revenus et de protection sociale. Les autres, plus modestes, veulent tout simplement un travail qui leur permette de vivre décemment, de payer la scolarité des enfants, d'accéder à des soins de santé de qualité, de participer dignement aux dépenses du foyer. Travail et emploi comptent incontestablement parmi les préoccupations majeures du pays. Mais comment en rendre compte, sans tomber dans la polémique ou sans se faire le porte-parole du politiquement correct ? Eveline Baumann donne des réponses, en scrutant les données chiffrées et leurs lacunes, en analysant les potentialités de création d'emploi des secteurs économiques, en s'inquiétant de l'exploitation des ressources naturelles, en interrogeant aussi l'éducation et la formation professionnelle, ainsi que la protection sociale. Les politiques publiques sont centrales, avec leur foisonnement de projets de toutes sortes, qu'ils s'appellent Opération maîtrisards, Plan Sésame ou Sénégal émergent, des projets souvent initiés sous la pression de la rue et rarement évalués. Un ouvrage qui, au-delà d'un pays du Sud, contribue aux débats des sociétés contemporaines.
Nos sociétés, où les relations de parenté les mieux établies ont tendance à se brouiller, favorisent l'inceste et son passage à l'acte. Plus rien ne vient distinguer une mère de sa fille que les rides au coin des yeux ; les marques symboliques, comme les vêtements, sont les mêmes pour l'une et pour l'autre ; les rôles sociaux, comme la prise en charge des enfants, des petits frères et des petites soeurs, sont interchangeables... Pourquoi en irait-il autrement dans les compétences sexuelles ?
Menacé par la puissance grandissante de l'islam et de la Chine, l'Occident parviendra-t-il à conjurer son déclin? Saurons-nous apprendre rapidement à coexister ou bien nos différences nous pousseront-elles vers un nouveau type de conflit, plus violent que ceux que nous avons connus depuis un siècle? Pour Samuel Huntington, les peuples se regroupent désormais en fonction de leurs affinités culturelles. Les frontières politiques comptent moins que les barrières religieuses, ethniques, intellectuelles. Au conflit entre les blocs idéologiques de naguère succède le choc des civilisations... Le livre qu'il faut lire pour comprendre le monde contemporain et les vraies menaces qui s'annoncent...
On apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi
La folie... Un mot qui fait peur. Un mot que les psychiatres et les psychanalystes ont rayé de leur vocabulaire, mais qui reste toujours présent, traduisant la confusion, l'angoisse de tout un chacun devant ce qui est désormais désigné comme la maladie mentale. Qu'est-ce que la folie ? Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? C'est à ces questions fondamentales que répond Edouard Zarifian, dans un livre qui ne recule pas devant la polémique lorsqu'il s'agit de débusquer les idéologies et les mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique. A beaucoup, il apportera réconfort et soulagement.