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Une économie sans argent. Les Systèmes d'Echange Local
Servet Jean-Michel
SEUIL
20,80 €
Épuisé
EAN :9782020354998
Peut-on échanger sans argent ? Depuis le milieu des années 1980 sont apparus et se sont développés en Amérique du Nord, puis en Grande-Bretagne, en Allemagne, en France, en Italie, etc., des cercles ou systèmes locaux d'échange. Leurs membres, après avoir établi une unité de compte singularisant chaque association, échangent localement, hors des circuits habituels des transactions privées " marchandes ", des services, des savoirs et des biens de nature très diverse. Ces groupes peuvent être inscrits dans l'ensemble des expériences alternatives et des expérimentations dites utopiques comme forme nouvelle de citoyenneté et d'apprentissage de la démocratie. Ils peuvent être pensés comme un outil de développement local ou de lutte contre l'exclusion. Ils peuvent être compris comme un moyen de développement personnel. Ils peuvent enfin être interprétés comme une forme de subsidiarité monétaire au moment où les Etats nationaux perdent leur pouvoir monétaire. Chaque membre a son vécu, chaque SEL, ses spécificités. Plus de 300 systèmes d'échange local (SEL) existent aujourd'hui en France. Ce développement de pratiques situées à mi-chemin entre le don et le marché est un défi pour les économistes, les sociologues et autres chercheurs en sciences sociales, mais aussi pour les hommes d'Etat et les militants politiques. Les auteurs, en retraçant les origines des SEL et en présentant les formes multiples de leur fonctionnement et de leur essaimage, ouvrent ainsi des pistes nouvelles pour mieux les comprendre.
Offrir des prêts répondant aux besoins de ceux qui n'ont pas accès au crédit bancaire classique, tel est l'objectif du microcrédit. Celui-ci a connu un succès fulgurant : aujourd'hui, 200 millions de personnes y ont recours, principalement en Asie et en Amérique latine. Une révolution ? s'interroge Jean-Michel Servet dans ce livre. Pas si sûr... Rappelant le contexte dans lequel est né le microcrédit, celui de la promotion d'un marché prétendument pacificateur et libérateur, il démonte le mythe selon lequel il pourrait éradiquer la pauvreté dans les pays en développement et émergents en favorisant le microentrepreneuriat et l'autoemploi. Ce livre le montre : si une révolution a eu lieu, elle serait plutôt du côté d'une microfinance devenue commerciale qui, pour répondre aux besoins réels des populations, a développé d'autres services que le microcrédit : épargne, transferts de fonds, paiement par la téléphonie mobile, microassurance. Analysant les ressorts de cette "vraie" révolution, Jean-Michel Servet souligne qu'elle pourrait être le levier d'une finance alternative, avec la monnaie et le crédit comme biens communs.
Un nouveau courant de l'économie prospère depuis le début des années 2000. A base d'expérimentations, il se propose de créer des modèles pour transformer la conduite des individus par la connaissance des biais qui régissent leurs comportements. L'apparente simplicité de ce "nouveau comportementalisme?", qui prétend notamment changer le sort des populations les plus démunies, redore le blason terni de l'économie, ainsi présentée comme compréhensible, accessible et utile. Jean-Michel Servet déconstruit la rhétorique comme la pratique de ce mouvement qui représente, selon lui, non seulement une régression pour les sciences sociales, mais aussi une manière de discipliner les populations pour les amener à agir selon les dogmes d'une économie supposée efficace. Parce qu'il semble ignorer les origines culturelles et sociales des actions humaines, le nouveau comportementalisme perpétue des hypothèses fondamentales de l'orthodoxie économique, revue et corrigée par le néolibéralisme.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.